Diffusée pour la première fois le 24 octobre 1959 sur CBS, « Mr. Lucky » aligne 34 épisodes en noir et blanc, chacun donné pour 25 minutes. Blake Edwards en signe la création et une partie des crédits de réalisation, avec Boris Sagal, Jack Arnold et Jerry Hopper.
« Mr. Lucky » de Blake Edwards: casino flottant, argent sale et série américaine de 1959
John Vivyan incarne M. Lucky, joueur professionnel honnête que sa chance protège souvent mieux que ses réflexes. Ross Martin joue Nick Andamo, associé de Lucky sur un yacht-casino amarré au large d’une ville portuaire américaine. Tom Brown figure l’inspecteur Rovacs, Pippa Scott Maggie Shank-Rutherford et Joe Scott le capitaine du yacht Fortune.
Le point de départ tient dans cette entreprise flottante, bientôt traversée par des criminels et des victimes prises dans leurs combines. La montre de poche de Lucky produit les cinq premières notes du thème musical, détail qui lie le personnage à sa propre légende. Dans le premier épisode, « The Magnificent Bribe », Lucky et Andamo dirigent un casino florissant dans la nation insulaire de Chobolobo, puis se heurtent à un président corrompu joué par Nehemiah Persoff, à un pot-de-vin hebdomadaire de 1 000 $ et à une révolution menée par Andamo à bord du yacht Fortuna.
Blake Edwards retrouve ici Stirling Silliphant, Jameson Brewer, Michael Fessier, Gene L. Coon et Milton Holmes au scénario. Cette écriture travaille la mécanique du vaudeville criminel, avec un aller-retour constant entre la combine, le contretemps et la fuite. Barbara Bain, Mel Welles et Jack Nicholson figurent aussi dans la distribution créditée, qui s’inscrit dans une série américaine de drame diffusée jusqu’au 18 juin 1960.
« Mr. Lucky »: Blake Edwards, Ross Martin et la mécanique du yacht-casino
La série n’avance pas par effets de manche, mais par situations à résoudre dans l’urgence. Chaque épisode déplace Lucky et Andamo vers un nouvel arrangement, une arnaque, une dette ou une menace, avec le casino flottant comme lieu de transit. Le titre même, emprunté à la chance du héros, épouse cette circulation entre calcul et hasard, sans installer de stabilité durable.
Le compositeur Henry Mancini n’est pas crédité ici pour la série, mais l’article connexe mentionne « Lujon », pièce musicale tirée de l’album Mr. Lucky Goes Latin, dont le titre reprend celui de la série. En France, « Mr. Lucky » arrive le 20 février 1965 sur la deuxième chaîne de l’ORTF, après une diffusion américaine courte mais très repérable par son dispositif maritime et ses épisodes indépendants. La présence de John Vivyan et Ross Martin fixe un duo que le récit use comme moteur principal, tandis que la galerie de criminels et de figures secondaires sert surtout à remettre la machine en branle.
Saisons
(1)Critique sur Mr. Lucky
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Mr. Lucky figurent The Leadville Kid, interprété par Will Wright, Mike, interprété par John Daheim et Kruger, interprété par Lee Van Cleef. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.





















