Whit Bissell: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Whit Bissell en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
236
œuvres recensées
120 films · 116 séries
- Première année recensée
- 1940
- Dernière année recensée
- 1993
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1943, « Holy Matrimony » inscrit Whit Bissell au cinéma dans un rôle de composition. L’acteur né à New York en 1909 sort alors d’études à l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, où il a travaillé l’histoire et l’art dramatique tout en jouant sur les scènes de Broadway.
Whit Bissell et les scènes de Broadway
Whitner Nutting Bissell grandit à New York dans une famille où son père est chirurgien. Il suit sa scolarité dans une école privée pour garçons, puis rejoint l’Université de Caroline du Nord à Chapel Hill. Là, il obtient un diplôme en histoire et en art dramatique. Les scènes de Broadway lui offrent ses premiers terrains de jeu, avant l’arrivée en Californie dans les années 1940.
Cette formation universitaire compte dans sa manière d’aborder les rôles. Les crédits de jeunesse ne le cantonnent pas à un seul profil, et le cinéma va vite lui confier des personnages très divers, du médecin au professeur, du général à l’espion. Il traverse alors les plateaux sans chercher l’effet, avec des apparitions régulières dans des productions de studio.
Des seconds rôles dans le cinéma américain
Son premier passage au cinéma, en 1943, ouvre une série de participations dans des films comme « Quelque part dans la nuit » de Joseph L. Mankiewicz en 1946, « Othello » de George Cukor en 1947, puis « Pénitencier du Colorado » de Crane Wilbur en 1948. Whit Bissell y occupe des rôles de soutien, souvent brefs mais solides, dans des récits policiers, judiciaires ou de guerre.
La décennie 1950 lui apporte une présence plus régulière dans des titres comme « Le Poids du remords » en 1951, « L’Étrange Créature du lac noir » en 1954, « Ouragan sur le Caine » la même année, puis « Le Procès » en 1955 et « Le Shérif » en 1956. Il apparaît aussi dans « Règlements de comptes à OK Corral » en 1957, « L’Orchidée noire » en 1958 et « Une balle signée X » en 1959.
En 1957, « I Was a Teenage Frankenstein » le place dans un registre de série B fantastique qui lui devient familier. En 1960, « La Machine à explorer le temps » et « Les Sept Mercenaires » prolongent cette présence dans le cinéma de genre et le western. Puis viennent « Le Prisonnier d’Alcatraz » en 1962, « Le Plus Sauvage d’entre tous » en 1963, « Sept jours en mai » en 1964 et « Airport » en 1970.
Les séries et la télévision des années 1950 et 1960
À la télévision, Whit Bissell circule dans plusieurs séries américaines dès les années 1950. Il apparaît dans « Alfred Hitchcock présente » en 1955, dans « The Life and Legend of Wyatt Earp » la même année, puis dans « Zorro » en 1957, « The Real McCoys » en 1957 et « M Squad » en 1957, où il joue Tommy Hatch. Il est aussi présent dans « Remous » en 1958.
Dans les années 1960, sa présence télévisuelle se confirme avec « Petticoat Junction », où il interprète Ralph Denton à partir de 1963. Il figure aussi dans « L’Homme de fer » en 1967, puis dans « Au pays des géants » en 1968, où il joue le Dr. Krane. Cette période le montre souvent dans des rôles d’autorité, d’expert ou de notabilité locale, sans que ces emplois se figent en simple habitude.
L’année 1967 concentre plusieurs apparitions marquantes. Il joue l’Amiral Connors dans « Voyage au fond des mers » et le chef de station Lurry dans « Star Trek », épisode « Tribulations ». Peu après, il rejoint « Au cœur du temps », puis revient encore à la télévision avec « L’incroyable Hulk » en 1979 et 1980, avant « Shérif, fais-moi peur » en 1980.
Une présence régulière jusqu’aux années 1970
Whit Bissell reste visible dans le cinéma jusque dans les années 1970 avec « Soleil vert » en 1973, puis « Casey’s Shadow » en 1978. Son travail s’inscrit dans un espace où les seconds rôles assurent la tenue d’un film autant que son décor humain. Les titres de sa filmographie dessinent une fidélité aux productions de studio, aux récits policiers, au western et à la science-fiction.
En 1964, sa participation à « Le Bataillon des lâches » et à « Sept jours en mai » montre une capacité à passer d’un registre à l’autre sans quitter les films à grand dispositif. Dans « Sur la piste de la grande caravane » en 1965, « A Covenant with Death » en 1967, « Cinq Cartes à abattre » en 1968 et « Histoire d’un meurtre » en 1969, il conserve cette même présence discrète, utile à l’architecture des récits.
Une récompense en 1994
En 1994, Whit Bissell reçoit un prix de l’Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror film pour l’ensemble de sa carrière. Cette reconnaissance arrive tard, après des décennies de rôles secondaires dans le cinéma fantastique, le western et la télévision de studio. Elle vient saluer une présence qui a traversé plusieurs formats sans changer d’échelle.
Whit Bissell meurt le 5 mars 1996 à Woodland Hills, en Californie. Il a 86 ans. Son nom reste attaché à une manière très américaine d’occuper l’écran, dans des personnages de fonction plus que de démonstration, de l’horloge serrée des séries à la machinerie des studios.
Films et séries avec Whit Bissell
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