Strother Martin: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Strother Martin en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
145
œuvres recensées
73 films · 72 séries
- Première année recensée
- 1950
- Dernière année recensée
- 1980
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1950, Strother Martin apparaît au générique de « The Damned Don't Cry » puis de « Quand la ville dort » de John Huston. Né le 26 mars 1919 à Kokomo, dans l’Indiana, il travaille à l’écran jusqu’en 1980 et meurt le 1er août de cette année-là à Thousand Oaks, en Californie.
Des débuts au sein du cinéma américain
Ses premières apparitions se concentrent au tournant des années 1950. Il figure dans « Rhubarb, le chat millionnaire », « Le peuple accuse O'Hara » et « La Charge victorieuse » en 1951, puis dans « Androclès et le Lion » et « Tempête sur le Tibet » l’année suivante. Les rôles ne sont pas toujours crédités, mais la cadence installe une présence régulière dans des productions très diverses.
En 1953 et 1954, il passe par « Le Monstre magnétique », « South Sea Woman », « Alerte à Singapour » et « Une étoile est née » de George Cukor. Il apparaît aussi dans « L’Aigle solitaire » de Delmer Daves, « Le Calice d’argent » de Victor Saville et « Prisonnier de guerre ». Cette série de passages lui donne une place durable dans les distributions de studio, sans que les œuvres ne le cantonnent à une seule famille de personnages.
L’année 1955 le retrouve dans « En quatrième vitesse » de Robert Aldrich et « Le Grand Couteau », puis 1956 dans « Attaque » et « Le Fouet noir ». Il travaille ensuite sur « Black Patch » et « Tragique Odyssée » en 1957, avec des apparitions qui s’étendent jusqu’à la fin de la décennie. Le western devient alors un terrain récurrent de son activité.
Le western comme territoire d’écran
En 1959, Strother Martin apparaît dans « Quelle vie de chien! », « Le Bagarreur solitaire » et « Les Cavaliers » de John Ford. L’année 1961 le voit dans « Sanctuaire » de Tony Richardson et « New Mexico » de Sam Peckinpah, avant « L’Homme qui tua Liberty Valance » de John Ford en 1962. Ces titres dessinent une place dans un cinéma américain qui mêle récit d’action, tensions morales et figures de marge.
La décennie suivante l’emmène dans « Le Grand McLintock », « Le Collier de fer », « Le Mercenaire de minuit » et « Brainstorm » en 1963 et 1965. Il joue aussi dans « Les Prairies de l'honneur » de Andrew V. McLaglen et « Les Quatre Fils de Katie Elder » de Henry Hathaway. La récurrence de ces titres montre un acteur employé par plusieurs cinéastes du genre, sans qu’il quitte pour autant des productions plus urbaines ou plus contemporaines.
En 1966 et 1967, il figure dans « Détective privé » de Jack Smight, « Nevada Smith », « An Eye for an Eye », « Une sacrée fripouille » et « Luke la main froide » de Stuart Rosenberg. Puis viennent « Cent Dollars pour un shérif » de Henry Hathaway et « La Horde sauvage » de Sam Peckinpah en 1969. La présence de son nom dans ces distributions inscrit sa carrière dans une zone très fréquentée du cinéma américain des années 1960, où les seconds rôles structurent souvent la mémoire des films.
La télévision, des séries aux émissions
À partir de 1954, Strother Martin apparaît aussi dans « Lassie ». La même logique vaut pour « Bonanza », où il revient plusieurs fois en 1959 sous des noms différents, avec Lonnie Stern, Joad Bruder, Cole Younger, Little Meredith Smith et Yuri. Ces passages répétés disent une activité télévisuelle soutenue, construite sur des épisodes isolés et des distributions changeantes.
En 1957, il apparaît à plusieurs reprises dans « Perry Mason » avec les rôles de Pete Gibson, Joe Mead, Gerald Sommers et Roy Hutchinson. La série lui donne un espace de jeu plus régulier que le cinéma de studio, avec des personnages différents d’un épisode à l’autre. Cette mobilité se poursuit dans les années 1960 et 1970, jusque dans « The Tonight Show with Johnny Carson » en 1962.
Son passage à « Saturday Night Live » en 1975, où il apparaît comme lui-même, prolonge cette circulation entre fiction et plateau de télévision. L’ensemble de ces apparitions compose une activité continue sur le petit écran, sans rupture nette avec le cinéma. Les deux espaces se répondent dans la même période, chacun apportant ses formats et ses rythmes.
Une activité tenue jusqu’aux années 1970
Les années 1970 ne l’éloignent pas des écrans. Le nom de Strother Martin reste lié à des apparitions dans la télévision de variétés comme dans les fictions du moment, avec une présence qui se maintient jusqu’en 1980. Cette continuité se lit moins dans la répétition de rôles identiques que dans la variété des formats traversés.
Né à Kokomo en 1919, formé à l’Université du Michigan, il appartient à une génération d’acteurs américains passés par le service militaire pendant la Seconde Guerre mondiale. Le crédit de sa période d’activité commence en 1950 et se referme avec sa mort en 1980, à l’âge de 61 ans. Forest Lawn Memorial Park, à Hollywood Hills, accueille sa sépulture.
Le fil le plus net de cette carrière tient à l’ampleur de ses passages plutôt qu’à un seul titre dominant. Les films de John Huston, Robert Aldrich, John Ford, Sam Peckinpah, Henry Hathaway ou George Cukor, ajoutés aux séries télévisées, dessinent une présence constante dans le paysage audiovisuel américain. Strother Martin y circule comme un visage de second plan, souvent appelé, souvent reconnu, toujours utile à la mécanique des récits.
- 1950: « The Damned Don't Cry »; « Quand la ville dort »
- 1951: « Rhubarb, le chat millionnaire »; « Le peuple accuse O'Hara »; « La Charge victorieuse »
- 1952: « Androclès et le Lion »; « Tempête sur le Tibet »
- 1954: « Alerte à Singapour »; « Une étoile est née »; « L’Aigle solitaire »; « Le Calice d’argent »; « Prisonnier de guerre »
- 1955: « En quatrième vitesse »; « Le Grand Couteau »
- 1956: « Attaque »; « Le Fouet noir »
- 1957: « Black Patch »; « Tragique Odyssée »; « Perry Mason »
- 1959: « Quelle vie de chien! »; « Le Bagarreur solitaire »; « Les Cavaliers »; « Bonanza »
- 1961: « Sanctuaire »; « New Mexico »
- 1962: « L’Homme qui tua Liberty Valance »; « The Tonight Show with Johnny Carson »
- 1963: « Le Grand McLintock »; « Le Collier de fer »
- 1964: « Le Mercenaire de minuit »
- 1965: « Brainstorm »; « Les Prairies de l'honneur »; « Les Quatre Fils de Katie Elder »
- 1966: « Détective privé »; « Nevada Smith »; « An Eye for an Eye »
- 1967: « Une sacrée fripouille »; « Luke la main froide »
- 1969: « Cent Dollars pour un shérif »; « La Horde sauvage »
- 1975: « Saturday Night Live »
Films et séries avec Strother Martin
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