James Coburn: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de James Coburn en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
190
œuvres recensées
120 films · 70 séries
- Première année recensée
- 1948
- Dernière année recensée
- 2002
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1960, Les Sept Mercenaires place James Coburn dans la lumière, avec le lanceur de couteaux Britt. Le film de John Sturges fixe d’un coup une présence, un visage et une manière de tenir l’écran sans hausser le ton. Né le 31 août 1928 à Laurel, dans le Nebraska, mort le 18 novembre 2002 à Beverly Hills, il traverse ensuite plusieurs décennies de cinéma et de télévision, des westerns de studio aux œuvres de Sam Peckinpah, puis jusqu’à Affliction, qui lui vaut l’Oscar du meilleur second rôle en 1999.
Des débuts entre armée et théâtre
James Harrison Coburn III grandit d’abord dans le Nebraska avant de quitter l’État avec sa famille pendant la Grande Dépression. En 1950, il s’engage dans l’armée. Il y travaille comme chauffeur de camions, puis comme disc-jockey dans une radio militaire du Texas. Sa voix de baryton retient l’attention à Mayence, où il termine son service en Allemagne et prête sa voix à des films institutionnels tournés par l’armée.
De retour aux États-Unis, il rejoint l’académie théâtrale du Los Angeles City College. Il suit les cours de Stella Adler et Jeff Corey, en même temps que Warren Beatty. Cette formation le mène sur la scène du théâtre du campus de l’Université de San Diego, dans Billy Budd, marin, adaptation du dernier roman de Herman Melville. Vincent Price y partage l’affiche avec lui, premier jalon d’une présence déjà très surveillée.
Après cette expérience, il part à New York. Il y tourne des publicités et quelques fictions télévisées en direct. Puis il revient à Hollywood, où il alterne de 1957 à 1959 les apparitions dans Alfred Hitchcock présente, Bonanza, Au nom de la loi, L’Homme à la carabine et Laramie. Ses débuts au cinéma passent par deux westerns mineurs aux côtés de Randolph Scott et Fred MacMurray.
Le visage des années 1960
Le tournant arrive en 1960 avec Les Sept Mercenaires. Britt, l’as du couteau, devient le rôle qui l’installe auprès du public. James Coburn retrouve Steve McQueen dans L’enfer est pour les héros en 1962, puis dans La Grande Évasion l’année suivante. Ces trois films, précédés par une première rencontre sur Au nom de la loi, scellent une amitié durable avec McQueen, nourrie par une complicité de plateau et une même attirance pour les voitures, les virées et les excès.
En 1963, il passe chez Stanley Donen pour Charade, où il figure parmi les adversaires du duo Cary Grant et Audrey Hepburn. L’année suivante, il remplace James Garner dans Les Jeux de l’amour et de la guerre. En 1965, il entre pour la première fois dans un film de Sam Peckinpah avec Major Dundee, rôle de pisteur métis barbu et manchot qui impose une silhouette plus rugueuse, plus sèche, plus inquiétante que les emplois de western jusque-là proposés.
La même période le mène vers Notre homme Flint, en 1966. Il y joue l’agent Derek Flint, parodie d’espion mondain à la James Bond. Le film engrange 16 millions de dollars pour 3,5 millions de budget. Une suite suit en 1967, F comme Flint. Coburn crée alors sa propre société de production pour financer La Folle Mission du docteur Schaeffer, satire politique de Theodore J. Flicker sortie à la fin de 1967. Le film reçoit un accueil critique favorable sans attirer le public.
Peckinpah, Leone, les années de fer
Coburn enregistre un nouveau point d’appui avec Candy en 1968, film expérimental qui rassemble Marlon Brando, Charles Aznavour, Richard Burton et Ringo Starr. Puis vient Last of the Mobile Hot Shots en 1970, huis clos adapté de Tennessee Williams par Sidney Lumet. Ces titres n’ouvrent pas une veine commerciale solide, mais ils confirment un déplacement vers des projets plus risqués et moins soumis aux attentes ordinaires du studio.
En 1971, Il était une fois la révolution de Sergio Leone lui offre John Mallory, révolutionnaire irlandais dynamiteur en exil au Mexique. Le rôle l’associe à un autre type de légende, plus mélancolique, plus abîmée, moins frontale que l’espion Flint. Deux ans plus tard, Peckinpah le rappelle pour Pat Garrett et Billy le Kid. Il y joue Pat Garrett face à Kris Kristofferson. Malgré les tensions de production, les coupes imposées par la MGM et le climat d’épuisement qui entoure le tournage, le film demeure un sommet de leur collaboration.
James Coburn retrouve ensuite Walter Hill pour Le Bagarreur en 1975, avec Charles Bronson, puis Richard Brooks pour La Chevauchée sauvage la même année. En 1977, il rejoint encore Peckinpah dans Croix de fer, film de guerre antimilitariste où il interprète un adjudant de la Wehrmacht. Son travail avec Bruce Lee autour de La Flûte silencieuse donne naissance à Le Cercle de fer, titre repris pour l’adaptation de Richard Moore, sans que l’un ou l’autre n’apparaisse à l’écran.
Crise physique, semi-retraite, retour tardif
En 1978, à la demande de Peckinpah, il prend en charge la réalisation seconde équipe sur Le Convoi. La mort de Peckinpah en 1984 marque un frein net dans sa présence au cinéma. Cette même année, il affronte Kirk Douglas dans le téléfilm Le Duel des héros, récit de deux vieux cow-boys dans un ouest de pacotille. Les crises d’arthrite le fragilisent déjà fortement et l’éloignent des plateaux pendant plusieurs années.
Au début des années 1990, il met fin à cette semi-retraite. Il apparaît dans Young Guns 2 en 1991, puis dans The Player en 1992, où il tient son propre rôle. En 1994, il figure dans Maverick avec Mel Gibson et Jodie Foster. Deux ans plus tard, il joue le supérieur d’Arnold Schwarzenegger dans L’Effaceur. Il passe aussi par La Seconde Guerre de Sécession en 1997, fable sardonique de Joe Dante diffusée d’abord sur HBO puis distribuée en salles françaises.
Hollywood lui remet une étoile sur le Walk of Fame le 1er avril 1994, au 7055 Hollywood Boulevard. Puis Affliction, en 1999, lui apporte l’Oscar du meilleur second rôle. La récompense salue une composition de vieux notable inquiétant, et referme une filmographie où se croisent western, espionnage, guerre, satire et cinéma de troupe. James Coburn meurt le 18 novembre 2002, à 74 ans, à Beverly Hills.
Films, télévision et distinctions
Quelques titres dessinent l’armature de sa présence à l’écran. Combat ! le montre en 1962 dans le rôle de Cpl. Arnold Kanger, Faerie Tale Theatre en 1982 le fait apparaître en The Gypsy, Arabesque en 1984 l’installe en Cyrus Ramsey, Captain Planet en 1990 lui confie la voix de Looten Plunder, et Picket Fences en 1992 lui donne Walter Brock. Công Ty Quái Vật, en 2001, le retrouve dans la voix de Waternoose.
Le palmarès visible se concentre sur une récompense tardive et une reconnaissance publique. Affliction lui apporte l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 1999. Un an plus tôt, le 1er avril 1994, il reçoit son étoile sur le Walk of Fame. Le reste se lit dans les rôles eux-mêmes, depuis les couteaux de Britt jusqu’au shérif de Pat Garrett et Billy le Kid, en passant par Derek Flint et John Mallory. Le cinéma américain lui aura réservé des figures d’hommes d’action fatigués, souvent ironiques, parfois violents, rarement dociles.
Films et séries avec James Coburn
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