L’Incendie de Chicago, titre français de In Old Chicago, est un film américain produit par la 20th Century Fox et réalisé par Henry King, sorti en 1938 en France et lors de la saison 1937-1938 aux États-Unis (Source : Wikipédia, 2007 ; Télé-Loisirs, 2023 ; SensCritique, 2025). Le scénario s’inspire d’une histoire intitulée We the O’Learys signée Niven Busch, développée ensuite par Sonya Levien et Lamar Trotti, qui structurent le récit autour de la famille irlandaise et de la légende de la vache de Mrs O’Leary (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2008). Le film s’inscrit dans une veine de superproductions de studio, qui, à la fin des années 1930, exploitent le potentiel spectaculaire des catastrophes urbaines, dans le sillage de San Francisco de W.S. Van Dyke (1936), centré sur le séisme de 1906 (Source : IMDb, 2008 ; OscarChamps, 2015). La production mobilise d’importants moyens techniques, notamment pour la séquence finale de l’incendie, intégrant décors de grande ampleur et effets spéciaux destinés à figurer l’embrasement progressif de la ville (Source : IMDb, 2008 ; Ciné-club de Caen, 2024). Par ailleurs, la 20th Century Fox met en avant un trio de jeunes vedettes, Tyrone Power, Alice Faye et Don Ameche, déjà associés à plusieurs succès du studio, afin de combiner drame intime, romance et fresque historique (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2008). Dans ce contexte, le film participe à la consolidation du modèle du film-catastrophe comme forme de divertissement spectaculaire, articulé à un récit mélodramatique et à un discours sur la ville moderne (Source : IMDb, 2008 ; OscarChamps, 2015).
Intrigue et enjeux dramatiques
L’intrigue s’ouvre en 1854, lorsque Patrick O’Leary trouve la mort dans un accident en approchant de Chicago, laissant sa veuve Molly et leurs trois fils s’installer en ville dans l’espoir d’y faire fortune (Source : IMDb, 2008 ; Ciné-club de Caen, 2024). Molly devient blanchisseuse et assure seule la subsistance de la famille, tandis que ses enfants grandissent dans un environnement marqué par la ségrégation sociale et la spéculation immobilière (Source : Ciné-club de Caen, 2024 ; SensCritique, 2025). Jack, l’aîné, choisit la voie du droit et se construit une image d’avocat intègre, bientôt appelé à jouer un rôle sur la scène politique locale, alors que Dion se dirige vers le milieu des saloons, du jeu et des affaires plus risquées, et que Bob demeure plus proche du foyer, aspirant avant tout à une vie familiale stable (Source : Ciné-club de Caen, 2024 ; OscarChamps, 2015). La rencontre des frères avec Belle Fawcett, chanteuse de cabaret incarnée par Alice Faye, introduit une dimension sentimentale qui traverse les rivalités professionnelles et illustre le lien entre divertissement populaire et pouvoirs municipaux (Source : Rotten Tomatoes, 2006 ; IMDb, 2008). Au fur et à mesure que Jack accède à la mairie, dans un contexte de corruption et de tensions autour du quartier du Patch, l’opposition avec Dion se durcit, jusqu’à ce que la catastrophe de 1871, déclenchée par un feu parti de la grange des O’Leary, redistribue les cartes en mettant en cause les ambitions et les alliances nouées dans la ville (Source : Rotten Tomatoes, 2006 ; Ciné-club de Caen, 2024 ; IMDb, 2008).
Distribution et personnages
La distribution repose sur un ensemble d’acteurs associés au cinéma de studio de la 20th Century Fox de la fin des années 1930 (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2008). Tyrone Power interprète Dion O’Leary, figure de saloonier ambitieux, joueur et homme d’affaires, dont la trajectoire incarne une forme de corruption assumée et de charisme populaire dans le Chicago de l’époque (Source : Wikipédia, 2007 ; OscarChamps, 2015). Don Ameche prête ses traits à Jack O’Leary, frère aîné présenté comme un avocat intègre, dont la carrière politique se développe en parallèle des agissements de Dion, créant un contraste entre idéal réformateur et compromis avec les forces économiques locales (Source : Rotten Tomatoes, 2006 ; OscarChamps, 2015). Alice Faye, habituée aux rôles de chanteuse au sein du studio, joue Belle Fawcett, artiste de cabaret qui devient le pivot sentimental et professionnel entre les deux frères, symbolisant le lien entre spectacle, commerce et pouvoir municipal (Source : Wikipédia, 2007 ; Rotten Tomatoes, 2006). Alice Brady incarne Molly O’Leary, la mère, dont la figure de veuve irlandaise laborieuse est au centre de la narration familiale et à l’origine involontaire de l’incendie, via la célèbre légende de la vache (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2008). Autour de ce noyau, le film rassemble un ensemble de seconds rôles typiques du système hollywoodien, qui incarnent tantôt la classe politique, tantôt les forces économiques ou les habitants du Patch, étoffant ainsi le tableau social de la ville (Source : IMDb, 2008 ; Ciné-club de Caen, 2024).
Esthétique, mise en scène et séquence de l’incendie
La mise en scène de Henry King articule mélodrame familial et spectacle de catastrophe, en s’appuyant sur une reconstitution de studio du Chicago de la fin du XIXe siècle (Source : IMDb, 2008 ; Ciné-club de Caen, 2024). Les séquences situées dans le Patch, quartier populaire et animé, s’attachent à montrer la densité des cafés, des salles de spectacle et des rues commerçantes, contribuant à installer un décor urbain foisonnant avant la destruction finale (Source : Ciné-club de Caen, 2024 ; Rotten Tomatoes, 2006). Les numéros interprétés par Belle Fawcett, chantée par Alice Faye, s’intègrent à la trame narrative pour illustrer le rôle du divertissement comme moteur économique et espace de sociabilité, caractéristique du cinéma de la Fox à cette période (Source : Wikipédia, 2007 ; Rotten Tomatoes, 2006). La séquence de l’incendie constitue le point culminant du film, mobilisant décors destructibles, effets de flammes et mouvements de foule pour figurer la propagation du feu à travers la ville et la désorganisation des autorités (Source : IMDb, 2008 ; Ciné-club de Caen, 2024). Cette représentation de la catastrophe, qui s’inspire de rapports historiques tout en prenant des libertés avec la réalité, permet de conclure le récit sur une articulation entre drame intime et reconstruction symbolique de Chicago après le désastre (Source : Rotten Tomatoes, 2006 ; Facebook/Retro Reels, s.d.). Par ce dispositif, le film s’inscrit dans la tradition des grandes fresques de studio où l’événement historique est pris en charge par une dramaturgie centrée sur quelques figures emblématiques (Source : IMDb, 2008 ; OscarChamps, 2015).
Réception critique, succès et distinctions
À sa sortie, In Old Chicago s’impose comme une production importante de la 20th Century Fox de la saison 1937-1938 et est retenu dans la course aux récompenses hollywoodiennes (Source : IMDb, 2008 ; OscarChamps, 2015). Le film est nommé à plusieurs Oscars, notamment dans les catégories majeures, et permet à Alice Brady de recevoir l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation de Molly O’Leary lors de la cérémonie de 1938 (Source : OscarChamps, 2015 ; IMDb, 2008). Cette même année, l’œuvre figure parmi les titres en lice pour l’Oscar du meilleur film, témoignant de la place acquise par la production dans le paysage hollywoodien de la fin des années 1930 (Source : OscarChamps, 2015). Dans la critique contemporaine comme dans les évaluations ultérieures, le film est fréquemment cité pour l’ampleur de sa séquence de catastrophe et pour la performance de Brady, qui s’écarte de ses emplois habituels de comédie (Source : OscarChamps, 2015 ; IMDb, 2008). Sur des bases de données contemporaines, telles qu’IMDb, Rotten Tomatoes ou SensCritique, le film bénéficie d’évaluations globalement favorables, reflétant un statut de classique du cinéma de studio, souvent présenté comme un jalon dans l’histoire du film-catastrophe américain (Source : IMDb, 2008 ; Rotten Tomatoes, 2006 ; SensCritique, 2025). Ces éléments contribuent à inscrire L’Incendie de Chicago dans une mémoire cinéphile qui associe fresque historique, mélodrame familial et expérimentation spectaculaire sur les moyens techniques de l’époque (Source : OscarChamps, 2015 ; Ciné-club de Caen, 2024).
Fiche technique et repères complémentaires
Sur le plan technique, L’Incendie de Chicago est réalisé par Henry King, cinéaste déjà actif dans le muet et qui signera par la suite plusieurs œuvres marquantes pour la Fox, avec une durée d’environ 95 à 96 minutes selon les sources (Source : Wikipédia, 2007 ; SensCritique, 2025 ; Télé-Loisirs, 2023). Le film est produit par la 20th Century Fox, sous la direction de Darryl F. Zanuck, figure centrale du studio, qui accompagne la stratégie de grandes fresques spectaculaires dans les années 1930 (Source : Télé-Loisirs, 2023 ; IMDb, 2008). Il s’agit d’un drame historique à tonalité mélodramatique, tourné en noir et blanc, et distribué aux États-Unis à la fin de 1937, avant sa sortie en France le 31 mars 1938 (Source : Wikipédia, 2007 ; SensCritique, 2025). La musique et les chansons, interprétées à l’écran par Alice Faye, s’inscrivent dans la tradition des productions musicales du studio, même si l’axe principal demeure le récit de la famille O’Leary et de l’incendie (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2008). Les informations détaillées sur la photographie, le montage ou les équipes techniques sont recensées dans les bases de données spécialisées comme IMDb et les dossiers de ciné-clubs, qui documentent les principaux collaborateurs et situent le film dans la filmographie de King (Source : IMDb, 2008 ; Ciné-club de Caen, 2024).
- Titre original : In Old Chicago (Source : Wikipédia, 2007)
- Titre français : L’Incendie de Chicago (Source : Wikipédia, 2007)
- Réalisation : Henry King (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2008)
- Scénario : Niven Busch (histoire We the O’Learys), Sonya Levien, Lamar Trotti (Source : Wikipédia, 2007)
- Production : 20th Century Fox, sous la direction de Darryl F. Zanuck (Source : Télé-Loisirs, 2023 ; IMDb, 2008)
- Genre : drame historique, film-catastrophe (Source : Télé-Loisirs, 2023 ; IMDb, 2008)
- Durée : environ 95–96 minutes (Source : Wikipédia, 2007 ; SensCritique, 2025)
- Pays : États-Unis (Source : Wikipédia, 2007)
- Date de sortie France : 31 mars 1938 (Source : SensCritique, 2025)
- Interprètes principaux : Tyrone Power (Dion O’Leary), Alice Faye (Belle Fawcett), Don Ameche (Jack O’Leary), Alice Brady (Molly O’Leary) (Source : Wikipédia, 2007 ; IMDb, 2008)
- Distinction notable : Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle pour Alice Brady en 1938 (Source : OscarChamps, 2015 ; IMDb, 2008)
Critique sur L'Incendie de Chicago
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de L'Incendie de Chicago figurent Dion O'Leary, interprété par Tyrone Power, Belle Fawcett, interprété par Alice Faye et Jack O'Leary, interprété par Don Ameche. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

















