George Kennedy: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de George Kennedy en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
170
œuvres recensées
124 films · 46 séries
- Première année recensée
- 1957
- Dernière année recensée
- 2014
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1968, George Kennedy reçoit l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour « Luke la main froide ». Le rôle de Dragline lui vaut aussi une nomination au Golden Globe la même année. Avant ce sommet, il a déjà traversé les plateaux de cinéma, les studios de télévision et les années de guerre, avec une présence imposante qui s’est installée durablement dans le cinéma américain.
De New York aux studios
George Harris Kennedy Jr. naît le 18 février 1925 à New York. Son père dirige un orchestre de jazz, sa mère est danseuse classique. L’enfant grandit dans un milieu lié au spectacle, puis entre très tôt dans la vie de scène. À 2 ans, il joue déjà au théâtre avec une compagnie en tournée autour de « Bringing Up Father ».
À 7 ans, il officie comme présentateur à la radio new-yorkaise. En 1943, il termine sa scolarité à la Chaminade High School, à Mineola, sur Long Island. La guerre interrompt la suite immédiate de cette première vie d’artiste, tandis que son intérêt pour l’aviation le rapproche un temps d’un autre horizon.
Son engagement dans l’armée américaine dure 8 ans, renouvelés une fois. Il sert dans l’infanterie sous George S. Patton, atteint le grade de capitaine et participe à la bataille des Ardennes. Deux médailles viennent couronner cette période. Il travaille aussi pour la radio des forces armées et contribue à l’ouverture du premier bureau d’informations de l’armée, chargé d’aider techniquement des films et des émissions de télévision.
Les premiers rôles à l’écran
Il revient à la vie civile au milieu des années 1950 après une blessure au dos. Il devient conseiller technique pour « The Phil Silvers Show ». Sur le plateau, Phil Silvers l’encourage à reprendre le jeu et il obtient alors de petits rôles. Cette reprise se fait par fragments, dans des productions où il apparaît sans installer encore un visage de premier plan.
En 1958, il figure au générique de « L’Homme de la loi » et de « Peter Gunn ». Deux ans plus tard, « The Tall Man » prolonge cette phase de débuts télévisuels et cinématographiques. En 1960, une brève apparition dans « Spartacus » précède « The Little Shepherd of Kingdom Come », réalisé par Andrew V. McLaglen, qui marque son entrée plus nette dans le cinéma.
Les années 1960 l’installent dans des seconds rôles de plus en plus visibles. Il apparaît dans « Seuls sont les indomptés » de David Miller en 1962, puis dans « Charade » de Stanley Donen en 1963. L’année suivante, il joue dans « La Meurtrière diabolique » de William Castle et « Chut... Chut, chère Charlotte » de Robert Aldrich. Ces films dessinent un profil d’acteur capable de passer du western au thriller, du film d’aventures au drame noir.
L’ère des grands seconds rôles
En 1965, il apparaît dans « Le Vol du Phénix » de Robert Aldrich, « Les Prairies de l’honneur » d’Andrew V. McLaglen, « Les Quatre fils de Katie Elder » de Henry Hathaway et « Première Victoire » d’Otto Preminger. Ces titres l’installent dans un espace précis du cinéma américain de studio, où les seconds rôles structurent les récits autant que les vedettes.
La même période le voit revenir chez plusieurs cinéastes. Il retrouve Andrew V. McLaglen avec « Le Ranch de l’injustice » en 1967, puis Robert Aldrich avec « Les Douze Salopards ». Il tourne aussi « Luke la main froide » de Stuart Rosenberg, où il joue Dragline, rôle qui lui vaut l’Oscar. En 1968, il ajoute « L’Étrangleur de Boston » de Richard Fleischer à cette série de films marquants de la décennie.
Les récompenses suivent cette reconnaissance. En 1968, il reçoit l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour « Luke la main froide ». Il est aussi nommé au Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle. En 1970, « Airport » de George Seaton lui vaut une nouvelle nomination au Golden Globe pour son personnage de Joe Patroni. Le film ouvre une autre phase, plus large, dans laquelle il devient un appui stable des grosses productions.
Joe Patroni, puis Carter McKay
Dans les années 1970, George Kennedy se retrouve dans plusieurs productions à gros budgets. Il joue dans « Les Cordes de la potence » en 1973, « Tremblement de terre » en 1974 et « Mort sur le Nil » en 1978. Il tourne aussi « Tick... Tick... Tick et la violence explosa » et « Un beau salaud » en 1970, puis « Zigzag » la même année, avant de retrouver Andrew V. McLaglen avec « Le Rendez-vous des dupes » en 1971.
Le nom de Joe Patroni, mécanicien tenace de « Airport », demeure attaché à son image publique. Le personnage revient dans la série des films catastrophes associés au titre, qui associe durablement Kennedy à ce type de production. Il joue aussi dans « Les Douze Salopards », où son rôle de major Max Armbruster s’ajoute à une galerie de figures militaires et d’autorité qu’il fréquente souvent à l’écran.
Au début des années 1980, sa présence sur les écrans ralentit. Il se tourne alors vers l’écriture et signe 2 romans policiers. En 1984, il revient dans « Bolero ». Puis, de 1988 à 1991, il tient le rôle de Carter McKay dans « Dallas ». Cette série télévisée lui offre une nouvelle visibilité prolongée, au milieu d’une période où il alterne cinéma et télévision avec une régularité plus espacée.
Les dernières apparitions
Dans les années 1990, il continue d’apparaître dans des productions très identifiables. Il joue George Kennedy dans « Wings » en 1990, puis Ed Hocken dans « The Naked Gun III » en 1994. En 1996, il prête sa voix à General Axton dans « The Real Adventures of Jonny Quest », ce qui ajoute un travail vocal à une filmographie déjà marquée par la variété des supports.
Il meurt le 28 février 2016 à Boise, dans l’Idaho, à l’âge de 91 ans. Son nom reste associé à quelques rôles de circulation large dans le cinéma et la télévision américains, de Dragline à Joe Patroni, de Carter McKay à Ed Hocken. Ces personnages ont traversé plusieurs décennies d’images populaires sans l’enfermer dans un seul type de présence.
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