Russell Hicks: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Russell Hicks en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
250
œuvres recensées
236 films · 14 séries
- Première année recensée
- 1916
- Dernière année recensée
- 1957
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1941, « Sergent York » de Howard Hawks place Russell Hicks dans le rôle d’un général non crédité. Dix ans plus tard, sa présence revient dans « The Cisco Kid », où il joue Jasper King en 1950, avant une série d’apparitions à la télévision jusqu’en 1957.
Des débuts muets aux seconds rôles
Edward Russell Hicks naît à Baltimore, dans le Maryland, le 3 juin 1895. Il apparaît d’abord comme figurant en 1915 et 1916 dans deux films de D. W. Griffith, « Naissance d’une nation » et « Intolérance ». Ces premières apparitions le placent déjà dans des productions de tout premier plan pour l’époque, sans lui offrir encore de personnage identifié.
Le passage au parlant change son horizon professionnel. À partir de 1933, il tient régulièrement des rôles de soutien dans le cinéma américain, avec une fréquence qui l’amène à tourner dans plus de 300 films jusqu’en 1956. Cette masse de travaux ne tient pas d’un effet de répétition anonyme: elle dessine une présence de plateau recherchée, souvent dans des œuvres de studio où les seconds rôles structurent la scène.
En 1934, il figure dans « Before Morning » d’Arthur Hoerl, puis dans « La Maison du chien qui hurle » d’Alan Crosland et « Rayon d’amour » de Mervyn LeRoy. La même année, il passe par « Le Cabochard » de Ray Enright et « Mariage secret » de William Dieterle. Ces titres installent une cadence rapide, avec une activité qui s’intensifie sur des productions diverses et des réalisateurs très différents.
Les années 1930, entre studios et westerns
L’année 1935 concentre une série de participations qui disent l’ampleur de son emploi à Hollywood. Il est présent dans « Charlie Chan à Shanghaï », où il joue James Andrews, puis dans « L’Incendiaire de New York », « Radio-crochet » et « La Fiancée imprévue ». D’autres titres comme « Sur le velours », « Cardinal Richelieu » ou « L’Enfer » montrent une circulation aisée entre mélodrame, comédie et film historique.
En 1936, il passe par « Le Mystère de Mason Park », « Le Défenseur silencieux », « Rose-Marie », « En suivant la flotte » et « Le général est mort à l’aube ». Il rejoint aussi « La Télévision révélatrice », « Spendthrift » et « Le Doigt qui accuse ». Cette année-là, la variété des metteurs en scène, de Lewis Milestone à Raoul Walsh, place Hicks dans un circuit de production soutenu où le rôle secondaire devient un outil de continuité narrative.
L’année suivante, il apparaît dans « Prisons d’hommes », « Secret Valley », « Girl Overboard », « Espionnage », « Tout va très bien », « Le Chant du printemps » et « L’Homme qui terrorisait New York ». À ce stade, son nom revient dans des genres très contrastés, avec une nette récurrence du western et du film d’aventures, deux terrains où sa physionomie d’autorité convient aux responsables, officiers et notables.
Des rôles identifiés au tournant des années 1940 et 1950
En 1941, « Sergent York » lui donne un rôle de général. Le personnage n’est pas crédité, mais le film de Howard Hawks reste l’un des repères les plus visibles de sa filmographie. La même période le voit apparaître dans des productions dont les titres ne suffisent pas à décrire le détail des emplois, mais où sa silhouette demeure associée à l’autorité et aux fonctions de commandement.
Après la guerre, il retrouve l’écran dans « Samson et Dalila » de Cecil B. DeMille, en 1949, où il joue le Lord of Ashkelon. L’année 1950 le conduit vers « The Cisco Kid », avec le rôle de Jasper King. Ce passage à des personnages explicitement nommés marque un point lisible dans sa présence au cinéma, sans rompre le rythme d’un travail fondé sur l’efficacité de la composition.
En 1951, il figure dans « Racket Squad », puis revient l’année suivante vers une télévision en plein essor. Il passe par « The Secret Storm » en 1954, « Playwrights ’56 » en 1955, où il joue Mr. More, « Cheyenne » et « Navy Log » la même année, puis « Telephone Time » et « Les cadets de West-Point » en 1956. Cette circulation entre feuilletons, anthologies et westerns télévisés dit une adaptation directe au petit format, sans abandonner les usages du cinéma de studio.
Théâtre, télévision, fin de présence
Entre 1925 et 1955, Russell Hicks joue à Broadway dans neuf pièces et une comédie musicale. Cette activité théâtrale court en parallèle de ses engagements au cinéma et donne à sa carrière une base scénique constante. Le théâtre lui offre un autre espace de jeu, inscrit dans la durée, loin de l’instabilité des tournages rapides qui dominent une partie de son emploi à Hollywood.
À la télévision, sa présence s’étend de 1950 à 1957. Il figure dans des séries et productions comme « Panic! » en 1957, année de sa mort, survenue le 1er juin à Los Angeles. Cette dernière phase le montre actif dans un paysage audiovisuel où les anciens seconds rôles du cinéma trouvent une nouvelle circulation, souvent à travers des formats brefs et des distributions mouvantes.
Russell Hicks meurt à 61 ans, après avoir laissé derrière lui une œuvre d’interprétation étalée sur plus de 4 décennies. Son nom complet, Edward Russell Hicks, apparaît dans les documents qui le concernent, tout comme ses variantes professionnelles R. E. Hicks et R. E. Hicks. À travers les titres retenus ici, de « Naissance d’une nation » à « Panic! », se dessine une présence continue dans le cinéma américain, du muet à la télévision naissante.
Films et séries avec Russell Hicks
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