
En France, la profession d’avocat ne cesse de faire rêver. Véritables stars du barreau, certains ténors endossent des procès historiques et marquent l’opinion publique. Mais au-delà des prétoires et des longues plaidoiries, le métier recouvre de multiples réalités bien moins glamour. Tour d’horizon de cette carrière juridique si particulière.
Comme pour la plupart des professions réglementées, l’accès au métier d’avocat n’est pas complètement libre. Avant de pouvoir exercer, il faut remplir certaines conditions :
La profession d’avocat se distingue cependant des autres métiers du droit par son indépendance. Contrairement au magistrat ou au greffier par exemple, l’avocat n’est pas un auxiliaire de justice. S’il prête serment, ce n’est pas devant la Nation mais face à l’Ordre des avocats, organisme professionnel autonome.
Pour la majorité des candidats, le cheminement vers la robe suit un parcours bien précis en plusieurs étapes.
Tout commence par l’obtention d’un diplôme de niveau bac+4/5, soit une maîtrise ou un master 1. Concrètement, il faut suivre quatre ou cinq années d’études après le baccalauréat, le plus souvent à l’Université. La filière Droit étant pléthorique, il est conseillé aux candidats de viser une mention assez bien ou bien au diplôme pour espérer poursuivre par la suite. À ce stade, les notes aux examens sont déterminantes.
Une fois le diplôme en poche, place à “l’examen du barreau”. Organisé chaque année au mois de septembre, ce concours d’entrée au Centre régional de formation professionnelle des avocats (CRFPA) s’avère très sélectif. Seuls 10 à 15% des candidats sont finalement retenus. Raison pour laquelle la plupart des étudiants suivent une préparation spécifique.
Cette année de “pré-CAPA” offre un entraînement intensif aux futurs avocats, tant pour les épreuves écrites d’admissibilité que pour les oraux. Au programme : des dissertations de culture générale, des commentaires d’arrêts et des consultations juridiques. Une excellente maîtrise du droit civil et de la procédure civile s’impose.
Les candidats reçus au concours du CRFPA intègrent pour 18 mois l’une des 14 écoles régionales. Cette formation alterne cours théoriques, mises en situation professionnelle et stages en cabinet d’avocats. Au terme des 3 semestres, un second concours clôt le cursus : le CAPA.
S’il est obtenu, les jeunes diplômés peuvent enfin prêter serment. Ils deviennent alors avocats stagiaires pour une période obligatoire de 2 ans. Après quoi, ils pourront s’inscrire officiellement au Barreau et exercer sans limitation de durée.
En début de carrière, l’avocat détient un statut de généraliste. Mais au fil des années et des expériences professionnelles, des choix de spécialisation s’opèrent. Certains domaines du droit offrent de belles perspectives.
Figure incontournable des séparations et des divorces conflictuels, ce professionnel du droit apporte assistance et conseils aux couples en instance de rupture. Il prend en charge tout le volet juridique : garde des enfants, pension alimentaire, prestation compensatoire, liquidation du régime matrimonial…
De plus en plus recherchés avec l’explosion des divorces, ces avocats familialistes voient leur activité prospérer. Le bouche-à-oreille fonctionne bien et permet à certains cabinets de se constituer une belle clientèle.
Avec des législations de plus en plus complexes, les particuliers comme les entreprises ont besoin de conseils personnalisés en matière fiscale. Domaines concernés : impôt sur le revenu, impôt sur la fortune (ISF), taxe foncière, droits de succession, fiscalité des sociétés…
Parfaitement à l’aise avec le maquis administratif, l’avocat fiscaliste décrypte la réglementation, optimise la situation de ses clients et les défend en cas de redressement. Un métier d’avenir !
Figure emblématique du monde de l’entreprise, ce professionnel accompagne les sociétés et leurs dirigeants au quotidien. Son activité recouvre de nombreuses interventions :
Réactif et pragmatique, cet avocat doit parfaitement maîtriser le droit des sociétés et le droit commercial général. Sa connaissance du monde de l’entreprise fait souvent la différence.
La question du salaire donne lieu à quelques idées reçues du côté du grand public. Qu’en est-il réellement ? On fait le point.
En début de carrière, un avocat gagne en moyenne entre 2 500 € et 3 000 € nets par mois en sortant de l’école et du CAPA. Mais en fonction du barreau, du prestige du cabinet et de l’investissement personnel, les situations diffèrent énormément. Certains avocatsassociés dans des structures renommées dépassent allègrement les 15 000 € nets mensuels quand d’autres plafonnent aux alentours du SMIC…
Le choix de se spécialiser ou non oriente aussi les niveaux de revenus. Ainsi en moyenne, voici les salaires constatés :
Les honoraires sont alors fixés en fonction de la technicité des dossiers traités et du degré d’expertise apporté.
Au sommet de la profession, ce statut tant convoité offre salaires confortables et conditions de travail privilégiées. Mais avant de prétendre à ce Graal, il faut justifier :
Peu d’avocats associés y parviennent. Mais ceux qui y parviennent touchent sans problème 15 000 € à 20 000 € nets par mois.
Derrière le strass et les paillettes véhiculées par certains films ou séries télévisées, le quotidien d’un avocat n’a rien de glamour. Si vous désirez davantage d’informations sur le métier, visiter ce site spécialisé dans les avocats et le droit en général. Mais malgré des études longues et un accès au métier complexe, de nombreux juristes persévèrent et finissent par accéder au barreau.
Car une fois le cap de l’installation passé, de belles satisfactions professionnelles et personnelles sont au rendez-vous. Ce métier permet de concilier relationnel, sens du collectif et expertise technique. Ajoutez à cela une dimension sociale évidente, et vous obtenez un cocktail détonnant ! Alors, tenté par la carrière d’avocat ?
Je suis un écrivain passionné par la lecture et l’écriture. J’ai choisi d’exprimer mes opinions et mes observations sur mon blog, où je publie souvent des articles sur des sujets qui me sont chers. Je m’intéresse aussi beaucoup aux préoccupations sociales, que j’aborde souvent dans mon travail. J’espère que vous apprécierez mes articles et qu’ils vous inciteront à réfléchir vous aussi à ces sujets. N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me faire part de vos réflexions !