Paul Frees: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Paul Frees en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
284
œuvres recensées
238 films · 46 séries
- Première année recensée
- 1942
- Dernière année recensée
- 1986
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1951, Dragnet inscrit Paul Frees dans un paysage audiovisuel où sa voix circule déjà entre cinéma et animation. Né le 22 juin 1920 à Chicago, dans l’Illinois, mort le 2 novembre 1986 à Tiburon, en Californie, il signe au générique sous plusieurs noms, dont Solomon Hersh Frees, Paul H. Frees et Buddy Green.
Chicago, puis les studios d’animation
En 1942, Paul Frees apparaît dans Woodsman, Spare That Tree et Toll Bridge Troubles, deux courts métrages de Frank Tashlin et Bob Wickersham où il prête sa voix au corbeau. L’année suivante, il revient dans Slay It with Flowers, Plenty Below Zero, À félin, félin et demi, A-Hunting We Won’t Go, Room and Bored et Way Down in the Corn. Ces titres le placent dans un réseau de productions où la voix compte autant que la présence physique.
Sur cette période, les films et courts métrages lui ouvrent une zone de jeu très large. Il passe d’un corbeau à d’autres silhouettes parlantes, puis à des rôles variés dans des productions où son nom n’est pas toujours attaché à la même fonction. En 1947, Déboires sans boire lui donne un crédit vocal, puis L’Enfer de la corruption en 1948 le place dans un rôle d’ascenseur. Cette succession dessine une présence régulière dans les marges du studio system, sans l’enfermer dans un seul type de personnage.
Entre prises de parole et seconds rôles
En 1950, Le Cousin de Jerry, Jerry et le Lion, Pluto et son instinct, Le Chant de la Louisiane et Hunt the Man Down montrent une alternance nette entre animation, narration et interprétation. Paul Frees figure comme Cousin Muscles, Radio Announcer, Primo, Narrator, puis Packy Collins. La même année, sa voix porte plusieurs fonctions d’un film à l’autre, du commentaire à l’incarnation.
En 1951, La Chose d’un autre monde, Une place au soleil, Fini de rire, Le Choc des mondes et Le peuple accuse O’Hara le font passer d’un docteur à un prêtre, d’un personnage nommé Corley à une double présence vocale. The War of the Worlds, en 1953, le retrouve comme second reporter radio et opening announcer. Chez lui, la parole n’accompagne pas l’image, elle occupe le centre du plan sonore.
La première moitié des années 1950 le conduit aussi vers les séries et les formats récurrents. Studio 57, The Millionaire, The Adventures of Jim Bowie et Dragnet l’installent dans une circulation soutenue entre épisodes et récits autonomes. Dans The Millionaire, il tient John Beresford Tipton puis Martin B. Martin / John Beresford Tipton, signe d’une souplesse de jeu appliquée à des rôles qui exigent précision, vitesse et lisibilité.
Les années 1950, côté séries et voix
En 1954, Riot in Cell Block 11 lui donne le rôle de Monroe, tandis que Studio 57 continue de l’inscrire dans le flux télévisuel. L’année suivante, The Millionaire confirme sa présence dans la série avec John Beresford Tipton. Cette même année, son nom apparaît aussi dans des formats où la voix et le personnage priment sur la vedette affichée.
En 1956, The Adventures of Jim Bowie et The Gumby Show prolongent cette circulation. Le second titre le place du côté du doublage, où son timbre devient un outil de composition à part entière. En 1959, The Bullwinkle Show lui confie Boris Badenov, rôle vocal qui rejoint d’autres créations de la décennie. À cette époque, sa présence se reconnaît moins à l’image qu’à la manière dont une voix peut porter un personnage entier.
La fin des années 1950 rassemble aussi Certains l’aiment chaud, où il figure comme Funeral Director, Waiter et Josephine, sans mention au générique, puis Mr. Magoo en 1960. Ces apparitions confirment une pratique du doublage et du second plan qui l’amène à intervenir dans des registres très différents, du film de comédie à l’animation télévisée.
Voix américaines, films européens
En 1961, Pongo och valptjuvarna lui attribue Dirty Dawson, tandis que Le Pacha l’associe à une autre production la même année. Paul Frees traverse alors des films et séries où sa voix reste un appui solide pour des distributions très diverses. Rien n’indique un déplacement brusque: il circule plutôt d’un projet à l’autre, avec une continuité de présence qui tient à la variété des formats.
La liste de ses crédits fournis par les sources montre un acteur, réalisateur et scénariste actif sur plusieurs fronts, même si l’essentiel des titres conservés ici relève de l’interprétation. Sa mort, le 2 novembre 1986, clôt une filmographie où les rôles parlés occupent une place décisive. Chez lui, la voix n’est pas un simple supplément: elle constitue la matière première de plusieurs des œuvres qui jalonnent sa présence à l’écran et dans l’animation.
- 1942: Woodsman, Spare That Tree
- 1942: Toll Bridge Troubles
- 1943: Slay It with Flowers
- 1950: Le Cousin de Jerry
- 1951: La Chose d’un autre monde
- 1951: Le Choc des mondes
- 1954: Riot in Cell Block 11
- 1955: The Millionaire
- 1956: The Gumby Show
- 1959: The Bullwinkle Show
- 1961: Le Pacha
- 1964: The Pink Panther
Films et séries avec Paul Frees
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