Cloris Leachman: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Cloris Leachman en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
259
œuvres recensées
162 films · 97 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 2021
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1972, La Dernière Séance lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Cloris Leachman a alors 45 ans et le cinéma américain la regarde déjà depuis longtemps. Née le 30 avril 1926 à Des Moines, elle traverse ensuite la télévision, le cinéma et le doublage avec une régularité rare, sans chercher à se laisser enfermer dans un seul type de rôle. Sa mort survient le 27 janvier 2021, à 94 ans.
Des Moines, puis les plateaux
Un premier crédit apparaît en 1947 dans Carnegie Hall, où elle figure au générique comme extra. La suite vient dans les années 1950, avec En quatrième vitesse en 1955, puis Le Supplice des aveux en 1956, crédité en français sous le titre The Rack. Leachman travaille alors dans un moment où les seconds rôles exigent une présence nette, capable de s’installer vite dans un plan et d’en sortir sans bruit.
En 1958, Au nom de la loi lui donne le rôle d’Ann Barchester. L’année suivante, Hawaiian Eye la retrouve à l’écran, sous la mention plus générale d’actor. Elle passe ensuite par Les Liaisons coupables en 1962, puis Butch Cassidy et le Kid en 1969, où elle joue Agnes. Ces apparitions dessinent une présence constante dans les productions américaines des années 1950 et 1960, avec des emplois qui s’éloignent du simple décor pour installer des personnages immédiatement identifiables.
Phyllis Lindstrom et l’âge des séries
En 1968, The Name of the Game lui donne le rôle de Vera Walker, tandis que Auto-patrouille la présente la même année dans le rôle de Judy. Deux ans plus tard, The Mary Tyler Moore Show installe Phyllis Lindstrom comme un personnage récurrent, puis Rhoda la reprend en 1974. Ces passages montrent une actrice capable de s’inscrire dans la durée télévisuelle sans se répéter, en variant les tempéraments et les fonctions dramatiques.
En 1979, Drôle de vie la remet au premier plan avec Beverly Ann Stickle. Le registre reste télévisuel, mais le ton change selon les séries et les formats. Plus tard, Raising Hope lui offre Barbara June, surnommée Maw Maw, à partir de 2010, pendant que Les Griffin l’accueille en 1999 dans sa version voix. American Gods, en 2017, lui donne enfin Zorya Vechernyaya, autre détour par une fiction sérielle installée dans un imaginaire différent.
Mel Brooks, Peter Bogdanovich et les écarts de ton
La Dernière Séance, sortie en 1971, reste la pièce la plus récompensée de sa filmographie. Le rôle de Ruth Popper lui vaut l’Oscar, et le film s’inscrit dans une période où elle alterne des projets très différents. En 1973, Charley et l’Ange la distribue en Nettie Appleby, puis Dillinger en Anna Sage. L’année 1974 concentre deux titres importants, Frankenstein Junior de Mel Brooks, où elle joue Frau Blücher, et Daisy Miller de Peter Bogdanovich.
Cette collaboration avec Mel Brooks revient ensuite dans Le Grand Frisson en 1977, où elle interprète Diesel, puis dans La Folle Histoire du monde en 1981, sous les traits de Mme Defarge. Leachman retrouve encore Brooks dans Les Muppets, le film en 1979, où elle prête sa voix à la secrétaire du Seigneur, puis dans La Folle Histoire du monde quelques années plus tard. La même ligne comique se prolonge dans Crazy Mama en 1975 et La Coccinelle à Mexico en 1980, où elle devient Tante Louise.
Voix, comédies et retours tardifs
Le doublage prend une place durable avec The Mouse and His Child en 1977, où elle devient Euterpe, puis Mon petit poney, le film en 1986, où elle donne sa voix à Hydia. La même année, Le Château dans le ciel lui confie Dora. Ces choix signalent un passage souple du jeu en prise de vues réelles à l’interprétation vocale, sans rupture visible dans les emplois.
Les années 1980 et 1990 ajoutent des apparitions dans Gabrielle en 1981, Hansel & Gretel en 1987, Prancer en 1989, Texasville et Maux d'amour en 1990, puis The Giant of Thunder Mountain en 1991. Elle traverse aussi Le Lutin magique en 1994, Souvenirs d'un été en 1995, Beavis et Butt-Head se font l'Amérique en 1996, Jamais trop tard et Annabelle : un amour de petite vache en 1997. La décennie suivante la retrouve dans Le Géant de fer en 1999, puis dans La Musique de mon cœur en 1999 encore, avant Raccroche ! en 2000 et The Amati Girls.
Les dernières années, entre comédie et animation
Au début des années 2000, Alex et Emma et Bad Santa la montrent en grand-mère, puis Spanglish lui confie Evelyn Wright en 2004. Viennent Mi-temps au mitard et L'École fantastique en 2005, Scary Movie 4 de David Zucker et Beerfest en 2006. En 2008, Ponyo sur la falaise lui donne Kayo, tandis que The Women et New York, I Love You prolongent sa présence dans des distributions chorales.
La fin de sa filmographie mentionne American Cowslip en 2009, A Very Mary Christmas et Encore toi ! en 2010, puis The Fields, The Oogieloves in the Big Balloon Adventure et The Home en 2011. Timberwolf suit en 2012, avant Gambit : Arnaque à l'anglaise et Les Croods en 2013. Témoin à louer, Manuel de survie à l'apocalypse zombie, The Comedian et La Voix du pardon ferment ensuite une liste qui reste traversée par les mêmes constantes: des seconds rôles marqués, des voix reconnaissables, et une fidélité durable aux formats populaires comme aux films de studio.
Films et séries avec Cloris Leachman
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Personnalités en relation
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