“Entraînez-les ! Excitez-les ! Armez-les ! … Puis lâchez-les sur les Nazis !”
Les Douze Salopards, sorti en 1967, est un film de guerre américano-britannique réalisé par Robert Aldrich et produit notamment par Metro-Goldwyn-Mayer et MKH, dans un contexte où Hollywood multiplie les récits de commando liés à la Seconde Guerre mondiale (Source : Wikipédia, 2003). L’œuvre est adaptée du roman The Dirty Dozen de E. M. Nathanson, publié en 1965, qui s’inspire de manière romanesque de rumeurs relatives à l’utilisation de condamnés pour des missions particulièrement dangereuses, sans que ces opérations ne soient attestées par des sources militaires précises (Source : L’Oeil sur l’écran, 2016 ; Wikipédia, 2003). Le tournage se déroule principalement au Royaume-Uni, avec des décors reconstituant l’Angleterre en temps de guerre et un château français servant de cadre à la mission finale (Source : Wikipédia, 2003). Le projet s’inscrit dans la filmographie de Robert Aldrich à un moment où le cinéaste, déjà reconnu pour des films comme Vera Cruz et What Ever Happened to Baby Jane?, explore à nouveau la violence, la camaraderie et les conflits de pouvoir au sein de groupes masculins (Source : Wikipédia, 2003). Cette même année, le cinéma américain connaît une transition vers des œuvres plus sombres et plus ambiguës sur le plan moral, ce qui place le film dans une dynamique de renouvellement des représentations de la guerre (Source : American Film Institute via Wikipédia, 2003).
Intrigue et cadre narratif
L’action se déroule en 1944 : le major John Reisman, officier américain jugé peu conventionnel par sa hiérarchie, se voit confier la formation d’un groupe de douze prisonniers militaires condamnés à mort ou à de longues peines, afin de les transformer en commando d’élite (Source : AlloCiné, s.d. ; Wikipédia, 2003). L’opération, préparatoire au Débarquement en Normandie, consiste à infiltrer un château situé en Bretagne, près de Rennes, où se retrouvent des officiers supérieurs nazis pour se reposer, et à y provoquer un maximum de pertes afin de déstabiliser l’état-major allemand (Source : Wikipédia, 2003 ; L’Oeil sur l’écran, 2016). Le récit consacre une large part à l’entraînement, durant lequel la discipline et la cohésion se construisent progressivement au sein d’un groupe initialement hostile à l’autorité militaire, avec notamment des tentatives d’évasion et des tensions internes (Source : Wikipédia, 2003). Parallèlement, le film montre la méfiance de certains officiers envers le projet, qui jugent risqué de confier des armes et une mission stratégique à des condamnés, ce qui nourrit plusieurs scènes de confrontation entre Reisman et sa hiérarchie (Source : Wikipédia, 2003). La dernière partie, centrée sur l’infiltration nocturne et l’assaut du château, met en scène l’exécution de la mission dans des conditions particulièrement dangereuses, marquées par de lourdes pertes et par la mise en œuvre d’un plan combinant déguisement, infiltration et destruction des abris où se réfugient les officiers nazis (Source : Wikipédia, 2003).
Distribution artistique et personnages
Le film réunit une distribution chorale dominée par Lee Marvin dans le rôle du major John Reisman, officier chargé de la mission et figure centrale de l’encadrement des prisonniers (Source : IMDb, s.d. ; Wikipédia, 2003). Autour de lui, le casting inclut Ernest Borgnine, Robert Ryan et George Kennedy dans des rôles d’officiers représentant différents niveaux de la hiérarchie militaire et de la bureaucratie de l’armée américaine (Source : Wikipédia, 2003). Les douze condamnés sont interprétés par un ensemble d’acteurs alors confirmés ou en devenir, parmi lesquels Charles Bronson, John Cassavetes, Jim Brown, Telly Savalas, Donald Sutherland, Trini Lopez, Clint Walker, Richard Jaeckel, Ralph Meeker et Robert Webber (Source : Wikipédia, 2003 ; IMDb, s.d.). Cassavetes, dans le rôle de Victor R. Franko, un des prisonniers les plus rétifs à l’autorité, se distingue au point d’obtenir une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle masculin (Source : IMDb, s.d. ; FilmAffinity, 2023). Donald Sutherland, encore peu connu au moment du tournage, bénéficie de ce film comme d’un tremplin notable, son apparition au sein du commando étant souvent mentionnée comme l’un des éléments marquants de la distribution (Source : Wikipédia, 2003). La variété des profils – anciens sportifs, acteurs de caractère, visages déjà associés à des rôles de guerre ou de film noir – contribue à ancrer chaque membre du groupe dans un type précis, ce qui facilite l’identification des personnages au sein du récit (Source : IMDb, s.d. ; L’Oeil sur l’écran, 2016).
- Lee Marvin – Major John Reisman (Source : IMDb, s.d.)
- Ernest Borgnine – Général Worden (Source : IMDb, s.d.)
- Robert Ryan – Colonel Everett Dasher Breed (Source : IMDb, s.d.)
- Charles Bronson – Joseph Wladislaw (Source : IMDb, s.d.)
- John Cassavetes – Victor R. Franko (Source : IMDb, s.d.)
- Telly Savalas – Archer J. Maggott (Source : IMDb, s.d.)
- Jim Brown – Robert Jefferson (Source : IMDb, s.d.)
- Donald Sutherland – Vernon L. Pinkley (Source : IMDb, s.d.)
Réalisation, écriture et musique
La réalisation est assurée par Robert Aldrich, qui imprime au film un style alternant scènes d’entraînement au ton plus détendu et séquences de guerre nettement plus sombres et violentes (Source : Wikipédia, 2003). Le scénario est signé Nunnally Johnson et Lukas Heller, d’après le roman de E. M. Nathanson, et organise la narration en blocs distincts – constitution du groupe, formation, confrontation avec la hiérarchie, puis mission – tout en conservant une progression continue vers l’objectif final (Source : Wikipédia, 2003). La musique, composée par Frank De Vol, accompagne ce mouvement en proposant à la fois des thèmes martiaux et des motifs plus légers lors des séquences de préparation, ce qui contribue à donner au film un rythme contrasté (Source : Wikipédia, 2003). La durée, d’environ 143 minutes dans sa version courante, reflète le choix d’accorder un temps important à l’installation des personnages et à la dynamique de groupe avant de basculer dans la phase de combat (Source : Wikipédia, 2003). La production, sous l’égide de Metro-Goldwyn-Mayer, s’appuie sur des moyens importants pour les scènes de destruction du château et pour la reconstitution de l’environnement militaire, ce qui s’inscrit dans la politique de superproductions de guerre menée par le studio à la fin des années 1960 (Source : Wikipédia, 2003).
Sortie, box-office et diffusion internationale
Les Douze Salopards sort en salles le 15 juin 1967 aux États-Unis, distribué par Metro-Goldwyn-Mayer, et s’impose rapidement comme un succès commercial majeur (Source : Wikipédia, 2003). Dès ses premiers jours d’exploitation à New York, le film enregistre plus de 100 000 dollars de recettes dans seulement deux salles, ce qui contribue à installer sa réputation de succès populaire (Source : Wikipédia, 2003). Produit pour un budget d’environ 5,4 millions de dollars, il engrange au final environ 45,3 millions de dollars de recettes brutes aux États-Unis et au Canada, se classant parmi les plus gros succès de l’année 1967 et devenant le film MGM le plus rentable de l’année (Source : Wikipédia, 2003). Il atteint la quatrième place du box-office annuel nord-américain pour 1967, derrière d’autres grandes productions de l’époque (Source : Wikipédia, 2003). En France, le long métrage connaît également une carrière importante, avec un total de 4 672 628 entrées, ce qui en fait un succès notable sur le marché hexagonal de la fin des années 1960 (Source : Wikipédia, 2003). Sa circulation internationale, soutenue par la notoriété croissante de plusieurs membres de la distribution, contribue à en faire une référence du film de commando auprès de publics variés, au-delà de son contexte de production initial (Source : American Film Institute via Wikipédia, 2003).
Récompenses, nominations et reconnaissance institutionnelle
Sur le plan institutionnel, Les Douze Salopards est remarqué par plusieurs instances de récompenses au moment de sa sortie et dans les décennies suivantes (Source : FilmAffinity, 2023 ; Wikipédia, 2003). Le film obtient notamment une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle masculin pour John Cassavetes, distingué pour son interprétation de Victor R. Franko à la 40e cérémonie des Academy Awards (Source : FilmAffinity, 2023 ; IMDb, s.d.). Il remporte l’Oscar du meilleur montage de son (Sound Effects Editing), ce qui témoigne de la reconnaissance portée au travail technique lié aux séquences d’action et de combat (Source : Wikipédia, 2003). Par ailleurs, il reçoit plusieurs nominations pour le montage et d’autres aspects techniques dans divers palmarès et associations, même si toutes ne se traduisent pas par des prix (Source : FilmAffinity, 2023). En 2001, l’American Film Institute l’inscrit à la 65e place de sa liste des 100 meilleurs films de l’American cinema dans la catégorie « Thrills », confirmant ainsi son statut d’œuvre de référence du film de guerre et de commando aux États-Unis (Source : American Film Institute via Wikipédia, 2003). Ces reconnaissances s’ajoutent à la persistance du film dans les programmations télévisuelles et les rétrospectives, qui contribuent à maintenir sa visibilité plusieurs décennies après sa sortie (Source : Wikipédia, 2003).
- Oscar du meilleur montage de son – gagné (40e Academy Awards) (Source : Wikipédia, 2003)
- Oscar du meilleur second rôle masculin – nomination pour John Cassavetes (Source : FilmAffinity, 2023)
- Oscar du meilleur montage – nomination pour Michael Luciano (Source : FilmAffinity, 2023)
- Classement AFI 100 Years…100 Thrills : 65e place (Source : American Film Institute via Wikipédia, 2003)
Accueil critique et postérité
Lors de sa sortie, Les Douze Salopards reçoit un accueil critique contrasté, certains commentateurs saluant l’efficacité de sa mise en scène et de sa distribution tandis que d’autres jugent sa durée excessive ou son traitement de la violence problématique (Source : Rotten Tomatoes, s.d. ; Wikipédia, 2003). Des critiques contemporaines insistent sur le jeu de Lee Marvin et sur la direction de Robert Aldrich, tout en relevant que le film s’étire avant d’atteindre la mission en France, ce qui tempère certains avis favorables (Source : Rotten Tomatoes, s.d.). Avec le temps, l’œuvre s’impose néanmoins comme un classique du film de commando, régulièrement citée comme référence dans l’analyse de la représentation des groupes de marginaux envoyés en mission suicidaire, et elle a inspiré plusieurs films ultérieurs reprenant ce schéma narratif (Source : Wikipédia, 2003 ; L’Oeil sur l’écran, 2016). Sur les agrégateurs contemporains, le film bénéficie de notes globalement positives, avec une moyenne élevée sur des plateformes comme IMDb ou Rotten Tomatoes, ce qui témoigne d’une réception durablement favorable auprès du public (Source : IMDb, s.d. ; Rotten Tomatoes, s.d.). En parallèle, la critique récente l’aborde souvent sous l’angle de la violence, des rapports de pouvoir dans l’armée et de la place de figures marginales dans le récit de guerre, ce qui maintient son intérêt dans les études sur le cinéma de genre des années 1960 (Source : L’Oeil sur l’écran, 2016 ; American Film Institute via Wikipédia, 2003).
Critique sur Les Douze Salopards
Où regarder en streaming Les Douze Salopards
Les Douze Salopards est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Les Douze Salopards figurent Maj. John Reisman, interprété par Lee Marvin, Maj. Gen. Worden, interprété par Ernest Borgnine et Joseph Wladislaw, interprété par Charles Bronson. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.



























