⚡ L’essentiel en un coup d’œil

  • Sorti le 4 février 2026, Marsupilami est le meilleur démarrage d’un film français depuis 2023
  • Semaine 1 : 1,4 million d’entrées — Semaine 2 : encore plus fort avec +17 % de fréquentation
  • Cumul après 15 jours : près de 3 millions de spectateurs
  • Projection en fin d’exploitation : entre 4 et 5 millions d’entrées
  • Casting XXL : Lacheau, Jamel Debbouze, Jean Reno, Boudali, Fontan, Arruti, Ivanov
  • Un cinéma français qui retrouve des couleurs après une année 2025 difficile

Quinze jours, bientôt 3 millions : les chiffres qui font mal aux concurrents

Lors de sa première semaine d’exploitation, Marsupilami affiche 1 400 483 entrées — meilleur lancement d’un film français depuis Alibi.com 2, sorti en 2023 par Lacheau lui-même. C’est déjà historique. Mais c’est la deuxième semaine qui surprend tout le monde. Là où la grande majorité des comédies s’effondre de 40 à 60 % après leur week-end d’ouverture, celle-ci bondit de 17 %. Grâce aux vacances scolaires en renfort, le film attire 1 416 672 spectateurs supplémentaires la deuxième semaine et frôle désormais les 2,9 millions de cumul.

Pour comparaison, God Save the Tuche, sorti à la même période l’an passé, avait signé 756 000 entrées en deuxième semaine. Marsupilami fait plus du double. La barre des 5 millions — franchie seulement deux fois depuis 2021 en France, par Un p’tit truc en plus et Le Comte de Monte-Cristo — se dessine à l’horizon. Certains observateurs y croient déjà sérieusement.

Filmographie de Philippe Lacheau au box-office France
Film Année Total entrées France Démarrage S1
Babysitting 2014 2 358 733
Babysitting 2 2015 3 203 541
Alibi.com 2017 3 581 581 1 124 383
Nicky Larson et le parfum de Cupidon 2019 1 684 404
Alibi.com 2 2023 4 277 971
Marsupilami 2026 +2,8 M (en cours) 1 400 483

La formule Lacheau : une troupe, un mythe, une recette qu’il affine film après film

Tout a commencé sur un plateau de Canal+ en 2005, avec une bande de copains inconnus surnommée la « Bande à Fifi ». Aujourd’hui, Philippe Lacheau, Tarek Boudali, Élodie Fontan et Julien Arruti pèsent à eux quatre plus de 20 millions d’entrées cumulées en sept longs métrages. Ce n’est pas de la chance. C’est un modèle rodé, répété, peaufiné. Avec Marsupilami, Lacheau fait quelque chose qu’il n’avait pas encore pleinement osé : il déplace le curseur vers un registre clairement familial, assumant l’héritage de Franquin tout en y glissant ses propres obsessions — le gag physique, le personnage benêt, la situation qui dérape à grande vitesse.

Pour renforcer l’armada, deux recrues de prestige ont rejoint la troupe. Jamel Debbouze, déjà au générique de la version d’Alain Chabat en 2012, fait le lien entre les deux adaptations — un clin d’œil malin aux nostalgiques. Jean Reno complète une distribution généreuse, aux côtés d’Alban Ivanov et Reem Kherici. Cette troupe sait exactement ce qu’elle vend : de la connivence, de l’énergie, et un sens du timing que peu d’ensembles comiques français possèdent encore aujourd’hui.

Un bébé Marsupilami et la magie du bouche-à-oreille

Le pitch est simple, presque naïf. David — joué par Lacheau — se retrouve embarqué dans une croisière familiale pour sauver son emploi, avec pour mission de rapatrier un colis mystérieux depuis l’Amérique du Sud. Quand l’objet s’ouvre accidentellement, un bébé Marsupilami en surgit. Chaos assuré. La comparaison avec Baby Yoda dans The Mandalorian s’impose d’elle-même : une petite créature irrésistible qui génère un attachement immédiat, aussi bien chez les personnages que dans la salle. C’est précisément ce ressort émotionnel qui alimente le bouche-à-oreille fulgurant de ces deux premières semaines.

La presse, parfois réservée sur les productions précédentes de Lacheau, s’est montrée nettement plus enthousiaste cette fois. Présenté à l’Alpe d’Huez avant sa sortie nationale, le film y a reçu un accueil triomphal. Le Journal du Geek parle de « sa meilleure comédie à ce jour ». 20 Minutes salue une œuvre « aussi drôle que réjouissante ». Même le public adulte, souvent sceptique sur la comédie populaire à grande échelle, ressort de la salle avec le sourire. Et ce sourire-là, il se partage — vite et loin.

Un cinéma français qui respire enfin

Le contexte rend le succès de Marsupilami encore plus savoureux. L’année 2025 avait été difficile pour les productions françaises, avec des sorties trop souvent en dessous des espérances. Ce film arrive tel un électrochoc : premier film français depuis un an et demi à franchir le million d’entrées hors avant-premières lors de sa première semaine, il redonne de l’oxygène à toute une industrie en attente d’un signal fort.

Dans son sillage, d’autres films français en profitent directement. Gourou avec Pierre Niney cumule plus d’1,5 million d’entrées. Les Enfants de la Résistance de Christophe Barratier signe son meilleur week-end avec plus de 400 000 entrées. Le cinéma français, ce n’est pas seulement une veste jaune à pois noirs qui fait des acrobaties. C’est une chaîne entière qui retrouve confiance. Et ça, c’est peut-être le vrai record de Philippe Lacheau.

Sources
  • Ozap — Box-office : Marsupilami fait encore mieux qu’en première semaine (18 fév. 2026)
  • Première — Presque 3 millions d’entrées pour Marsupilami au box-office français (17 fév. 2026)
  • Boxoffice Pro — Box-office hebdo : Marsupilami encore plus haut (17 fév. 2026)
  • Le Figaro — Marsupilami continue d’attirer les foules (19 fév. 2026)
  • AlloCiné — Box-office France du 11 au 17 février 2026
  • AlloCiné — Déjà 1 million d’entrées pour Marsupilami (10 fév. 2026)
  • Le Figaro — Malgré les critiques, Marsupilami réalise un très bon démarrage (6 fév. 2026)
  • Boxoffice Pro — Box-office week-end : Marsupilami et les nouveautés font le plein (15 fév. 2026)
  • TF1 Info — Marsupilami signe un record pour le cinéma français (8 fév. 2026)
  • AlloCiné — Philippe Lacheau : en 6 films, 20 millions de spectateurs (sept. 2025)
  • Le Figaro — Marsupilami : la Bande à Fifi rencontre Jamel Debbouze et Jean Reno (oct. 2025)
  • Fnac L’Éclaireur — Marsupilami : les premiers avis (jan. 2026)

 

Passionné de cinéma depuis toujours, je consacre une grande partie de mon temps libre à la réalisation de courts métrages. À 43 ans, cette passion est devenue une véritable source d'inspiration et de créativité dans ma vie.

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