Tommy Lee Jones: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Tommy Lee Jones en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
95
œuvres recensées
87 films · 8 séries
- Première année recensée
- 1970
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1970, Arthur Hiller choisit Tommy Lee Jones pour « Love Story ». Crédité alors sous le nom de Tom Lee Jones, il apparaît après un passage par Broadway dans A Patriot for Me. Le film ouvre une longue présence au cinéma, tandis que la télévision et le théâtre continuent d’occuper une part régulière de ses premières années new-yorkaises.
Des études à Harvard aux débuts new-yorkais
Tommy Lee Jones naît le 15 septembre 1946 à San Saba, au Texas. Après un passage à la St Mark's School of Texas, il entre à Harvard, où il partage pendant 4 ans une chambre avec Al Gore. Il obtient un diplôme de littérature anglaise, puis rejoint presque aussitôt New York pour jouer dans A Patriot for Me, monté à Broadway. La pièce ne dure que 49 représentations, mais elle lui ouvre la porte d’un environnement théâtral où il fréquente Broadway et l’off-Broadway, avec Fortune and Men's Eyes, Four on a Garden, Blue Boys ou Ulysses in Nighttown.
Avant cette entrée dans le spectacle, il travaille dans l’industrie du pétrole et sur des constructions sous-marines. L’université le révèle aussi comme joueur de football américain, un détail qui pèse dans une jeunesse déjà très encadrée par des institutions d’élite. Cette même année, il tourne dans « Love Story », puis s’installe durablement entre plateau de théâtre et tournage.
Télévision, soap opera et premiers rôles au cinéma
À New York, Tommy Lee Jones joue dans le soap opera « On ne vit qu’une fois », où il figure jusqu’en 1975. Les années suivantes le voient surtout à la télévision, dans des téléfilms comme Outside Chance, The Rainmaker et The Amazing World of Howard Hughes. Dans ce dernier, il tient le rôle-titre et obtient son premier grand écho critique.
Au cinéma, il traverse les années 1970 par des emplois secondaires, souvent dans des films d’action, avec « Légitime Violence », Rolling Thunder et « La Prison du viol ». Il reçoit sa première nomination aux Golden Globes pour Doolittle Lynn dans « Nashville Lady », de Michael Apted. À cette époque, son physique rude et sa grosse voix orientent les propositions, mais son nom reste encore peu connu hors des États-Unis.
JFK, Le Fugitif et l’axe des années 1990
Oliver Stone lui confie Clay Shaw dans « JFK », rôle qui lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle masculin. Deux ans plus tard, la récompense arrive pour « Le Fugitif », où il joue le marshal Samuel Gerard lancé sur les traces de Richard Kimble, incarné par Harrison Ford. Le film remporte un large public, tandis que Jones repart aussi avec un Golden Globe et le Los Angeles Film Critics Award.
La réplique « I don't care. » qu’il adresse à Kimble appartient au film, mais elle dit surtout la sécheresse d’un personnage qu’il a lui-même contribué à façonner en modifiant parfois son texte. Dans la foulée, il tourne « Entre ciel et terre » d’Oliver Stone, « Blown Away » de Stephen Hopkins et « Batman Forever » de Joel Schumacher, où il incarne Double-Face. Il joue ensuite dans « Men in Black », « Volcano », « U.S. Marshals », Small Soldiers et « Double Jeu ». En 1995, il écrit et réalise pour la télévision The Good Old Boys.
Trois Enterrements et l’année 2005
En 2005, Tommy Lee Jones signe son premier film pour le cinéma avec « Trois Enterrements ». Il y joue un cow-boy texan qui veut rapatrier le corps d’un vacher mexicain assassiné, puis oblige le meurtrier à accompagner le cercueil jusqu’au Mexique. Le film est sélectionné au Festival de Cannes 2005, où il reçoit le prix d’interprétation masculine, tandis que le prix du scénario revient à Guillermo Arriaga. Jones y dirige aussi sa mise en scène, et cette double fonction ajoute un autre versant à son travail.
La même année, il apparaît dans « No Country for Old Men » des frères Coen, où il joue un shérif tenté d’aider un cowboy traqué. Le film reçoit 4 Oscars en 2008, dont celui du meilleur film. Dans l’extrait fourni, le rôle de Jones y est associé à une présence de soutien, mais sans éclat de récompense propre, face à Javier Bardem. Il travaille dans la période suivante avec une régularité plus espacée, sans quitter les grands ensembles de production.
De l’univers Marvel à Lincoln
En 2007, il tient le rôle de Dave Robicheaux dans « Dans la brume électrique » de Bertrand Tavernier. En 2007 toujours, il joue dans « No Country for Old Men », puis obtient une nomination à l’Oscar du meilleur acteur pour « Dans la vallée d’Elah », réalisé par Paul Haggis et sorti en 2007. Le film s’inscrit dans un registre de guerre et de trouble psychologique, avec un militaire revenu de mission qui devient le centre de l’enquête.
Il rejoint ensuite l’univers Marvel avec le colonel Chester Phillips dans « Captain America: First Avenger », sorti en 2011. En 2012, il reprend l’agent K dans « Men in Black 3 », puis interprète Thaddeus Stevens dans « Lincoln » de Steven Spielberg. Ce rôle lui vaut une nouvelle nomination à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle lors de la 85e cérémonie, récompense finalement remportée par Christoph Waltz. Il tient encore un rôle secondaire dans « Malavita » en 2013, avant d’apparaître dans « Jason Bourne » en 2016 comme CIA Director Robert Dewey.
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