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    Nrmagazine » [Critique] Hope de Na Hong-jin : le monstre coréen qui a tout cassé sur la Croisette
    Blog Entertainment 18 mai 20268 Minutes de Lecture

    [Critique] Hope de Na Hong-jin : le monstre coréen qui a tout cassé sur la Croisette

    Dix ans d'absence, une ovation de sept minutes au Grand Théâtre Lumière, un film de monstre coréen en compétition officielle pour la Palme d'or. Na Hong-jin est de retour, et il n'est pas venu pour faire semblant.
    hopee
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    Le 17 mai 2026, quelque chose d’assez dingue s’est produit dans le temple du cinéma d’auteur. Une salle en tenue de soirée, smoking, robes longues, critiques en col blanc qui ont vu trois cents films depuis Godard, s’est levée d’un bloc pour applaudir un film de créature géante avec des extraterrestres en motion capture, des policiers de province et Alicia Vikander en alien. Sept minutes de standing ovation. C’est le genre de moment qui vous rappelle pourquoi Cannes existe encore.

    Pour rappel, la dernière fois qu’on avait vu Na Hong-jin à l’œuvre, c’était avec The Wailing en 2016, un thriller horrifique coréen qui avait mis à plat plusieurs générations de cinéphiles et les avait laissées dans un état proche du traumatisme affectif. Puis, silence. Dix ans. Rien. Le monsieur avait visiblement décidé de ne pas sortir un truc juste pour ne pas sortir un truc. Le genre de patience qu’on n’apprend pas dans les écoles de cinéma américaines.

    « A wildly entertaining assault of turbo-charged thrills. », David Rooney, The Hollywood Reporter

    On a vu. On confirme. Avec des nuances.

    Hopo, mon amour (ou l’art de démarrer fort)

    Hopo Port. Une petite ville portuaire fictive coincée près de la zone démilitarisée entre les deux Corées. Des panneaux de propagande rouillés qui disent « Protégez votre patrie ». Une vache retrouvée morte avec des entailles profondes comme si un bulldozer à griffes s’était acharné dessus. Et Bum-seok, Hwang Jung-min, lunettes noires vissées sur le nez, veste en cuir, l’air de quelqu’un qui a déjà trop vu de merde pour être surpris, qui enquête sur ce qui ressemble, au début, à l’attaque d’un tigre égaré.

    Les quarante premières minutes de Hope sont une déflagration pure. Na Hong-jin filme le chaos comme personne, et la présence derrière la caméra du directeur de la photographie Hong Kyung-pyo, oui, le même que sur Parasite, se sent à chaque plan. Il y a une précision chirurgicale dans la manière dont les scènes d’action sont découpées, une lisibilité rare dans la destruction qui s’emballe. Les créatures extraterrestres débarquent, les rues de la ville se transforment en couloir de la mort, et on ne sait pas encore très bien ce qu’on regarde, thriller coréen de genre ? film de monstre ? invasion de science-fiction ? On est scotché au fauteuil et on ne pose aucune question.

    C’est précisément là que réside le tour de force de l’exposition : Na Hong-jin connaît ce sentiment d’une créature qu’on ne comprend pas encore. Il l’avait cultivé dans The Wailing avec une maestria qui avait traumatisé la critique mondiale. Ici, il réinjecte cette mécanique de l’ignorance et de la révélation progressive dans un cadre spectaculaire nettement plus grand public. Le Monde parle d’une « ébouriffante chasse au monstre, d’une férocité ravageuse, d’une intensité redoutable. » On ne dira pas le contraire.

    « Hope marks a bold tonal pivot, part survival horror, part absurdist comedy, part alien mythology. », Variety

    À lire aussi : Na Hong-jin revient à Cannes avec Hope, le film le plus mystérieux de la Compétition

    Le Fass-bender de la situation

    Un des paris les plus improbables du film, et il y en a plusieurs, c’est de confier les rôles extraterrestres à Michael Fassbender, Alicia Vikander et Taylor Russell via motion capture et facial capture. Dans la vie, Fassbender et Vikander sont en couple depuis dix ans. À l’écran, ils s’affrontent pour la première fois depuis une décennie. Na Hong-jin a visiblement un sens de la dramaturgie hors casting qui va au-delà du simple CV.

    Fassbender joue Ma’veyyo, Vikander incarne J’aur, Russell est Ai’dovor, les noms rappellent vaguement ces films de science-fiction des années quatre-vingt où les extraterrestres avaient des apostrophes dans leur prénom pour bien montrer qu’ils n’étaient pas de Montrouge. Sauf que là, ça fonctionne. Le film construit une mythologie alien cohérente, avec une vraie hiérarchie, une vraie logique interne, et quelque chose qui ressemble à une civilisation plutôt qu’à une invasion décérébrée. C’est le péché originel du film de monstre classique qu’il évite avec une élégance certaine.

    Du côté coréen, Hwang Jung-min fait ce qu’il sait faire mieux que quasiment n’importe qui dans le cinéma mondial : incarner l’homme ordinaire débordé par des forces qui le dépassent, sans jamais verser dans le grotesque ni dans l’héroïsme de papier glacé. Zo In-sung en jeune villageois et Jung Ho-yeon en officier de police complètent une troupe d’interprètes coréens qui, à eux seuls, auraient suffi à porter le film. Que Na Hong-jin ait en plus décidé d’y greffer un casting international aussi pointu dit quelque chose de l’ambition du projet. Un blockbuster coréen qui vise la compétition cannoise et le marché mondial simultanément, c’est soit du génie, soit de la folie. On penchera pour les deux.

    2h40 : tester les limites de la vessie humaine

    Hope dure 160 minutes. Deux heures quarante, sans pause, sans ménagement. Et si les premières quarante minutes sont proprement dévastatrices, le film commence à négocier avec lui-même dans son dernier tiers d’une façon qui interroge. Na Hong-jin ouvre de nouveaux fils narratifs là où le film aurait pu conclure. Il sème des éléments qui ressemblent à des graines de franchise, histoire de tester les limites des vessies humaines, mais aussi de bâtir quelque chose de plus grand.

    Variety a titré sur un film « overlong », SCMP y a vu « a messy spectacle » handicapé par une prémisse à moitié cuite et des effets numériques par endroits franchement approximatifs. Ce n’est pas faux. Il y a des monstres dans le film dont les rendus numériques évoquent des productions du début des années deux mille. C’est discutable pour un blockbuster sud-coréen à budget conséquent présenté en compétition internationale. Sauf que Na Hong-jin semble presque le savoir, et qu’il filme certains de ces moments avec une telle énergie que l’imperfection technique passe presque pour une décision esthétique. Presque.

    Le vrai problème, et c’est le seul qui mérite d’être posé sérieusement, c’est que le film semble parfois ne pas savoir ce qu’il veut être quand il grandit. Le basculement entre horreur viscérale, comédie absurde (le public en tenue de soirée riait à gorge déployée sur la Croisette, ce qui n’est pas anodin), science-fiction grand spectacle et drame humain à prétention cosmique génère par moments un vertige qui n’est pas uniquement jubilatoire. C’est le revers d’une ambition totale : on essaie de tout embrasser, on lâche quelques prises en route.

    À lire aussi : Cannes 2026 : auteurs partout, Palme nulle part, le verdict tombe le 23 mai

    Na Hong-jin vs. le jury Park Chan-wook (ou le duel coréen qu’on ne voit pas souvent)

    Il y a une ironie savoureuse dans le fait que Hope soit jugé, entre autres, par Park Chan-wook, président du jury de cette 79e édition et compatriote de Na Hong-jin. Deux géants du cinéma coréen, deux visions radicalement opposées du genre : Park Chan-wook, esthète de la violence sublimée, maître de la composition formelle et de la vengeance élaborée ; Na Hong-jin, technicien du chaos contrôlé, de la terreur populaire, du genre au premier degré assumé.

    La question est sans réponse certaine pour le moment : Hope a-t-il une chance réelle à la Palme d’or ? Un film de monstre extraterrestre, fût-il brillamment mis en scène et couronné d’une ovation de sept minutes, reste un pari inédit pour le jury cannois. L’histoire du festival est riche en exceptions, Parasite de Bong Joon-ho en 2019 était lui aussi un film de genre, officiellement inclassable, mais Na Hong-jin joue sur un registre encore plus ouvertement spectaculaire. Ce serait une révolution, et Cannes adore les révolutions quand elles viennent de Séoul.

    La Corée, encore, toujours

    On ne peut pas voir Hope sans penser à ce que représente, structurellement, la présence de ce film en compétition. Le cinéma coréen est en train de réaliser quelque chose d’unique dans l’histoire du cinéma mondial contemporain : imposer simultanément ses auteurs et son cinéma de genre sur les scènes les plus prestigieuses. Bong Joon-ho a ouvert une porte en 2019. Park Chan-wook préside le jury en 2026 pendant que son compatriote Na Hong-jin brigue la Palme avec un film de monstre. Ce n’est pas une coïncidence, c’est une industrie qui sait exactement ce qu’elle fait.

    Le film est distribué par Neon et MUBI, deux des plateformes/distributeurs les plus audacieux du marché actuel, choix qui dit lui-même quelque chose sur le positionnement voulu pour Hope : pas un blockbuster lambda, pas un film de festival poussiéreux. Quelque chose entre les deux, un espace que peu de films habitent confortablement. Na Hong-jin, lui, semble s’y sentir comme chez lui.

    À lire aussi : Cannes 2026 : ces stars qui vont se farcir les marches deux fois (ou plus)

    Hope, de Na Hong-jin. Avec Hwang Jung-min, Zo In-sung, Jung Ho-yeon, Michael Fassbender, Alicia Vikander, Taylor Russell, Cameron Britton. Corée du Sud, 2026. 2h40. En compétition officielle au 79e Festival de Cannes. Distribué par Neon / MUBI. Pas de date de sortie française confirmée à ce jour.

    Pas de date française encore. Mais après sept minutes debout au Palais des Festivals, on peut raisonnablement supposer qu’on n’aura pas à attendre dix ans. Contrairement à son réalisateur, ce film-là a l’air pressé d’arriver.

    Vincent
    Vincent

    Un journaliste citoyen depuis plus de 20 ans qui alimente de nombreuses thématiques de magazine en ligne.

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