Percy Helton: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Percy Helton en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
194
œuvres recensées
109 films · 85 séries
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1971
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1955, « En quatrième vitesse » de Robert Aldrich place Percy Helton dans un film noir resté associé à son nom. Il y tient le rôle de Doc Kennedy, au moment où sa présence circule déjà depuis longtemps entre cinéma et télévision. Né à Manhattan le 30 janvier 1894, mort à Los Angeles le 11 septembre 1971, il travaille dans l’interprétation avec une constance qui le conduit des plateaux des années 1910 aux séries des années 1960.
Des planches new-yorkaises aux premiers écrans
Dès l’enfance, Percy Helton suit son père, l’acteur de théâtre Alfred « Alf » Helton, sur scène. Il apparaît à partir de l’âge de 2 ans dans des vaudevilles et des pièces du répertoire classique. Ce départ très tôt inscrit son activité dans un milieu de représentation où le jeu se mesure au contact direct du public.
« The fairy and the waif », en 1915, ouvre sa filmographie connue. L’année suivante, « The Flower of Faith » lui offre le rôle de Tom Judson. « The Master Mind », en 1920, puis « Le Foyer qui s’éteint » en 1922, prolongent cette présence dans des productions qui le mettent déjà au centre de rôles précis, sans que sa pratique abandonne pour autant le théâtre.
Les années 1920 et 1930 le montrent dans des formats brefs. « Night Club », court métrage de 1929, le fait apparaître sous son propre nom. En 1936, « Frankie and Johnnie » marque une nouvelle étape de cette activité intermittente au cinéma, avant « Du Barry did all right » en 1937, « The prisoners of swing » en 1938 et « At Home » en 1939.
Les seconds rôles du cinéma américain
En 1947, « Le Miracle de la 34e rue » de George Seaton le remet dans un grand titre de studio. Il y joue le père Noël saoul. L’année suivante concentre plusieurs apparitions, avec « Appelez nord 777 » d’Henry Hathaway, « La Cité sans voiles » de Jules Dassin, « Haute Pègre » de George Sherman et « Scandale en première page » de Robert B. Sinclair.
En 1949, sa présence devient plus dense encore. « Pour toi j’ai tué » de Robert Siodmak, « Nous avons gagné ce soir » de Robert Wise, « Le passé se venge » de Robert Florey, « Le Démon de l’or » de S. Sylvan Simon et George Sherman, « Deux Nigauds chez les tueurs » de Charles Barton, « L’Ange endiablé » de John Farrow, « Les Bas-fonds de Frisco » de Jules Dassin, « Ma bonne amie Irma » de George Marshall et « N’oubliez pas la formule » de Charles Barton
jalonnent la même année. Il traverse alors des comédies, des drames criminels et des productions de studio où sa silhouette revient dans des emplois de fonctionnaire, de vendeur, d’avocat ou de petit employé. Cette circulation d’un titre à l’autre donne la mesure d’une présence recherchée pour des personnages courts mais identifiables.
La première moitié des années 1950 poursuit sur ce rythme. « Terre damnée », « Fureur secrète », « La Rue de la gaieté », « Jour de chance » et « Propre à rien! » paraissent en 1950. « Vénus en uniforme », « Le Grand Attentat », « Les Pirates de la Floride » et « Le Cabotin et son compère » suivent en 1951. « Une fille dans chaque port », « La Belle de New York » et « I Dream of Jeanie » occupent 1952, puis « Appelez-moi Madame », « Tu trembles carcasse », « Les Forbans du désert », « Vaquero », « Investigation criminelle » et « Casanova Junior » paraissent en 1953.
La télévision, un terrain régulier
« The Abbott and Costello Show », en 1952, lui confie le rôle de Hap. « The Life Of Riley », en 1953, le montre sous les traits de Mr. Cox. « Papa a raison », en 1954, le place dans le rôle de Desk Clerk. Ces titres donnent à voir une activité télévisuelle déjà bien installée au début des années 1950.
En 1955, « Screen Director's Playhouse » lui attribue le rôle de Barney. La même décennie, « Johnny Ringo », en 1959, le désigne comme Purdom, puis « Honey West », en 1965, lui confie Wiley. Les émissions et séries télévisées prolongent sa visibilité entre deux tournages de cinéma.
L’apparition de « Batman » en 1966 avec le personnage de Gus s’inscrit dans cette continuité. « Le Frelon vert », la même année, reprend le nom de Gus. Deux ans plus tard, « Au pays des géants » le retrouve sous les traits d’Akman. La télévision fournit ici une suite de rôles courts, répartis sur des programmes populaires qui s’étendent de la comédie au récit d’aventures.
Les dernières apparitions
« Noël blanc », en 1954, figure dans sa liste avec la mention d’un conducteur de train non crédité. L’année suivante, « En quatrième vitesse » lui donne Doc Kennedy, rôle resté parmi les plus cités de sa filmographie. « Le Rock du bagne », en 1957, et « Ces folles filles d’Ève », en 1960, le maintiennent dans le circuit des longs métrages.
« Coups de feu dans la Sierra », en 1962, le fait apparaître en Luther Sampson. « Max la Menace », en 1965, lui donne A.J. Pfister. « Les Quatre Fils de Katie Elder », la même année, ajoute un autre crédit à cette période tardive, avant « Cimarron » en 1967.
La fin de la liste connue s’achève avec « Au pays des géants » en 1968. Percy Helton meurt en 1971 à 77 ans, après avoir traversé plusieurs décennies de production américaine sans quitter les emplois de second plan qui ont structuré son activité. Son nom reste attaché à ces présences brèves, parfois comiques, parfois inquiétantes, qui peuplent des films de studio et des séries de télévision.
Films et séries avec Percy Helton
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