Fermer Le Menu
NRmagazine
    Facebook X (Twitter) Instagram
    NRmagazineNRmagazine
    • ECO
    • BUSINESS
    • CINEMA
      • Films
      • Séries
      • Acteurs
    • SOCIETE
      • People
      • Musique
        • Culture musique
      • Blog Entertainment
      • Blog bien-être
      • Blog relation
      • Actu
    • MODE
    • CULTURE
      • Quiz
    • TECH
      • Test et avis
    • VOYAGES
    • AUTO/MOTO
    • MAISON
      • Blog cuisine
    • Rubrique Cinéma
    • Les films populaires
    • Les dernières séries
    • Les meilleurs acteurs
    NRmagazine
    • Rubrique Cinéma
    • Les films populaires
    • Les dernières séries
    • Les meilleurs acteurs
    Nrmagazine » [Critique] The Christophers : Soderbergh peint l’hérédité en faux, McKellen signe le chef-d’œuvre
    Blog Entertainment 10 juin 20267 Minutes de Lecture

    [Critique] The Christophers : Soderbergh peint l’hérédité en faux, McKellen signe le chef-d’œuvre

    Un homme mourant, huit toiles inachevées, deux gamins cupides et une faussaire entre deux identités. Steven Soderbergh revient en forme avec un film de chambre londonien qui parle d'art, d'argent et de la mort avec une élégance qui fait presque mal.

    the christophers
    Partager
    Facebook Twitter E-mail WhatsApp

    Héritage non réclamé

    Pour rappel, Julian Sklar (Ian McKellen) fut jadis une étoile filante du pop art londonien des années 60-70. Peintures vendues à trois millions de dollars pièce chez Christie’s, œuvres dans les collections institutionnelles, anecdotes qui circulent encore dans les couloirs de Soho. Sauf que Sklar n’a plus touché un pinceau depuis des décennies, et qu’il est désormais aussi désargenté que son appartement est encombré. Ses deux enfants adultes, joués par Jessica Gunning et James Corden — autre époque, autre famille (oui, ça sonne bizarre, et pourtant ça fonctionne) — ne savent que faire de ce père qu’ils n’ont pas vu depuis des lustres, sinon compter les toiles enterrées dans sa réserve personnelle.

    Le pitch est posé avec une économie de moyens qui rappelle le meilleur Soderbergh : Variety résumait le projet comme « Ian McKellen and Michaela Coel attempting to outwit one another as an aging artist and the forger hired to complete a key project from his past » . Huit toiles inachevées, dissimulées au dernier étage, valant chacune une fortune sur le marché secondaire. Le plan des héritiers ? Engager Lori (Michaela Coel), restauratrice d’art et ex-faussaire reconvertie dans la nourriture de rue, pour infiltrer la maison du vieux et boucler les œuvres. On les planque, on attend la mort de papa, on touche le jackpot. Simple comme bonjour. Sauf que rien ne l’est, évidemment.

    À lire aussi : Presence (2025) : Soderbergh fait peur à domicile, on a failli avaler notre popcorn de travers

    Lori, faussaire et vrai personnage

    Il y a dans The Christophers une alchimie que le cinéma de comédie criminelle rate neuf fois sur dix : le duo principal tient la route non pas malgré les tensions mais grâce à elles. Michaela Coel incarne Lori avec cette économie de geste et ce regard qui calcule en permanence — le genre de performance qui n’a pas besoin de hurler son intelligence. The Guardian titrait « Ian McKellen and Michaela Coel spar in smart Soderbergh original » , et la formule est juste. Pas de caricature, pas de surjeu : deux acteurs qui se respectent mutuellement dans le cadre, et ça change tout.

    Sklar, lui, n’est pas dupe aussi longtemps qu’on le croyait. La dynamique bascule au moment où il comprend le jeu de Lori — et où il décide, pour des raisons qui lui appartiennent, de ne pas en parler. Deadline soulignait justement que McKellen est « the art and soul of Soderbergh’s bohemian London drama » , une formule un peu convenue mais difficile à contester : le vieil homme est le seul à avoir une vraie vie intérieure dans ce film, et McKellen la joue en sous-texte permanent. Ce n’est pas un personnage à comprendre, c’est un personnage à regarder.

    Solomon, scénariste de contrebande

    Ed Solomon, qu’on connaissait surtout pour ses aventures avec Men in Black et la trilogie Now You See Me, change complètement de registre ici. Le scénario est à la fois précis et poreux — précis dans sa mécanique de caper movie, poreux dans ce qu’il laisse sans réponse sur les motivations de Sklar. NPR décrivait le film comme « a lively and amusing chamber comedy, primarily set within the dilapidated London residence of a renowned painter » , ce qui est exact mais sous-estime la noirceur tranquille de certaines scènes. Solomon écrit des personnages qui ne confessent rien, et Solomon sait très bien que c’est là que ça devient intéressant.

    La question de l’authenticité — qu’est-ce qu’une œuvre finalisée par une main étrangère ? est-ce encore l’œuvre de l’artiste original ? — n’est jamais posée frontalement, et c’est la bonne décision. World of Reel notait que le film est « an art-forgery caper that insists on being a meditation on authenticity, mortality, and artistic compromise » . Soderbergh et Solomon font le choix intelligent de laisser la philosophie infuser sous la mécanique du récit, sans jamais arrêter l’action pour faire un cours. Le fond passe par la mise en scène, pas par les dialogues explicatifs. C’est si rare qu’on peut le signaler.

    À lire aussi : Sexe, mensonges & vidéo (1989) : le premier Soderbergh reste son film le plus honnête — et ça dit quelque chose

    James Corden, invité surprise (pas désagréable, on s’étonne soi-même)

    Soyons honnêtes : quand le nom de James Corden apparaît dans un casting Soderbergh, le réflexe naturel est la méfiance. L’homme sort de dix ans de télé américaine à faire des Carpool Karaoke, et son historique cinéma n’est pas exactement une liste de références pour les Cahiers. Sauf que dans The Christophers, Corden joue le fils raté, cupide et légèrement pathétique, et il n’a jamais été aussi à sa place. Son personnage ne demande pas de sympathie, il n’en mérite aucune, et Corden l’incarne avec une bonne foi désarmante. On n’aurait pas misé un centime là-dessus — et pourtant.

    Jessica Gunning, fraîche auréolée de son passage remarqué dans Baby Reindeer, complète le tableau familial avec une précision chirurgicale. Elle joue la sœur plus organisée, plus froide, celle qui a un plan — ce qui ne l’empêche pas de se retrouver dépassée par les événements avec une régularité amusante. Le duo Corden/Gunning est une belle idée de casting qui aurait pu partir dans tous les sens : Soderbergh les cadre court, les laisse exister sans les valoriser, et ça marche.

    Fitzrovia, décor unique et presque personnage

    Tourné intégralement à Londres en février 2025, dans le quartier de Fitzrovia , The Christophers tire parti de son espace de manière presque théâtrale. L’essentiel du film se passe à l’intérieur de la maison de Sklar — une demeure décrépite, encombrée de souvenirs de gloire, où chaque pièce raconte une époque révolue. Soderbergh ne cherche pas à l’embellir ni à la rendre photogénique : il filme cet intérieur comme un personnage à part entière, vieillissant et encombré mais encore habité d’une énergie rémanente. World of Reel qualifiait le film de « stagey » — pas entièrement faux, mais on a vu Soderbergh faire pire avec du budget vingt fois supérieur.

    La production a été assurée par Department M et Butler & Sklar Productions, avec Neon pour la distribution américaine et Picturehouse Entertainment pour le Royaume-Uni . Budget de production non communiqué officiellement, mais le film porte clairement la signature d’un tournage resserré, rapide, sans fioritures — exactement comme Présence en 2025, autre Soderbergh-Neon qui misait tout sur le dispositif. Soderbergh n’a plus besoin de vingt millions pour occuper l’espace.

    97% sur la tomate, et alors ?

    The Christophers affiche 97 % sur Rotten Tomatoes et 73 sur Metacritic depuis son passage au TIFF en septembre 2025 . C’est l’écart caractéristique entre la presse grand public qui célèbre un Soderbergh « de retour en forme » et les agrégateurs plus sévères sur la substance. The Irish Times titrait que « the film scrapes by thanks to » ses deux têtes d’affiche , ce qui est une façon polie de dire que sans McKellen et Coel, le film serait un exercice de style élégant et parfaitement oubliable. Ni totalement faux, ni entièrement juste.

    Notre verdict : 6,8 sur 10. Le film est intelligent, bien joué, formellement propre — mais il reste en deçà des grandes heures du cinéaste, celles de Sexe, mensonges et vidéo ou de la trilogie Ocean’s. C’est un Soderbergh mineur et assumé, ce qui dans la filmographie du bonhomme reste largement au-dessus de la moyenne hollywoodienne. On vous demande juste de ne pas arriver avec des attentes de chef-d’œuvre. Arrivez comme Lori : avec un plan flou et la conviction que ça finira mieux qu’on le croit.

    À lire aussi : Fiche complète de The Christophers : casting, bande-annonce, dates et avis spectateurs sur NRmagazine


    The Christophers — De Steven Soderbergh. Scénario : Ed Solomon. Avec Ian McKellen, Michaela Coel, Jessica Gunning, James Corden, Tilly Botsford. Produit par Department M / Butler & Sklar Productions. Distribué par Neon (États-Unis), Picturehouse Entertainment (Royaume-Uni). Sortie française : 10 juin 2026. Durée : 1h40. Genre : Crime, Comédie.

    nrmagazine
    Vincent Bazire

    Un journaliste citoyen depuis plus de 20 ans qui alimente de nombreuses thématiques de magazine en ligne.

    • Vincent Bazire
      Idées cadeaux maîtresse et ATSEM : remerciements de fin d’année scolaire, originaux et pas chers
    • Vincent Bazire
      [Critique] Le Vertige (2026) : Quentin Dupieux transforme une simulation en comédie animée mordante
    • Vincent Bazire
      Disclosure Day de Spielberg (Critique) : Une nouvelle rencontre extraterrestre qui laisse des traces
    • Vincent Bazire
      Cadeau Fête des Pères personnalisé : idées originales pour papa

    Publications similaires :

    1. Shining girls : une plongée dans l’univers d’un tueur voyageur à travers le temps sur Apple TV+
    2. Spider-Man : au-delà du Spider-Verse – découvrez les premières images et la date de sortie tant attendue de la suite
    3. Rob Reiner, réalisateur emblématique de Stand By Me, Misery et Princess Bride, s’éteint à 78 ans
    4. Critique de The Testament of Ann Lee : Amanda Seyfried Brille de Mille Feux dans ce Musical Époustouflant
    Part. Facebook Twitter E-mail Copier Le Lien WhatsApp

    Vous pourriez aimer aussi...

    le vertige

    [Critique] Le Vertige (2026) : Quentin Dupieux transforme une simulation en comédie animée mordante

    10 juin 2026
    discolsure day

    Disclosure Day de Spielberg (Critique) : Une nouvelle rencontre extraterrestre qui laisse des traces

    10 juin 2026
    disclosure-day

    Sorties cinéma du 10 juin : Spielberg, Dupieux, Soderbergh et consorts bousculent l’affiche

    9 juin 2026
    Ajouter Un Commentaire
    Laisser Une Réponse Annuler La Réponse

    découvrez la nouvelle star musicale primée aux grammy awards qui incarnera le prochain méchant dans le prochain film james bond, mêlant musique et espionnage dans une aventure inoubliable.

    Le Prochain Méchant de James Bond : Une Star Musicale Récompensée aux Grammy Awards

    découvrez pourquoi colin farrell hésite à reprendre son rôle emblématique dans la saison 2 de the penguin, le spin-off tant attendu de l’univers batman. toutes les infos sur le casting et l’avenir de la série.

    La saison 2 de The Penguin : Colin Farrell hésite à reprendre son rôle dans le spin-off de Batman

    découvrez ce que réserve john wick 5 : le réalisateur promet une expérience inédite, tout en maintenant l’aura iconique de keanu reeves dans la peau du redoutable assassin.

    John Wick 5 promet une expérience totalement nouvelle, assure le réalisateur, tout en conservant la présence emblématique de Keanu Reeves

    découvrez notre analyse approfondie de la saison 2 de silo. plongez dans les décryptages de la conclusion intrigante et explorez la révélation majeure qui pourrait bouleverser les événements à venir. ne manquez pas les détails essentiels sur l'avenir de cette série captivante.

    Silo saison 2 : décryptage de la conclusion et révélation majeure pour l’avenir

    Healthcare, medical: Group of three young African doctors, two men and woman, discuss and looking x

    Découvrez comment visionner la saga X-Men dans l’ordre chronologique

    découvrez 'ballerina', le nouveau film dérivé de l'univers de john wick qui est désormais disponible en ligne. malheureusement, la réception critique n'est pas à la hauteur des attentes. plongez dans cet univers d'action, mais préparez-vous à des avis mitigés sur cette nouvelle aventure.

    Ballerina : un nouveau film dérivé de John Wick déjà en ligne, mais sa réception est décevante

    dans cet article, découvrez les dernières réactions de james gunn concernant les rumeurs d'annulation de 'batman 2'. apprenez comment le réalisateur appelle à la patience et au calme des fans, tout en partageant des informations sur l'avenir de la franchise.

    Batman 2 : James Gunn appelle au calme face aux rumeurs d’annulation

    découvrez le nouvel exploit de robin dans un film inédit de dc, où il s'apprête à briller en solo. plongez dans une aventure palpitante remplie d'action, de rebondissements et d'émotions, mettant en lumière le héros que nous connaissons et aimons. ne manquez pas ce chapitre unique de l'univers dc!

    Robin s’apprête à briller en solo avec un film inédit chez DC

    Rechercher
    Catégories
    • À propos
    • Espace Presse
    • Recrutement
    • Contact
    • Mentions légales
    © 2026 Nrmagazine

    Type ci-dessus et appuyez sur Enter pour la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.