Eddie Albert: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Eddie Albert en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
203
œuvres recensées
132 films · 71 séries
- Première année recensée
- 1938
- Dernière année recensée
- 2004
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1953, Vacances romaines place Eddie Albert au générique de William Wyler dans le rôle d’Irving Radovich. L’acteur, né le 22 avril 1906 à Rock Island, dans l’Illinois, porte alors déjà un long détour derrière lui, avec des débuts à l’écran remontant à la fin des années 1930 et une présence régulière dans des productions très diverses.
Edward Albert Heimberger, de Rock Island aux plateaux
Edward Albert Heimberger grandit aux États-Unis après un déplacement familial vers le Minnesota, un an avant sa naissance. Il est l’aîné d’une fratrie de cinq enfants. À 6 ans, il travaille déjà comme livreur de journaux, puis il subit, vers 13 ans, des brimades liées à son patronyme à consonance germanique.
Avant sa carrière télévisuelle et cinématographique, il passe par le trapèze puis le chant. Il figure parmi les pionniers de la télévision dès 1936, avant que la guerre du Pacifique n’interrompe cette activité. Après le conflit, son retour à l’écran s’accompagne d’une série de rôles dans des comédies, des films de guerre et des récits plus urbains.
Les années 1940, entre films d’ensemble et rôles de studio
1938 le voit apparaître dans Les Cadets de Virginie de William Keighley, sous le nom de Bing Edwards. L’année suivante, il joue dans Sur les pointes de Ray Enright et Quatre Jeunes Femmes de Michael Curtiz, deux titres où son nom circule déjà dans des distributions chargées.
Au début des années 1940, il figure dans Brother Rat and a Baby, An Angel from Texas, My Love Came Back et Une dépêche Reuter. La cadence reste soutenue avec Femmes adorables, The Great Mr. Nobody, L’Amour et la Bête, Out of the Fog ou encore Bombardier, où il traverse des registres très différents sans quitter l’économie des productions hollywoodiennes de l’époque.
Après Strange Voyage en 1946, il retrouve Allan Dwan dans Rendezvous with Annie puis Lewis Allen dans Mariage parfait. La même année, il apparaît dans Une vie perdue de Stuart Heisler et Désirs de bonheur de Robert Siodmak, tandis que The Dude Goes West, L’Extravagante Mlle Dee et La Course aux maris l’amènent vers d’autres partitions de second plan très visibles.
De Vacances romaines à Oklahoma!
1953 reste attachée à Vacances romaines, où William Wyler lui confie Irving Radovich. Le film le place dans une distribution remarquée et marque une étape centrale de sa présence au cinéma des années 1950.
Deux ans plus tard, il rejoint Oklahoma! de Fred Zinnemann dans le rôle d’Ali Hakim. La même année, il apparaît dans L’Héritière de Las Vegas et Une femme en enfer. En 1956, il retrouve Daniel Mann pour La Petite Maison de thé, après Attaque de Robert Aldrich, film où il tient le rôle du Capt. Erskine Cooney.
Les années suivantes le voient dans Le soleil se lève aussi de Henry King, Le Pantin brisé de Charles Vidor, puis Ordres d’exécution, Trafiquants d’armes à Cuba et Les Racines du ciel. Il passe aussi par Un matin comme les autres, Les Blouses blanches, Madison Avenue, Le Jour le plus long et L’Inconnu du gang des jeux, avant de revenir avec Le Grand Retour et Le Combat du Capitaine Newman en 1963.
La télévision et la longue fidélité aux séries
La télévision occupe une place visible dans sa filmographie avec Lights Out en 1949, The Dinah Shore Chevy Show en 1956 et Laramie en 1959. En 1961, il joue Walter Cowley dans The New Breed, puis il apparaît dans Au-delà du réel en 1963, dans le rôle d’Andy Thorne.
L’année 1964 le retrouve dans The Rogues en Gregg Roberts, avant un passage décisif avec Les Arpents verts en 1965. Il y incarne Oliver Wendell Douglas, personnage associé à son nom dans la durée, tandis que The Carol Burnett Show en 1967 le présente en invité et Here’s Lucy en 1968 le crédite sous son propre nom.
Dans les années 1970, Switch le place en Frank MacBride en 1975. Plus tard, Ray Bradbury présente le fait revenir à l’écran en Jonathan Hughes en 1985. Ces apparitions prolongent une présence qui s’étire sur plusieurs décennies sans se laisser enfermer dans un seul format.
Producteur, environnement et fin de vie
Son activité ne se limite pas à l’interprétation: il est aussi producteur. Le texte biographique lui associe un engagement important pour l’environnement, ainsi que des goûts pour la lecture, le jardinage, la voile, le bateau, le vin, la natation, la guitare, l’apiculture, le golf, le jokari, la course, la sculpture et le voyage.
Il meurt le 26 mai 2005 à Pacific Palisades, en Californie, à l’âge de 99 ans, des suites d’une pneumonie. Sa présence au générique, du cinéma des studios aux séries télévisées, demeure liée à des titres qui ont traversé plusieurs générations de spectateurs.
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