Ernest Borgnine: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ernest Borgnine en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
215
œuvres recensées
168 films · 47 séries
- Première année recensée
- 1951
- Dernière année recensée
- 2012
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1955, Ernest Borgnine reçoit l’Oscar du meilleur acteur pour Marty. Le film de Delbert Mann le montre en Marty Pilletti, boucher timide et tendre, loin des rôles de violence qui l’ont rendu familier aux spectateurs. Né le 24 janvier 1917 à Hamden, dans le Connecticut, il meurt le 8 juillet 2012 à Los Angeles.
De Hamden à la scène
Ermes Effron Borgnino grandit dans une famille d’origine italienne. Dans sa jeunesse, il ne se destine pas à la comédie. En 1935, à 18 ans, il s’engage dans la Navy et y reste jusqu’en 1941.
Lorsque les États-Unis entrent en guerre en 1942, il se réengage jusqu’en 1945. Il sert sur l’USS Sylph, puis sur l’USS Lamberton, et quitte l’armée avec le grade de petty officer 1st class. Il reçoit la World War II Victory Medal, l’American Campaign Medal, l’American Defense Service Medal et 2 Good Conduct Medal.
Après la guerre, il s’inscrit à la Randall School of Drama, à Hartford, dans le Connecticut. Il y joue un petit rôle dans Les Troyennes. Puis il part en Virginie pour rejoindre la troupe du Barter's Theater. Il y tient des rôles de toutes tailles, avant d’être remarqué dans La Ménagerie de verre, où il interprète Jim O'Connor.
Ce rôle l’amène à Broadway dans Harvey. Le passage du théâtre de troupe à la scène new-yorkaise se fait sans effet d’annonce, par une série de petits appuis et de gestes concrets. Il obtient là ses premiers appuis visibles dans le métier.
Les années de cinéma
En 1951, il vit à Los Angeles et obtient un petit rôle dans Quand la foule gronde de Robert Siodmak. La même année, il apparaît dans Corsaire de Chine de Ray Nazarro et Dans la gueule du loup de Robert Parrish. Ces débuts à l’écran fixent une présence immédiatement identifiable, sans le cantonner à un seul type de personnage.
En 1953, Tant qu'il y aura des hommes de Fred Zinnemann lui offre son premier grand rôle. Il y incarne le sergent James «Fatso» Judson. L’année suivante, il tourne Un homme est passé de John Sturges, Vera Cruz de Robert Aldrich et Johnny Guitare de Nicholas Ray.
Ces films le placent parmi les visages de la menace au sein du cinéma américain de l’époque. Les Massacreurs du Kansas, Les Gladiateurs, Terreur à l'ouest, À l'ombre des potences et Les Inconnus dans la ville prolongent cette série de seconds rôles marquants. L’image du dur s’installe, portée par des personnages de brutes, de soldats ou de bandits.
En 1955, l’Oscar du meilleur acteur pour Marty ouvre une brèche nette. Delbert Mann lui confie un boucher solitaire, sans grandiloquence. Borgnine y change de registre sans renier sa présence physique, puis retrouve des rôles durs dans Les Vikings de Richard Fleischer en 1958.
Méchants d’Hollywood, puis visages familiers
Dans les années 1960, il reste très visible à l’écran. Il apparaît dans Les Douze Salopards en 1967, dans le rôle du général Worden, puis dans La Horde sauvage en 1969. Sa filmographie atteint 140 films. Le volume compte ici autant que les titres eux-mêmes, avec une succession de personnages souvent rudes, parfois ironiques, toujours nettement dessinés.
En 1965, il figure au générique de The Dean Martin Show. Cette présence télévisuelle annonce une autre étape, plus régulière, à partir des années 1980. Il joue alors dans Magnum en 1980, sous les traits d’Earl Gianelli / «Mr. White Death».
En 1981, il apparaît dans New York 1997 de John Carpenter. De 1984 à 1986, il tient Dominic Santini dans Supercopter, au cours des 3 premières saisons de la série. Quelques mois plus tard, cette visibilité télévisuelle se prolonge dans des œuvres de science-fiction ou d’anticipation, où il retrouve un public fidèle sans quitter des personnages très concrets.
En 1995, The Single Guy le montre sous les traits de Manny Cordoba. En 1996, il prête sa voix à Carface dans All Dogs Go To Heaven: The Series. L’année suivante, il joue Caesar dans Bienvenue à Gattaca. En 1999, il double Mermaid Man dans Bob l'éponge et apparaît aussi dans la série en tant que lui-même.
Derniers rôles et traces persistantes
En 1977, il joue le Centurion dans Jésus de Nazareth. Le rôle s’inscrit dans une période où son nom circule déjà depuis longtemps sur les affiches et les génériques, sans que l’acteur abandonne les formats plus exposés du feuilleton ou du téléfilm. L’activité se poursuit loin des effets de signature, par des apparitions nettes et brèves.
En 2004, il interprète Rolling Star dans Blueberry, film inspiré de la bande dessinée. Le personnage tranche avec les figures violentes qui l’ont accompagné durant des décennies, puisqu’il y joue un vieil homme doux et rêveur. En 2010, il apparaît encore dans Red, où il incarne Henry, The Records Keeper.
Son nom reste aussi lié à son passage dans l’animation, où sa voix porte le personnage de Mermaid Man dans Bob l'éponge. Le crédit à titre personnel dans la série prolonge cette association jusqu’à un hommage à l’écran après sa mort. Ernest Borgnine meurt le 8 juillet 2012 à Los Angeles.
Films et séries avec Ernest Borgnine
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