Fermer Le Menu
NRmagazine
    Facebook X (Twitter) Instagram
    NRmagazineNRmagazine
    • ECO
    • BUSINESS
    • CINEMA
      • Films
      • Séries
      • Acteurs
    • SOCIETE
      • People
      • Musique
        • Culture musique
      • Blog Entertainment
      • Blog bien-être
      • Blog relation
      • Actu
    • MODE
    • CULTURE
      • Quiz
    • TECH
      • Test et avis
    • VOYAGES
    • AUTO/MOTO
    • MAISON
      • Blog cuisine
    • Rubrique Cinéma
    • Films
    • Séries
    • Acteurs
    • Sorties cinéma
    • Awards
    • Programme TV
    NRmagazine
    • Rubrique Cinéma
    • Films
    • Séries
    • Acteurs
    • Sorties cinéma
    • Awards
    • Programme TV
    Nrmagazine » The Odyssey de Christopher Nolan : l’épopée qui déborde de partout, mais finit par nous cueillir
    Blog Entertainment 15 juillet 20267 Minutes de Lecture

    The Odyssey de Christopher Nolan : l’épopée qui déborde de partout, mais finit par nous cueillir

    Un film immense, parfois à bout de souffle, qui retrouve pourtant la grâce dans son dernier mouvement
    Partager
    Facebook Twitter E-mail WhatsApp

    The Odyssey arrive avec la discrétion d’un séisme : 173 minutes, un casting de monstres sacrés, un budget de titan et cette idée très nolanienne qu’on peut encore faire du cinéma comme on bâtit une cathédrale. Sauf qu’ici, la cathédrale tangue un peu, et c’est précisément ce qui la rend intéressante.

    Depuis Oppenheimer en 2023, Christopher Nolan a confirmé ce que tout le monde savait déjà : il ne tourne plus des films, il érige des machines. Avec The Odyssey, sorti en salles aux États-Unis le 17 juillet 2026, il s’attaque à Homère en mode grand braquet, en IMAX, avec Matt Damon, Anne Hathaway, Tom Holland, Charlize Theron, Robert Pattinson, Zendaya, Lupita Nyong’o, Himesh Patel, Elliot Page et Jon Bernthal dans le même périmètre. Rien que la liste ressemble à une réunion de l’Olympe après trois cafés et un conflit d’ego. Le projet, produit par Universal Pictures, s’inscrit dans cette logique hollywoodienne très contemporaine où le film événement doit à la fois remplir les salles, justifier la technologie et donner l’impression qu’on assiste à quelque chose d’irrépétable. On connaît la chanson : depuis la montée en puissance du spectacle premium et des écrans géants, le grand studio rêve moins d’un simple succès que d’une expérience totale, presque physique. Nolan, lui, continue de jouer le fer de lance de ce cinéma-là, avec une obstination qui force le respect, même quand ça déraille un peu en route.

    Et c’est bien là le nœud du problème, ou plutôt du plaisir : The Odyssey est un film qui déborde, se cabre, trébuche, puis finit par vous saisir à la gorge.

    Le grand bain, version marée haute

    En apparence, l’adaptation du poème homérique offrait à Nolan un terrain idéal. L’errance d’Ulysse, les récits enchâssés, le temps qui se plie et se déplie, les retours en arrière, les souvenirs qui contaminent le présent : tout ça colle à ses obsessions comme du goudron sur une semelle. On retrouve donc un récit éclaté, qui saute d’une époque à l’autre, qui convoque la guerre de Troie, l’île de Calypso, les sirènes, Circé, le cyclope, les enfers, et qui transforme le voyage de retour en puzzle mental autant qu’en odyssée physique. Nolan adore ça : faire du temps une matière, pas un simple cadre. Ici, il s’en sert pour raconter un homme broyé par la guerre, absent de chez lui depuis dix ans, et dont le retour possible ressemble moins à une victoire qu’à une réintégration douloureuse dans le monde des vivants.

    Le film a beau courir sur 173 minutes, il donne parfois l’impression d’en vouloir 40 de plus et 20 de moins à la fois. Ça part dans tous les sens, ça s’attarde là où on attendait de l’élan, ça accélère quand on aurait aimé respirer. Bref, ça n’est pas toujours d’une fluidité olympienne. Mais ce chaos a du sens : Nolan ne filme pas une légende propre et lisse, il filme le coût humain de la légende. Et ça, franchement, ça change tout. Le film ne cherche pas à glorifier un héros, il regarde ce qu’il lui reste après la gloire.

    Héros fatigués, dieux pas très nets

    Matt Damon compose un Ulysse taillé dans le granit, sec, hanté, presque fermé au monde. Le rôle lui va comme une armure cabossée. En face, Anne Hathaway donne à Pénélope une intensité qui évite le simple archétype de l’épouse qui attend au balcon, et Robert Pattinson s’amuse visiblement à faire d’Antinoos un sale type de première catégorie, le genre de prétendant qui vous donne envie de lui fermer la porte au nez et de jeter la clé dans la mer Égée. Tom Holland, en revanche, reste le maillon le moins convaincant du lot : charmant, oui, mais un peu flottant, comme si le film n’avait pas tout à fait trouvé comment le faire exister au milieu de cette meute. On ne va pas se raconter d’histoires, quand on met Holland à côté de Hathaway et Pattinson, la comparaison pique un peu.

    Affiche de L'Odyssée
    Affiche de L'Odyssée

    Le reste du casting tient la route avec une belle insolence. Charlize Theron impose une Calypso magnétique, Zendaya fait d’Athéna une présence presque spectrale, Lupita Nyong’o injecte du venin dans Hélène de Troie, et Samantha Morton, en Circé, vole chaque scène avec un plaisir féroce. Nolan a aussi la bonne idée de faire parler tout ce monde dans un anglais contemporain, parfois avec des accents qui glissent vers l’américain, ce qui peut surprendre au départ avant de devenir presque naturel. Ce choix casse l’effet musée et ramène le mythe à hauteur d’homme. Ou plutôt à hauteur de blessure. Chez Nolan, les dieux sont moins des figures de carton-pâte que des projections de notre propre chaos.

    Quand l’IMAX fait le boulot des Muses

    Visuellement, The Odyssey appartient à ces films qui réclament l’obscurité d’une salle et la démesure d’un écran géant. Hoyte van Hoytema, fidèle complice du cinéaste, signe des images qui ont parfois quelque chose de l’apparition : des rivages noyés, des silhouettes perdues dans des masses de pierre ou d’eau, des horizons qui semblent avaler les personnages. Certaines séquences donnent ce petit vertige très rare, celui qui fait se demander comment diable l’équipe a fabriqué ça. La scène du cheval de Troie, tenue en réserve jusqu’au bon moment, fonctionne comme un verrou narratif qui se referme d’un coup sur tout le film. Et le passage des sirènes, avec ce refus de nous livrer leur chant de manière attendue, a une élégance presque cruelle.

    La musique de Ludwig Göransson pousse le tout vers une tension continue, avec des percussions lourdes et même des synthés plus sombres qu’on ne l’aurait cru. Ça pulse, ça martèle, ça creuse. En revanche, certaines scènes d’action pâtissent du goût de Nolan pour le découpage rapide, presque abstrait, qui brouille parfois la lisibilité au lieu de la magnifier. On est loin d’un chaos gratuit, mais il y a des instants où l’on sent le film lutter contre sa propre masse. C’est le prix à payer quand on veut tout embrasser d’un seul bloc. Le spectacle est immense, mais il ne se laisse pas toujours dompter sans résistance.

    Le retour au foyer, ce vieux piège

    Ce qui sauve The Odyssey de la simple démonstration de force, c’est son dernier mouvement. Là, Nolan retrouve une clarté émotionnelle qu’on lui a parfois refusée à tort, comme si son goût du dispositif empêchait toute vibration humaine. Ici, au contraire, le film finit par se retourner sur lui-même et par reconfigurer ce qu’on a vu depuis le début. Le retour d’Ulysse n’est pas un happy end, c’est une confrontation avec ce que la guerre a laissé derrière elle, dans les corps, dans les mémoires, dans les maisons. On pense à Dunkirk et, dans une autre mesure, à Oppenheimer : le vrai sujet n’est pas la victoire, mais l’après, ce moment où l’histoire cesse de faire du bruit et commence à ronger les survivants.

    Et c’est là que le film devient plus grand que ses défauts. Parce qu’au fond, Nolan ne raconte pas seulement une épopée antique ; il parle de la difficulté à revenir parmi les siens quand on a traversé l’enfer, de la possibilité d’un apaisement après la violence, de cette petite lumière qu’on cherche au bout du tunnel même quand le tunnel a déjà brûlé. On peut trouver le film trop chargé, trop éclaté, trop sûr de sa propre grandeur. On peut aussi reconnaître qu’il ose encore quelque chose que beaucoup de blockbusters ont abandonné depuis longtemps : le risque du débordement. The Odyssey n’est pas un film sage, et tant mieux : les films sages, on les oublie avant même le générique.

    Au bout du compte, Nolan ne signe pas son chef-d’œuvre le plus net, ni le plus maîtrisé, mais peut-être l’un de ses plus audacieux. Une fresque qui vacille, qui respire mal par endroits, qui s’épuise même, puis qui vous rattrape au moment où on pensait l’avoir laissée filer. C’est un drôle d’objet, un peu cabossé, très ambitieux, parfois agaçant, souvent magnifique. Et si l’Olympe devait vraiment accueillir les cinéastes, on parie que Nolan arriverait en retard, les bras chargés de pellicule, avec une maquette d’IMAX sous le bras. Le genre de retard qu’on lui pardonne volontiers.

    Bande-annonce VF de L'Odyssée

    nrmagazine
    Vincent Bazire

    Journaliste citoyen depuis plus de 20 ans, passionné de cinéma et réalisateur de courts-métrages sur mon temps libre.

    • Vincent Bazire
      Quelles idées de cadeaux pour une fan de K-pop ?
    • Vincent Bazire
      Matériel de vape : guide complet du débutant au confirmé
    • Vincent Bazire
      Comment l’intelligence artificielle transforme la gestion documentaire
    • Vincent Bazire
      Chat Control : l’UE ressuscite sa surveillance de masse le 9 juillet 2026, et personne n’a vraiment voté pour

    Publications similaires :

    1. Belkis Bayrak prépare A Brighter Word Than Bright : le deuil en plein jour, ou presque
    2. Après Shanghai, My Own Last Supper vise la Chine et son grand banquet
    3. Catherine Hardwicke revient avec Street Smart : Venice, Sally Struthers et la vague romantasy
    4. Pearl River sort l’artillerie : un studio, Guo Ni et huit franchises en embuscade
    Film
    Part. Facebook Twitter E-mail Copier Le Lien WhatsApp

    Vous pourriez aimer aussi...

    Les 15 meilleurs films des années 70 selon Rotten Tomatoes : le palmarès qui rappelle pourquoi la décennie a tout changé

    15 juillet 2026

    Sam Neill, l’âme cabossée de Jurassic Park, s’éteint à 78 ans

    15 juillet 2026

    David Yates et The Stand : pourquoi le réalisateur d’Harry Potter a dit non à Stephen King

    15 juillet 2026
    Ajouter Un Commentaire
    Laisser Une Réponse Annuler La Réponse

    Zhang Songwen sort le cadavre du placard à Shanghai

    Box-office : Toy Story 5 explose à 71 millions de dollars dès son premier jour

    George MacKay : pêche, voyage temporel et rêve de Bond en mode méchant

    Shanghai : 10 courts métrages iPhone bouclent le camp mobile du festival

    Pearl River sort l’artillerie : un studio, Guo Ni et huit franchises en embuscade

    Catherine Hardwicke revient avec Street Smart : Venice, Sally Struthers et la vague romantasy

    Après Shanghai, My Own Last Supper vise la Chine et son grand banquet

    Belkis Bayrak prépare A Brighter Word Than Bright : le deuil en plein jour, ou presque

    Rechercher
    Catégories
    • À propos
    • Espace Presse
    • Recrutement
    • Contact
    • Mentions légales
    © 2026 Nrmagazine

    Type ci-dessus et appuyez sur Enter pour la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.