“Ahh ! Que c'est l'enfer...”
Creepshow 2 est réalisé par Michael Gornick, chef opérateur du premier Creepshow, qui accède ici à la mise en scène d’un long métrage de cinéma après avoir collaboré de longue date avec George A. Romero. (Source : Wikipédia, 2005) Le scénario est signé George A. Romero, d’après trois histoires de Stephen King, ce qui maintient le lien direct avec l’équipe créative du film original et inscrit l’œuvre dans la continuité du cycle d’adaptations de King à l’écran dans les années 1980. (Source : Wikipédia, 2005) Le film est produit aux États-Unis et se présente comme une comédie horrifique anthologique, d’une durée d’environ 92 minutes, conçue pour le circuit commercial, avec un ton oscillant entre le registre macabre et une distance ironique héritée des récits en bande dessinée. (Source : Wikipédia, 2005) Le budget de production est estimé à 3,5 millions de dollars, une enveloppe modeste qui s’inscrit dans les standards du cinéma d’horreur de série des années Reagan, soucieux de rentabiliser rapidement ses coûts par le box-office et l’exploitation vidéo. (Source : IMDb, 2008 ; Cine-directors, s.d.) La musique, le travail sur les effets spéciaux et l’animation de la séquence d’ouverture contribuent à un dispositif narratif qui articule prises de vues réelles et inserts graphiques pour rappeler la matérialité du comic book d’origine. (Source : Wikipédia, 2005)
La distribution réunit plusieurs acteurs identifiés du cinéma et de la télévision américaine de l’époque, parmi lesquels George Kennedy, Lois Chiles et Dorothy Lamour, auxquels s’ajoute Tom Savini, maquilleur et spécialiste des effets spéciaux, ici présent à l’écran dans le rôle du personnage The Creep dans le prologue. (Source : Wikipédia, 2005 ; SensCritique, s.d.) George Kennedy interprète Ray Spruce dans le segment « Old Chief Wood’nhead », tandis que Lois Chiles tient le rôle d’Annie Lansing dans « The Hitchhiker », épisode qui repose sur la répétition d’une rencontre avec une figure spectrale sur la route. (Source : Wikipédia, 2005 ; SensCritique, s.d.) Dans « The Raft », le casting met en scène un groupe de jeunes adultes – interprétés notamment par Paul Satterfield, Daniel Beer, Page Hannah et Jeremy Green – confrontés à une forme monstrueuse à la surface d’un lac isolé. (Source : Wikipédia, 2005) Cette structure de casting par segments, typique du film à sketches, permet d’associer différents registres de jeu, de la chronique de petite ville américaine à l’horreur routière, en passant par le récit de survie aquatique. (Source : Wikipédia, 2005) Le dispositif est complété par un prologue en prises de vues réelles autour d’un jeune lecteur de comics, joué par Domenick John, et par des scènes d’animation qui renforcent l’ancrage du film dans l’imaginaire du magazine horrifique. (Source : Wikipédia, 2005 ; SensCritique, s.d.)
Structure narrative et segments
Le film adopte une structure anthologique en trois récits autonomes, reliés par un fil conducteur centré sur la bande dessinée fictive « Creepshow », que feuillette un jeune garçon dans les séquences d’ouverture et d’intermède. (Source : Wikipédia, 2005) Le premier segment, « Old Chief Wood’nhead », se déroule dans une petite ville où un commerçant âgé et son épouse, gardiens d’une statue de chef indien en bois, deviennent les victimes d’un braquage qui tourne au drame, déclenchant la vengeance surnaturelle de la statue. (Source : Wikipédia, 2005) Ce récit mobilise l’iconographie du western et de l’Amérique rurale, en articulant une réflexion sur la dette, la mémoire et l’appropriation de symboles culturels, tout en conservant le schéma punitif typique des histoires d’horreur à morale. (Source : Wikipédia, 2005) Le deuxième segment, « The Raft », met en scène quatre étudiants qui rejoignent un radeau au milieu d’un lac isolé et découvrent à la surface de l’eau une nappe visqueuse et prédatrice qui les empêche de regagner la rive. (Source : Wikipédia, 2005) La mise en scène repose sur un espace limité et un dispositif de huis clos en plein air, où l’élément liquide devient un piège, et où la menace est presque abstraite, proche d’une masse amorphe, ce qui renvoie à une tradition du cinéma horrifique fondé sur des formes informes ou indéfinies. (Source : Wikipédia, 2005)
Le troisième segment, « The Hitchhiker », suit une femme de la bourgeoisie aisée, Annie Lansing, qui quitte son amant et provoque accidentellement la mort d’un auto-stoppeur sur une route de nuit, avant de reprendre sa voiture et de voir le défunt réapparaître à plusieurs reprises sur son trajet, prononçant une phrase récurrente associée à sa dernière destination. (Source : Wikipédia, 2005) Ce récit exploite la figure de l’automobiliste hanté par la culpabilité, motif récurrent de la culture populaire américaine, et fait du retour incessant du hitchhiker une matérialisation du remords, dans un registre à la fois fantastique et macabre. (Source : Wikipédia, 2005) Les trois segments partagent une construction narrative resserrée, avec exposition rapide, apparition d’un élément surnaturel et résolution brutale, à la manière de courtes nouvelles illustrées, ce qui reflète la filiation directe avec l’écriture de Stephen King et la structure des comics d’horreur. (Source : Wikipédia, 2005) Entre chaque histoire, des séquences animées montrent l’évolution du jeune lecteur de comics, confronté à des personnages et créatures issus de l’univers de « Creepshow », ce qui fait de la bande dessinée un espace de circulation entre fiction dessinée et filmique. (Source : Wikipédia, 2005) Ce cadrage contribue à installer le film dans une logique de mise en abyme du support d’origine, où le personnage du Creep, figure hôte de l’anthologie, assure un lien organique entre les récits. (Source : Wikipédia, 2005)
Production et contexte de réalisation
La production de Creepshow 2 s’inscrit dans le contexte du succès commercial et du statut culte acquis par Creepshow, sorti en 1982, qui avait déjà combiné l’écriture de Stephen King et la mise en scène de George A. Romero. (Source : Wikipédia, 2005) Michael Gornick, chef opérateur de Romero sur plusieurs films, y compris le premier Creepshow, est choisi pour réaliser cette suite, ce qui assure une continuité visuelle et esthétique, tout en marquant un passage de relais au sein de l’équipe. (Source : Wikipédia, 2005) Le tournage se déroule aux États-Unis, avec une attention particulière portée aux effets spéciaux prosthétiques et au maquillage, domaines dans lesquels Tom Savini, collaborateur régulier de Romero, joue un rôle important, même si le film privilégie des dispositifs relativement économes en comparaison d’autres productions horrifiques de la décennie. (Source : Wikipédia, 2005) Le budget estimé à 3,5 millions de dollars demeure contenu, ce qui correspond à une stratégie de production courante dans le cinéma d’horreur indépendant ou semi-indépendant des années 1980, visant à maximiser la rentabilité par un contrôle strict des coûts. (Source : IMDb, 2008 ; Cine-directors, s.d.) La durée de 92 minutes permet d’équilibrer les trois segments et les interludes animés, en conservant un format compatible avec une exploitation en double programme ou en vidéoclub, importante pour ce type de films. (Source : Wikipédia, 2005)
Dans le paysage du cinéma de genre de la fin des années 1980, Creepshow 2 apparaît comme un prolongement d’une tendance aux films à sketches horrifiques, qui comprend également des titres comme Twilight Zone: The Movie ou Cat’s Eye, autre anthologie liée à Stephen King. (Source : Wikipédia, 2005) Le film exploite la notoriété de King, dont les œuvres connaissent alors de nombreuses adaptations, du téléfilm à la production hollywoodienne, et capitalise sur la reconnaissance de la marque « Creepshow » auprès d’un public de fans. (Source : Wikipédia, 2005) Sur le plan esthétique, il prolonge l’idée d’une transposition à l’écran du langage graphique du comic book, amorcée dans le premier film avec l’usage de cadres colorés, de transitions inspirées des planches dessinées et de compositions très frontales pour certaines scènes. (Source : Wikipédia, 2005) La présence d’un prologue en animation et d’un personnage-hôte, The Creep, renvoie également à d’autres formes d’anthologies horrifiques à la télévision, telles que Tales from the Crypt, qui mobilisent une figure de narrateur macabre pour introduire et conclure les récits. (Source : Wikipédia, 2005) Ce positionnement en fait un objet intermédiaire entre le cinéma de genre et la culture des magazines illustrés, à une période où le support vidéo et la télévision câblée jouent un rôle croissant dans la diffusion de ce type d’œuvres. (Source : Wikipédia, 2005)
Sortie, box-office et accueil critique
Creepshow 2 sort en salles aux États-Unis le 1er mai 1987, avec un démarrage mesuré mais solide pour un film d’horreur de cette envergure budgétaire. (Source : Wikipédia, 2005 ; Box Office Mojo, 2024) Le film enregistre un week-end d’ouverture à 3 584 077 dollars sur le territoire nord-américain, avant de cumuler un total estimé à 14 millions de dollars de recettes aux États-Unis et au Canada. (Source : Box Office Mojo, 2024 ; IMDb, 2008) Rapportées à un budget d’environ 3,5 millions de dollars, ces recettes traduisent un succès commercial raisonnable, conforme aux attentes d’un film de genre destiné à un public spécifique, avec une perspective de prolongement de l’exploitation sur le marché de la vidéo domestique. (Source : Wikipédia, 2005 ; Cine-directors, s.d.) Les chiffres de fréquentation en dehors de l’Amérique du Nord sont moins documentés, de même que les entrées en France, ce qui reflète une circulation plus discrète dans certains territoires européens. (Source : Cine-directors, s.d.) La carrière du film bénéficie toutefois de la renommée du premier Creepshow et de la fidélité d’un public amateur de cinéma d’horreur anthologique. (Source : Wikipédia, 2005)
L’accueil critique de Creepshow 2 se révèle globalement défavorable, en particulier dans les synthèses ex post proposées par les agrégateurs. (Source : Wikipédia, 2005) Sur Rotten Tomatoes, le film recueille 30% de critiques positives, pour une note moyenne de 4,1 sur 10, sur la base de 20 critiques recensées, ce qui traduit une réception mitigée à négative de la part de la presse spécialisée et généraliste. (Source : Wikipédia, 2005) Plusieurs analyses, mentionnées dans les récapitulatifs critiques, soulignent un décalage perçu avec l’inventivité du premier Creepshow et pointent une relative simplicité de mise en scène et de construction narrative, tout en reconnaissant la cohérence du dispositif anthologique et la fidélité à l’esprit des comics d’horreur. (Source : Wikipédia, 2005) Le film conserve néanmoins une visibilité durable dans les circuits de diffusion dédiés au cinéma de genre, notamment par sa présence régulière dans les programmations thématiques et les éditions vidéo, ce qui contribue à entretenir un intérêt continu pour cette suite dans l’histoire des adaptations de Stephen King. (Source : Wikipédia, 2005) À ce titre, Creepshow 2 demeure un jalon représentatif de la production horrifique américaine de la fin des années 1980, à la croisée du cinéma anthologique, de la culture du comic book et de l’économie du film de genre à budget modéré. (Source : Wikipédia, 2005)
Critique sur Creepshow 2
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Creepshow 2 figurent Annie Lansing, interprété par Lois Chiles, Ray Spruce, interprété par George Kennedy et Martha Spruce, interprété par Dorothy Lamour. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.
















