Jerry Lewis: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jerry Lewis en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
143
œuvres recensées
127 films · 16 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 2016
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1957, Le Délinquant involontaire le fait entrer dans le cinéma en solo après les années Dean Martin. Jerry Lewis a alors déjà quitté le terrain du simple amuseur de scène pour prendre la place centrale dans un système de jeu fondé sur le corps, la grimace, la vitesse et l’épuisement volontaire. Né le 16 mars 1926 à Newark, mort le 20 août 2017 à Las Vegas, il traverse plus d’un demi-siècle de spectacle américain en passant par le duo, la mise en scène, la télévision, le téléthon et des retours tardifs au cinéma.
Du duo Martin and Lewis aux débuts en solo
Joseph Levitch grandit dans une famille d’immigrants juifs installée dans le New Jersey. Son père se produit dans des spectacles de variétés sous le nom de Danny Lewis, sa mère accompagne les numéros au piano. À 5 ans, il monte déjà sur scène avec eux. À 15 ans, il met au point un numéro de pantomime où il pastiche des artistes à la mode.
Le tournant vient au milieu des années 1940, quand il forme avec Dean Martin le duo Martin and Lewis. Leur mécanique repose sur l’opposition entre deux tempéraments, selon une logique proche du clown blanc et de l’auguste. À la fin de la décennie, ils passent des boîtes de nuit au cinéma avec Parachutiste malgré lui et Amour, Délices et Golf. Le tandem s’oriente ensuite vers la télévision et se sépare en 1956.
L’année suivante, Le Délinquant involontaire ouvre sa période en solo. Il y joue déjà un personnage construit sur le décalage et la maladresse contrôlée, sans abandonner l’énergie physique qui avait nourri le duo. Le film installe un ton qui va revenir dans plusieurs de ses réalisations des années suivantes.
Réalisateur, acteur et artisan de ses propres films
En 1960, il écrit, joue, produit et réalise Le Dingue du palace. Le film compte aussi pour une innovation technique : il utilise la vidéo de contrôle sur le plateau afin de revoir aussitôt les prises. Cette méthode, connue sous le nom de video assist, finit par entrer dans les usages de l’industrie.
Il réalise ensuite Le Tombeur de ces dames en 1961, Le Zinzin d'Hollywood la même année, puis Docteur Jerry et Mister Love en 1963. Ces films prolongent une manière de travailler où l’acteur, le scénariste et le metteur en scène se confondent presque dans la même impulsion. La période américaine la plus visible de Lewis se construit autour de cette maîtrise directe du plateau.
La fin des années 1960 marque un reflux de sa popularité aux États-Unis. En France, l’accueil reste plus attentif, porté par Positif et les Cahiers du cinéma. Le critique Robert Benayoun joue un rôle important dans cette réception, qui replace ses films dans une histoire du burlesque plus ambitieuse que la seule comédie commerciale.
Téléthon, blessures et années de retrait
En 1966, Jerry Lewis organise le Labor Day Telethon For The Muscular Dystrophy Association, œuvre caritative à laquelle il est déjà associé publiquement depuis dix ans. L’année 1987 le voit reprendre ce rôle sous une autre forme, lorsqu’il présente le premier Téléthon en France, diffusé sur Antenne 2 le 6 décembre. Son nom reste alors lié à ce format télévisé autant qu’à ses films.
En mars 1965, une cascade ratée lui fracture deux vertèbres. Il reste paralysé pendant 27 heures. La douleur chronique le conduit à prendre pendant des années du Percodan, dont il devient dépendant. Cette blessure pèse longtemps sur son quotidien et sur sa manière de travailler.
En 1972, il joue et réalise The Day the Clown Cried, comédie située dans un camp de concentration nazi. Le film ne sort pas en salles à cause d’un imbroglio juridique. Huit ans plus tard, il revient au cinéma avec Au boulot, Jerry, qu’il joue et réalise lui aussi. Cette reprise ne gomme pas les années de silence qui ont précédé.
Réceptions françaises, honneurs et retours tardifs
En 1980, il remet un César d'honneur à Louis de Funès le 2 février. Trois ans plus tard, La Valse des pantins de Martin Scorsese lui offre un rôle à contre-emploi, salué par la critique. L’année suivante, Jack Lang lui remet la Légion d'honneur, avant que Renaud Donnedieu de Vabres ne le fasse commandeur du même ordre en 2006.
En 1984, il tourne dans deux films français, Par où t'es rentré? On t'a pas vu sortir de Philippe Clair et Retenez-moi... ou je fais un malheur ! de Michel Gérard. Il accepte ces tournages à condition qu’ils ne soient pas diffusés aux États-Unis. Ce moment dit assez bien le déplacement de sa carrière vers des territoires où son nom continue d’être reçu avec une curiosité presque fidèle.
En 1993, il joue dans Arizona Dream d’Emir Kusturica, aux côtés de Johnny Depp, Faye Dunaway et Vincent Gallo. En 2006, il tient le rôle principal d’un épisode de New York, unité spéciale, intitulé «Uncle ». Il travaille aussi en 2008 sur un film d’animation, The Nutty Professor, avec Drake Bell. En 2009, il reçoit un Oscar d'honneur. Le dernier film où il apparaît, Le Casse, date de 2016 et le montre dans le rôle du père vieillissant de Nicolas Cage.
Films et séries avec Jerry Lewis
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Jerry Lewis
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Jerry Lewis
6 photos affichées sur 12 disponibles. Ouvrez une photo pour parcourir toute la galerie.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

































































