Ed Nelson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ed Nelson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
145
œuvres recensées
63 films · 82 séries
- Première année recensée
- 1952
- Dernière année recensée
- 2003
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1952, Ed Nelson apparaît dans « Le Piège d'acier » de Andrew L. Stone, où il tient un petit rôle non nommé. À cette date, il a déjà étudié le théâtre à l’université Tulane après un passage dans l’US Navy pendant la Seconde Guerre mondiale.
La Nouvelle-Orléans, Tulane, puis Hollywood
Né le 21 décembre 1928 à La Nouvelle-Orléans, Edwin Stafford Nelson grandit en Caroline du Nord. Il fréquente l’Institut militaire Edwards puis le lycée Camp Lejeune, où il joue au football américain et au basket-ball. Son nom civil reste attaché à toute sa vie publique, tandis que le nom d’Ed Nelson s’installe dans les crédits à partir des années 1950.
Après son service dans la marine, il rejoint Tulane pour y suivre des études de théâtre. Cette formation le mène vers les studios et la télévision du début des années 1950, dans un moment où les productions à petit budget offrent des rôles rapides, souvent brefs, parfois sans nom, mais nombreux. Il passe alors d’un plateau à l’autre, sans s’écarter des genres policiers et fantastiques qui dominent une partie de la production américaine d’alors.
Les années Roger Corman et les séries de genre
En 1956, il joue dans « Femmes gangsters » de Roger Corman, où il est crédité comme sergent de police. L’année suivante, il se retrouve dans « L’Attaque des crabes géants », puis dans « Rock All Night », « Invasion of the Saucer Men » et « Bayou ». Cette série de films montre un acteur très sollicité par le circuit des productions rapides, avec des rôles de policier, de soldat ou de figure secondaire du récit.
En 1958 et 1959, il poursuit dans « The Brain Eaters », « Un baquet de sang » et « The Young Captives », puis dans « T-Bird Gang ». Il passe par des films signés Jus Addiss, Irvin Kershner ou William Castle, tout en gardant une présence régulière dans les séries télévisées. Le nom d’Ed Nelson circule alors dans une télévision de genre où les épisodes isolés construisent des carrières, plus sûrement que les vedettes de cinéma à long métrage.
« Peyton Place » et les grandes séries des années 1960
En 1960, il tourne dans « Elmer Gantry le charlatan » de Richard Brooks et, l’année suivante, dans « Jugement à Nuremberg » de Stanley Kramer. Deux films très différents, où sa présence demeure brève mais place son nom auprès de réalisateurs de premier plan. Il apparaît aussi dans « La Dernière Bagarre » de Ralph Nelson et « The Man from Galveston » en 1963, puis dans « Le Fugitif » la même année, où il joue Paul Clements.
Sa visibilité la plus large vient de Peyton Place, feuilleton où il interprète le docteur Michael Rossi durant 514 épisodes. Le feuilleton le place aux côtés de Mia Farrow, Ryan O’Neal, Dorothy Malone et Barbara Parkins. Dans cette série, son personnage devient un repère durable pour les téléspectateurs, dans un format qui fixe les acteurs au long cours et installe leur nom dans les foyers américains.
Retour régulier dans les séries des années 1970 et 1980
En 1970-1971, il tient la tête d’affiche de « The Silent Force » sur ABC, aux côtés de Lynda Day George et Percy Rodriguez. La série ne dure qu’une saison de 15 épisodes, mais elle prolonge sa présence dans les formats télévisés d’action et d’enquête. Il revient ensuite vers le cinéma avec « 747 en péril » en 1974, où il joue le major John Alexander, puis « That’s the Way of the World » en 1975 et « Acapulco Gold » en 1976.
Dans les années 1980, il réapparaît dans « Dallas » en 1978 avec le rôle de Jeb Amos, puis dans « Arabesque » en 1984, où il interprète successivement Raymond ‘Ray’ Bascomb, Judge Willard Clinton, Henry Post, Mayor Albert Simpson et Carl Turnball. En 1985, il figure aussi dans « MacGyver » sous les traits d’Arthur Bandel. Ces passages répétés dans des séries installées prolongent une présence télévisuelle déjà ancienne, centrée sur des rôles de passage mais nombreux.
Une présence continue jusqu’aux années 2000
Entre 1952 et 2005, Ed Nelson totalise 193 rôles au cinéma et surtout à la télévision. Ce volume s’appuie sur une pratique régulière du tournage, des films de série B aux feuilletons, avec des apparitions dans « Perry Mason », « L’Homme de fer », « Le Virgien », « La Quatrième Dimension », « Les Incorruptibles », « Au-delà du réel », « Cannon », « Banacek », « Le Sixième Sens », « Mission impossible », « Les Rues de San Francisco », « Kung Fu », « Super Jaimie », « Drôles de dames » et « L’homme qui tombe à pic ».
Il meurt le 9 août 2014 à Greensboro, en Caroline du Nord, à l’âge de 85 ans. Son nom demeure lié à un pan très concret de la télévision américaine, fait de séries longues, d’épisodes isolés et de rôles multiples qui traversent plusieurs décennies.
Films et séries avec Ed Nelson
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