Robert Dalban: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Robert Dalban en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
203
œuvres recensées
195 films · 8 séries
- Première année recensée
- 1937
- Dernière année recensée
- 1984
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Robert Dalban, de son vrai nom Gaston Barré, naît le 19 juillet 1903 à Celles-sur-Belle, dans les Deux-Sèvres, et s’impose au fil des décennies comme l’un des seconds rôles récurrents du cinéma français, présent des années 1930 au milieu des années 1980 (Source : Wikipédia, 2004). Au cours de sa carrière, il apparaît dans plus de deux cents films, s’inscrivant durablement dans le paysage cinématographique hexagonal par la fréquence de ses apparitions et la variété des registres abordés (Source : Wikipédia, 2004). Sa présence à l’écran accompagne plusieurs générations de cinéastes et d’acteurs, depuis le cinéma de l’entre-deux-guerres jusqu’aux comédies populaires de la fin des années 1970 et du début des années 1980 (Source : CinéDweller, 2025). Cette continuité en fait une figure familière du public, souvent identifiée à des personnages de garagistes, de concierges, de petits patrons ou de représentants de l’autorité, qui structurent en creux un portrait socioprofessionnel de la France filmée (Source : Wikipédia, 2004). Il meurt le 3 avril 1987 à Paris, après plus d’un demi-siècle d’activité devant les caméras (Source : Linternaute, 2019).
Débuts de carrière et premiers rôles au cinéma
Avant de s’imposer au cinéma, Robert Dalban débute dans le spectacle comme comique troupier, puis se produit dans des opérettes et des revues, avant de rejoindre la scène théâtrale, ce qui constitue son premier terrain de jeu artistique (Source : AlloCiné, 2015). Il fait ses premiers pas au cinéma dans les années 1930, avec notamment le film « L’Or dans la rue » de Curtis Bernhardt, sorti en 1934, où il apparaît dans un contexte encore marqué par l’installation du cinéma parlant en France (Source : CinéDweller, 2025). En 1937, il est à l’affiche de « Passeurs d’hommes » de René Jayet, souvent considéré comme son premier rôle marquant à l’écran, inscrit dans une production qui participe à la structuration du polar et du film de contrebande dans le cinéma français de l’époque (Source : AlloCiné, 2015). Durant cette décennie, il enchaîne plusieurs apparitions qui installent progressivement son image d’acteur de complément, au service de récits où les seconds rôles occupent une fonction de caractérisation sociale ou de ressort comique (Source : Wikipédia, 2004). Ces premiers rôles le placent dans un réseau de metteurs en scène et de producteurs avec lesquels il poursuivra sa collaboration dans les décennies suivantes (Source : CinéDweller, 2025).
Affirmation dans les années 1950 et collaborations marquantes
Les années 1950 constituent une phase décisive pour Robert Dalban, dont la présence à l’écran se densifie et se diversifie au sein d’un cinéma français en pleine mutation (Source : Linternaute, 2019). Il apparaît notamment dans « Les salauds vont en enfer » de Robert Hossein, sorti en 1955, film souvent cité comme un jalon important de sa carrière et qui participe à renforcer son exposition auprès du public (Source : Linternaute, 2019). Au même moment, il tourne avec des cinéastes comme Henri-Georges Clouzot, jouant le garagiste dans « Les Diaboliques », thriller psychologique de 1955, où son rôle s’inscrit dans une mise en scène qui travaille les atmosphères et les seconds rôles comme éléments de tension (Source : IMDb, 2020). Par ailleurs, il collabore avec Gilles Grangier ou encore André Hunebelle, intégrant des productions populaires où la figure du second rôle constitue un relais narratif entre les personnages principaux et le décor social (Source : CinéDweller, 2025). Ces collaborations l’amènent à donner la réplique à des acteurs tels que Jean Gabin, Bernard Blier ou Paul Meurisse, contribuant à l’inscrire dans une galaxie de visages familiers associés au cinéma de genre français de l’après-guerre (Source : Wikipédia, 2004).
Un second rôle récurrent du cinéma populaire
Sur la durée, Robert Dalban se distingue par une filmographie particulièrement fournie qui le place parmi les seconds rôles masculins les plus sollicités du cinéma français, avec plus de deux cents titres recensés entre 1934 et 1986 (Source : Wikipédia, 2004). On le retrouve dans « Les Vieux de la vieille » de Gilles Grangier, sorti en 1960, comédie rurale portée par un trio d’acteurs populaires, où il s’insère dans un ensemble de personnages secondaires contribuant au registre comique et pittoresque de l’œuvre (Source : CinéDweller, 2025). Il participe aussi à plusieurs films de Georges Lautner, dont « Le Monocle noir » en 1961, « Les Barbouzes » en 1964 ou « Le Pacha » en 1967, œuvres qui associent intrigue criminelle, dialogues ciselés et galeries de seconds rôles caractérisés (Source : CinéDweller, 2025). Dans les années 1970, il apparaît notamment dans « Je suis timide mais je me soigne » de Pierre Richard, « La Carapate » de Gérard Oury ou encore « Coup de tête » de Jean-Jacques Annaud, confirmant sa place dans le cinéma populaire français à large diffusion (Source : CinéDweller, 2025). Cette continuité lui permet d’être identifié comme un acteur de composition capable d’occuper des emplois variés, du domestique au fonctionnaire, sans que son image ne soit entièrement associée à un seul registre comique ou dramatique (Source : Wikipédia, 2004).
Travaux pour la télévision
Parallèlement au cinéma, Robert Dalban développe une activité régulière à la télévision, à partir des années 1950, dans le contexte de l’essor du petit écran en France (Source : Wikipédia, 2004). Il joue notamment dans « Nous irons à Valparaiso » de Claude Barma, diffusé en 1954, et « La Nuit d’Austerlitz » de Stellio Lorenzi la même année, deux productions qui témoignent des ambitions de la télévision d’alors en matière de fiction historique et d’aventure (Source : Wikipédia, 2004). En 1959, il interprète le personnage de Verrat dans « Les Loups » de Marcel Bluwal, téléfilm qui s’inscrit dans la veine dramatique et illustre le recours à des acteurs de cinéma pour légitimer la création télévisuelle (Source : Encyclopédie BIFI, s.d.). Quelques années plus tard, il retrouve Jean Sacha pour le feuilleton « Les Aventures de Robinson Crusoé », diffusé en 1964–1965, où il incarne le capitaine dans une série qui marque le paysage des programmes jeunesse de l’époque (Source : Wikipédia, 2004). Il apparaît également dans des séries policières telles que « Les Cinq Dernières Minutes » ou « Allô Police », où son jeu soutient des intrigues structurées autour d’enquêtes et de situations de genre (Source : Wikipédia, 2004).
Dessin vocal et doublage de stars américaines
En parallèle de sa carrière à l’écran, Robert Dalban se distingue par un travail de doublage important, notamment pour des productions hollywoodiennes diffusées en version française (Source : Wikipédia, 2004). En 1950, la Metro-Goldwyn-Mayer le sélectionne pour prêter sa voix à Clark Gable dans la version française de « Autant en emporte le vent », superproduction réalisée par Victor Fleming et produite par David O. Selznick, dont la version doublée contribue à la diffusion du film auprès du public francophone (Source : Wikipédia, 2004). Il retrouve Clark Gable dans « Mogambo », réalisé par John Ford et sorti en 1953, pour lequel il assure à nouveau le doublage en français, consolidant son association vocale avec la star américaine (Source : IMDb, 2020). Dalban prête également sa voix à Burt Lancaster dans « Tant qu’il y aura des hommes », à Forrest Tucker dans « Le Triomphe de Buffalo Bill » ou encore à divers acteurs dans des films tels que « La Maison de cire », « Je confesse » ou « L’Inconnu du Nord-Express », participant à l’appropriation francophone d’un corpus de classiques hollywoodiens (Source : Wikipédia, 2004). Ce travail de doublage, bien que moins visible que ses apparitions à l’écran, constitue un volet significatif de sa contribution à la circulation des films américains en France (Source : Wiki Doublage, 2025).
Rôles emblématiques et films repères
Certaines de ses apparitions acquièrent un statut particulier dans sa trajectoire, soit par la notoriété du film, soit par la manière dont son personnage participe à la tonalité d’ensemble de l’œuvre (Source : Wikipédia, 2004). Dans « Les Diaboliques » d’Henri-Georges Clouzot, il interprète un garagiste qui intervient à des moments clés du récit, contribuant à l’atmosphère de suspicion et à la tension dramatique qui caractérisent le film (Source : IMDb, 2020). Il occupe également le rôle du directeur du journal dans « Fantômas » d’André Hunebelle, sorti en 1964, production au croisement du film policier et de la comédie, où la présence de seconds rôles typés participe à l’efficacité des situations comiques et d’action (Source : CinéDweller, 2025). Dans « Crooks in Clover » (titre original « Les Tontons flingueurs »), il incarne Jean, personnage secondaire qui s’inscrit dans un univers de truands et de margoulins mis en valeur par les dialogues et la mise en scène (Source : IMDb, 2020). Enfin, sa participation à « La Boum » de Claude Pinoteau, sorti en 1980, le place aux côtés d’une nouvelle génération d’acteurs et confirme la longévité de sa carrière au sein du cinéma français populaire (Source : CinéDweller, 2025).
Présence scénique et image professionnelle
Si sa carrière est principalement associée au cinéma et au doublage, Robert Dalban conserve un lien durable avec la scène, issue de ses débuts dans les opérettes, les revues puis le théâtre, qui façonnent son sens du rythme et de la réplique (Source : AlloCiné, 2015). Cette formation scénique se retrouve dans son jeu, souvent mobilisé pour incarner des personnages immédiatement identifiables par leur langage, leur posture ou leur fonction sociale à l’intérieur du récit (Source : Wikipédia, 2004). Il devient ainsi, au fil des décennies, l’un de ces visages qui structurent l’arrière-plan du cinéma français, contribuant à l’ancrage réaliste ou comique des films, sans occuper pour autant les premiers rôles (Source : CinéDweller, 2025). Son activité soutenue dans des genres variés — comédie, polar, drame — lui permet de traverser plusieurs périodes du cinéma français, des studios de l’après-guerre aux coproductions européennes des années 1970 (Source : Wikipédia, 2004). À travers cette trajectoire, il s’affirme comme un professionnel régulier des plateaux, dont la constance et la polyvalence nourrissent la production audiovisuelle française sur près d’un demi-siècle (Source : AlloCiné, 2015).
Filmographie sélective
- « L’Or dans la rue » de Curtis Bernhardt, 1934 (Source : CinéDweller, 2025)
- « Passeurs d’hommes » de René Jayet, 1937 (Source : AlloCiné, 2015)
- « Les Diaboliques » d’Henri-Georges Clouzot, 1955 – rôle : le garagiste (Source : IMDb, 2020)
- « Les salauds vont en enfer » de Robert Hossein, 1955 (Source : Linternaute, 2019)
- « Les Vieux de la vieille » de Gilles Grangier, 1960 (Source : CinéDweller, 2025)
- « Le Monocle noir » de Georges Lautner, 1961 (Source : CinéDweller, 2025)
- « Les Barbouzes » de Georges Lautner, 1964 (Source : CinéDweller, 2025)
- « Fantômas » d’André Hunebelle, 1964 – rôle : le directeur du journal (Source : CinéDweller, 2025)
- « Le Pacha » de Georges Lautner, 1967 (Source : CinéDweller, 2025)
- « Dracula père et fils » d’Édouard Molinaro, 1976 (Source : CinéDweller, 2025)
- « Je suis timide mais je me soigne » de Pierre Richard, 1978 (Source : CinéDweller, 2025)
- « La Carapate » de Gérard Oury, 1978 (Source : CinéDweller, 2025)
- « Coup de tête » de Jean-Jacques Annaud, 1978 (Source : CinéDweller, 2025)
- « La Boum » de Claude Pinoteau, 1980 (Source : CinéDweller, 2025)
Films et séries avec Robert Dalban
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