Dans un royaume moyen-oriental imaginaire, Aladdin, jeune vendeur de lampes, vit auprès de son oncle myope et obstiné, Abdul Azziz Magoo. L'histoire suit les mésaventures de ce dernier alors qu'Aladdin tombe amoureux de la princesse Yasminda, objet de convoitise du perfide Wazir. Ce long-métrage animé adapte librement le conte d'Aladdin tiré des Mille et Une Nuits, en intégrant le personnage emblématique de Mr. Magoo créé par les studios UPA.
Contexte de production
Produit par United Productions of America (UPA) et distribué par Columbia Pictures, 1001 Arabian Nights marque le premier long-métrage animé de ce studio, sorti en salles américaines le 1er décembre 1959. Initialement dirigé par Pete Burness, directeur des courts-métrages Mr. Magoo, le projet connaît un changement de direction en raison de désaccords avec le producteur Stephen Bosustow, qui fait appel à Jack Kinney, connu pour ses courts-métrages Disney avec Goofy. Le budget s'élève à 2 millions de dollars, une somme conséquente pour l'époque dans l'animation limitée prônée par UPA (Source : Wikipedia, 2025).
UPA, pionnier du style moderniste en animation depuis les années 1950, cherche à capitaliser sur la popularité de Mr. Magoo, apparu en 1949 dans Ragtime Bear. Par ailleurs, ce film intervient après une série de courts-métrages couronnés de deux Oscars pour UPA : When Magoo Flew en 1954 et Magoo's Puddle Jumper en 1956. En France, il est diffusé sous le titre Les aventures d'Aladin à partir du 10 juillet 1967 (Source : IMDb, 2025).
La partition musicale est signée George Duning, compositeur habitué des productions Columbia, tandis que le scénario réunit plusieurs plumes des courts-métrages Magoo, dont Dick Shaw et Pete Burness. Ce projet s'inscrit dans une période de transition pour UPA, confronté à des difficultés financières post-sortie.
Intrigue principale
Aladdin, neveu paresseux aux yeux d'Abdul Azziz Magoo, propriétaire d'une boutique de lampes, reçoit de son oncle l'injonction de se marier. Lors d'un cortège royal, il s'éprend de la princesse Yasminda, promise par un Sultan ruiné au riche Wazir, vizir cupide qui pille le trésor royal. Ce dernier manipule Aladdin pour récupérer une lampe magique scellée dans une caverne, abritant un puissant génie (Source : Wikipedia, 2025).
Piégé dans la caverne, Aladdin libère le génie et s'empare de trésors, que Magoo porte au palais comme dot lors du mariage forcé de Yasminda. Les bévues de l'oncle myope perturbent la cérémonie. Le génie érige un palais pour Aladdin, mais le Wazir vole la lampe, expose la supercherie et condamne le jeune homme à l'échafaud.
Magoo, toujours inconscient de sa cécité, récupère la lampe, affronte le Wazir et formule un vœu salvateur pour son neveu. Le vizir périra dévoré par des requins, tandis qu'Aladdin et Yasminda s'unissent sous les auspices du Sultan.
Distribution artistique
Jim Backus prête sa voix à Abdul Azziz Magoo, reprenant le rôle iconique des courts-métrages depuis 1949. Kathryn Grant, épouse de Bing Crosby, incarne la princesse Yasminda ; Dwayne Hickman, vu dans The Many Loves of Dobie Gillis, est Aladdin. Hans Conried, voix du capitaine Crochet dans Peter Pan de Disney, campe un Wazir perfide et volubile (Source : IMDb, 2025).
Herschel Bernardi double le génie de la lampe, Alan Reed – futur père de Fred Flintstone – le Sultan, et Daws Butler plusieurs rôles secondaires comme Omar le tisserand de tapis. Les Clark Sisters chantent en tant que Three Little Maids from Damascus. Cette distribution réunit des vétérans de l'animation américaine.
- Jim Backus : Abdul Azziz Magoo
- Kathryn Grant : Princesse Yasminda
- Dwayne Hickman : Aladdin
- Hans Conried : Wicked Wazir
- Herschel Bernardi : Jinni
- Alan Reed : Sultan
Accueil critique et commercial
Le film essuie un échec au box-office, contribuant aux déboires financiers d'UPA et à la fin de sa collaboration avec Columbia, qui opte pour des productions Hanna-Barbera moins coûteuses. Critiques soulignent une intrigue diluée par les gags myopes de Magoo, mieux adaptés aux formats courts, et une animation limitée malgré un design stylisé. George Duning reçoit des éloges pour sa bande-son mêlant orientalisme et jazz (Source : IMDb reviews, 2025).
Des commentateurs notent la performance de Hans Conried comme atout majeur, salvant un récit jugé faible et sans inspiration. Aucune nomination aux Oscars pour ce long-métrage, contrairement aux courts-métrages Magoo. En 2014, il intègre une anthologie DVD Mr. Magoo: The Theatrical Collection chez Shout! Factory.
Stephen Bosustow vend UPA peu après à Henry G. Saperstein, réorientant le studio vers la télévision avec The Mr. Magoo Show en 1960.
Héritage et éditions
Premier et unique long-métrage centrant Mr. Magoo avant le live-action de 1997, 1001 Arabian Nights (76 minutes) illustre les limites de l'expansion UPA au format feature. Disponible en VHS via RCA/Columbia en 1985, puis en DVD via Sony Choice Collection en 2011 et Warner Archive. En 2018, Mill Creek l'inclut dans A Thousand and One Nights: The Story of Aladdin (Source : Wikipedia, 2025).
Le personnage de Quincy Magoo, retraité cécité refusant ses lunettes, perdure via des séries TV comme The Famous Adventures of Mr. Magoo (1964-1965) et le spécial Mister Magoo's Christmas Carol (1962), premier spécial animé horaire pour Noël. Ce film reste une curiosité dans la veine des adaptations animées des contes arabes.
En contexte, il précède Gay Purr-ee (1962), second feature UPA, et reflète l'essor des features animés familiaux dans les années 1950.
Saisons
(1)Critique sur Mr.Magoo
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Mr.Magoo figurent Tycoon Magoo / Worcestershire (voice), interprété par Mel Blanc, Charlie (voice), interprété par Benny Rubin et Prezly (voice), interprété par Daws Butler. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.







































