Sammy Davis Jr.: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sammy Davis Jr. en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
105
œuvres recensées
82 films · 23 séries
- Première année recensée
- 1933
- Dernière année recensée
- 1990
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Sammy Davis Jr. commence sa carrière de manière précoce, intégré dès l’enfance dans le numéro de vaudeville du Will Mastin Trio, aux côtés de son père Sammy Davis Sr., ce qui lui permet de se produire sur les circuits de tournée dès les années 1930 (Source : BlackPast, 2018). Au sein de cette formation, il développe un registre mêlant danse, chant, comédie et numéros d’imitation, caractéristique de l’esthétique du music-hall américain de l’époque (Source : Sammy Davis Jr. Official, s.d.). Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est affecté à la branche Special Services de l’armée américaine, chargée du divertissement des troupes, où il se produit devant des soldats dans des spectacles organisés sur différentes bases (Source : Wikipedia, s.d.). À son retour à la vie civile en 1945, il réintègre le Will Mastin Trio, avec lequel il poursuit une activité soutenue dans les clubs et casinos, notamment à Las Vegas, où la troupe se fait progressivement une place dans les salles de spectacle de premier plan (Source : BlackPast, 2018). Cette présence sur scène, d’abord en groupe, prépare l’émergence de Davis comme vedette à part entière, repérée par l’industrie du spectacle new-yorkaise et hollywoodienne (Source : Sammy Davis Jr. Official, s.d.).
Accès à Broadway et affirmation sur les scènes majeures
La reconnaissance de Sammy Davis Jr. sur Broadway se cristallise au milieu des années 1950, lorsqu’il tient l’affiche de la comédie musicale Mr. Wonderful, créée en 1956, qui consolide sa réputation de performeur complet dans le registre du chant et de la danse (Source : BlackPast, 2018). Quelques années plus tard, il prend la tête de la distribution de Golden Boy, créé à Broadway en 1964, dans lequel il interprète le rôle principal de Joe, un jeune boxeur afro-américain, dans un spectacle dont la partition est signée par Charles Strouse et Lee Adams (Source : BroadwayWorld, s.d.). La production de Golden Boy s’inscrit dans le contexte du mouvement des droits civiques, abordant la question de l’ascension sociale et des tensions raciales, ce qui confère au projet une dimension politique marquée (Source : SammyDavisJr.info, 2020). Le spectacle connaît une longue exploitation, avec 568 représentations, et vaut à Davis une nomination au Tony Award du meilleur acteur dans une comédie musicale lors de la saison 1964–1965 (Source : BroadwayWorld, s.d.). Parallèlement, il apparaît également sur scène à Londres, notamment dans une production de Golden Boy présentée dans le West End à partir de 1968, confirmant l’internationalisation de son activité théâtrale (Source : BroadwayWorld, s.d.).
Carrière cinématographique
Sammy Davis Jr. aborde le cinéma dès l’enfance, avec une première expérience à l’écran en 1933, prolongeant ainsi son travail de scène par des apparitions filmiques (Source : BlackCelebrityBirthdays, 2024). Sa carrière à l’écran prend une autre dimension dans les années 1950, lorsqu’il joue notamment dans le long métrage Anna Lucasta, adaptation d’une pièce, qui s’inscrit dans un ensemble de rôles dramatiques au cinéma (Source : Sammy Davis Jr. Official, s.d.). Il participe ensuite à Porgy and Bess (1959), aux côtés de Sidney Poitier et Dorothy Dandridge, dans une adaptation de l’opéra de George Gershwin, production qui le place au cœur d’un projet d’envergure hollywoodienne (Source : Golden Globes, s.d.). Au début des années 1960, il rejoint le groupe informel du Rat Pack et figure dans Ocean’s 11 (1960), film choral autour d’un casse à Las Vegas, puis dans Robin and the Seven Hoods (1964), où il partage l’affiche avec Frank Sinatra et Dean Martin (Source : Golden Globes, s.d.). Par la suite, il apparaît notamment dans A Man Called Adam (1966), dans la comédie musicale Sweet Charity de Bob Fosse sortie en 1969, dans le film d’action The Cannonball Run (1981) et dans le long métrage de danse Tap (1989), aux côtés de Gregory Hines, poursuivant jusqu’à la fin de sa vie une présence régulière au cinéma (Source : Golden Globes, s.d.).
Travaux télévisuels et variétés
En parallèle du théâtre et du cinéma, Sammy Davis Jr. devient une figure familière du paysage télévisuel américain, multipliant les apparitions dans des émissions de variétés, des talk-shows, des séries et des téléfilms (Source : Sammy Davis Jr. Official, s.d.). Il tient la vedette de The Sammy Davis Jr. Show, programme de variétés diffusé en 1966, qui s’inscrit dans la tradition des émissions centrées sur un artiste invité principal, mêlant numéros musicaux et invités réguliers (Source : YouTube – Odesa Art Dance, 2018). Il anime également l’émission Sammy and Company, pour laquelle il obtient une nomination au Golden Globe du meilleur acteur dans une série musicale ou comique en 1977, témoignant de sa reconnaissance dans le registre télévision-divertissement (Source : SammyDavisJr.info, s.d.). Sa participation à la série One Life to Live lui vaut une nomination au Daytime Emmy en 1980 dans la catégorie meilleur caméo dans une série dramatique de journée (Source : SammyDavisJr.info, s.d.). Dans les années 1980, il est encore présent comme invité dans des productions télévisées, notamment une apparition remarquée dans la série The Cosby Show, qui conduit à une nomination à l’Emmy du meilleur acteur invité dans une série comique en 1989 (Source : SammyDavisJr.info, s.d.).
Présence à Las Vegas, enregistrement et scène musicale
Installé comme tête d’affiche dans les casinos de Las Vegas dès les années 1950, Sammy Davis Jr. construit une partie importante de sa carrière autour du concert live, où il rassemble chant, danse, humour et imitation dans des spectacles conçus pour les salles de casino (Source : BlackPast, 2018). En parallèle, il développe une discographie qui le place dans le paysage de la pop et du jazz vocal américains, avec des enregistrements marquants comme l’interprétation de la chanson What Kind of Fool Am I?, qui lui vaut une nomination aux Grammy Awards en 1963 dans la catégorie meilleure performance vocale masculine (Source : SammyDavisJr.info, s.d.). Au début des années 1970, il enregistre le titre The Candy Man, qui devient un succès majeur et lui apporte une nouvelle visibilité sur la scène pop de l’époque, assortie d’une nomination aux Grammy Awards 1972 dans la catégorie chanteur pop masculin (Source : SammyDavisJr.info, s.d.). Son activité de concert reste intense, avec des tournées et résidences qui entretiennent sa réputation d’entertainer polyvalent, notamment sur les scènes de Las Vegas et dans les grandes salles américaines (Source : Sammy Davis Jr. Official, s.d.). Cette dimension musicale sera plus tard reconnue par l’Académie du disque qui lui attribue un Grammy Lifetime Achievement Award en 2001, distinction posthume saluant l’ensemble de sa contribution en tant qu’interprète (Source : SammyDavisJr.info, s.d.).
Distinctions et reconnaissance institutionnelle
Au fil de sa carrière, Sammy Davis Jr. est nommé et récompensé par plusieurs institutions du spectacle, dans différents domaines – musique, théâtre et télévision (Source : SammyDavisJr.info, s.d.). Il cumule des nominations aux Grammy Awards, aux Emmy Awards, aux Tony Awards et aux Golden Globes, illustrant la diversité de ses activités professionnelles (Source : SammyDavisJr.info, s.d.). En 1965, il est nommé au Tony Award du meilleur acteur dans une comédie musicale pour son rôle dans Golden Boy, créé à Broadway l’année précédente (Source : SammyDavisJr.info, 2020). Il reçoit par ailleurs la Spingarn Medal de la NAACP en 1968, distinction honorant des contributions marquantes dans le domaine afro-américain, puis un NAACP Image Award en 1989 (Source : Wikipedia, s.d.). En 1987, il est l’un des artistes distingués par les Kennedy Center Honors, qui saluent sa carrière dans le spectacle vivant et audiovisuel (Source : Wikipedia, s.d.).
Principales récompenses et nominations
- Nomination aux Grammy Awards 1963 pour « What Kind of Fool Am I? » dans la catégorie Male Solo Vocal Performance (Source : SammyDavisJr.info, s.d.).
- Nomination au Tony Award du meilleur acteur dans une comédie musicale en 1965 pour Golden Boy (Source : SammyDavisJr.info, 2020).
- Nomination à l’Emmy 1966 pour le téléspécial The Swinging World of Sammy Davis Jr. dans la catégorie Outstanding Variety Special (Source : SammyDavisJr.info, s.d.).
- Nomination aux Grammy Awards 1972 dans la catégorie Pop Male Vocalist pour la chanson The Candy Man (Source : SammyDavisJr.info, s.d.).
- Nomination au Golden Globe 1977 du meilleur acteur dans une série musicale ou comique pour Sammy and Company (Source : SammyDavisJr.info, s.d.).
- Nomination au Daytime Emmy 1980 pour une apparition dans la série One Life to Live (Source : SammyDavisJr.info, s.d.).
- Nomination à l’Emmy 1989 pour une participation en tant qu’invité dans The Cosby Show (Source : SammyDavisJr.info, s.d.).
- Emmy Award 1990 pour le spécial télévisé Sammy Davis Jr.’s 60th Anniversary Celebration, dans la catégorie Outstanding Variety, Music or Comedy Special (Source : SammyDavisJr.info, s.d.).
- Grammy Lifetime Achievement Award en 2001, attribué à titre posthume (Source : SammyDavisJr.info, s.d.).
Collaborations et projets collectifs
Une part notable de la carrière de Sammy Davis Jr. se déroule dans un cadre collectif, que ce soit au sein du Will Mastin Trio à ses débuts ou, plus tard, au sein du Rat Pack, groupe informel d’artistes comprenant notamment Frank Sinatra et Dean Martin (Source : BlackPast, 2018). Avec ce dernier ensemble, il participe à des spectacles de variétés sur scène à Las Vegas et à des productions cinématographiques comme Ocean’s 11 et Robin and the Seven Hoods, qui associent musique, comédie et intrigue de fiction (Source : Golden Globes, s.d.). Ses collaborations avec les metteurs en scène et compositeurs de Broadway, au premier rang desquels Charles Strouse et Lee Adams sur Golden Boy, s’inscrivent dans une dynamique où le musical devient un lieu de réflexion sur les enjeux sociaux de son temps (Source : BroadwayWorld, s.d.). Il travaille également aux côtés de chorégraphes comme Donald McKayle, crédité pour la chorégraphie de Golden Boy, dont le travail est distingué par une nomination aux Tony Awards (Source : SammyDavisJr.info, 2020). En fin de carrière, il partage l’affiche du film Tap (1989) avec Gregory Hines, figure majeure de la tap dance, dans un long métrage qui réunit plusieurs générations de danseurs (Source : Golden Globes, s.d.).
Filmographie sélective
- Anna Lucasta, long métrage dramatique, rôle principal masculin (Source : Sammy Davis Jr. Official, s.d.).
- Porgy and Bess (1959), adaptation de l’opéra de Gershwin, avec Sidney Poitier et Dorothy Dandridge (Source : Golden Globes, s.d.).
- Ocean’s 11 (1960), film de casse situé à Las Vegas, avec le Rat Pack (Source : Golden Globes, s.d.).
- Robin and the Seven Hoods (1964), comédie musicale de gangsters, avec Frank Sinatra et Dean Martin (Source : Golden Globes, s.d.).
- A Man Called Adam (1966), drame centré sur un trompettiste de jazz (Source : Golden Globes, s.d.).
- Sweet Charity (1969), comédie musicale réalisée par Bob Fosse, avec Shirley MacLaine (Source : Golden Globes, s.d.).
- The Cannonball Run (1981), comédie d’action autour d’une course automobile, avec Burt Reynolds (Source : Golden Globes, s.d.).
- Tap (1989), film autour de la danse claquée, avec Gregory Hines (Source : Golden Globes, s.d.).
- The Kid Who Loved Christmas (1990), rôle de musicien accompagnateur (Source : Rotten Tomatoes, s.d.).
Films et séries avec Sammy Davis Jr.
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