Bernard Blier: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Bernard Blier en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
188
œuvres recensées
187 films · 1 série
- Première année recensée
- 1937
- Dernière année recensée
- 1989
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 11 janvier 1916 à Buenos Aires, où son père Jules Blier, biologiste à l'Institut Pasteur, se trouvait en mission, Bernard Blier a marqué cinquante années de cinéma français et italien avec une présence atypique, un registre éclectique et une productivité rarement égalée dans l'histoire du septième art. À sa mort, le 29 mars 1989 à Saint-Cloud, il laisse derrière lui près de deux cents films, une filmographie de théâtre dense et une empreinte indélébile sur la comédie française. (Source : Wikipédia, 2024)
Formation et premiers pas sur scène
De retour en France avec sa famille, le jeune Bernard suit sa scolarité au lycée Condorcet à Paris, sans y trouver d'attrait particulier. C'est en 1931 qu'il prend ses premiers cours de théâtre, abandonnant progressivement ses études pour se consacrer à l'art dramatique. Sa passion pour la langue italienne, qu'il apprend durant cette période, se révèle un atout considérable pour la suite de sa carrière. (Source : Wikipédia, 2024)
Il foule les planches pour la première fois en 1934, à La Ciotat, dans des mises en scène de Molière. La même année, il se présente au concours d'entrée du Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris, dans la classe du prestigieux Louis Jouvet. Après trois tentatives infructueuses, il y est finalement reçu en 1937. C'est au Conservatoire qu'il noue deux amitiés durables avec François Périer et Gérard Oury, deux noms qui comptent dans le paysage théâtral et cinématographique français. (Source : Wikipédia, 2024)
Les débuts au cinéma : années 1930
Grâce à l'imprésario Émile Audiffred, Bernard Blier obtient ses premières apparitions à l'écran à partir de 1936, notamment dans L'Habit vert de Roger Richebé. La charnière de sa carrière naissante se situe en 1938, avec Hôtel du Nord de Marcel Carné, aux côtés d'Arletty et de Louis Jouvet. Ce film, devenu un classique du réalisme poétique, lui offre sa première exposition significative auprès du grand public. (Source : Wikipédia, 2024)
L'année suivante, il retrouve le cinéma social de Carné avec Le jour se lève (1939), dans lequel il donne la réplique à Jean Gabin, déjà au sommet de sa popularité. Cette collaboration inaugure une amitié durable entre les deux hommes. L'entrée en guerre interrompt brutalement cette lancée : mobilisé, il est fait prisonnier en mai 1940 et interné au Stalag XVII-A en Autriche. Rapatrié pour raisons sanitaires après une drastique perte de poids, il reprend dès son retour à Paris une activité cinématographique et théâtrale intense. (Source : Wikipédia, 2024 ; Source : CinePassion34, 2025)
Années 1940 et 1950 : l'ascension
À la Libération, Bernard Blier enchaîne les tournages à un rythme soutenu tout en se produisant chaque soir au théâtre. Sa collaboration avec Henri-Georges Clouzot donne lieu à Quai des Orfèvres (1947), polar ambitieux dans lequel il incarne Maurice Martineau, rôle qui asseoit son statut dans le cinéma populaire. Yves Allégret le dirige la même décennie dans Dédée d'Anvers (1948) et Manèges (1950), deux œuvres au ton réaliste et sombre. (Source : Wikipédia, 2024)
Ces années le voient endosser à plusieurs reprises le personnage du mari dupé ou jaloux — une figure récurrente dans laquelle la critique et le public le reconnaissent aisément. Sacha Guitry le sollicite pour Je l'ai été trois fois (1952), parodie assumée de cet emploi. Par ailleurs, Jean-Paul Le Chanois le dirige dans L'École buissonnière (1949) et Les Misérables (1958), où il campe un Javert saisissant, confirmant sa polyvalence au-delà des seuls registres comiques. À partir de 1958, le cinéma italien commence à faire appel à lui de façon régulière. (Source : Wikipédia, 2024)
Les années 1960 : la consécration populaire
La décennie 1960 marque l'apogée de sa reconnaissance populaire. Sa collaboration avec le réalisateur Georges Lautner et le dialoguiste Michel Audiard, qui taille ses répliques sur mesure, produit plusieurs films entrés dans la mémoire collective du cinéma français. Dans Le cave se rebiffe (1961) de Gilles Grangier, il compose Charles Lepicard, un faussaire roublard aux côtés de Jean Gabin. Deux ans plus tard, Les Tontons flingueurs (1963), également signé Lautner, lui offre le rôle de Raoul Volfoni, gangster maladroit et apeuré, dans une comédie noire qui reste l'une des plus citées de l'histoire du genre. (Source : Wikipédia, 2024 ; Source : AlloCiné)
En parallèle, il s'impose en Italie comme un second rôle de premier plan. Mario Monicelli le dirige dans La Grande Guerre (1959), puis dans Les Camarades (1963) et Casanova 70 (1965). Henri Verneuil, autre collaborateur régulier, lui confie des partitions significatives dans Le Président (1961) aux côtés de Jean Gabin et dans Cent Mille Dollars au soleil (1964). Cette même décennie, Luchino Visconti l'intègre à la distribution de L'Étranger (1967), adaptation du roman de Camus, signe d'une reconnaissance qui dépasse les frontières du cinéma commercial. (Source : Wikipédia, 2024)
Les années 1970 : diversité et fidélités
Durant les années 1970, Blier continue de naviguer entre la France et l'Italie avec une aisance acquise. Il retrouve Michel Audiard — devenu autant dialoguiste que réalisateur — pour Elle cause plus... elle flingue (1972) et Bons Baisers... à lundi (1974). Yves Robert lui confie le rôle du colonel Bernard Milan dans Le Grand Blond avec une chaussure noire (1972), comédie d'espionnage à succès avec Pierre Richard. Jean Yanne, de son côté, l'intègre à plusieurs projets satiriques, dont Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (1972) et Les Chinois à Paris (1974). (Source : Wikipédia, 2024)
En 1979, deux films majeurs jalonnent cette période : Série noire d'Alain Corneau, pour lequel il obtient une nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle en 1980, et Buffet froid de Bertrand Blier, troisième collaboration entre le père et le fils après Si j'étais un espion (1967) et Calmos (1976). Ce dernier film, porté par un humour noir déroutant, est unanimement salué comme une des œuvres majeures de la décennie. (Source : Wikipédia, 2024 ; Source : CinePassion34, 2025)
Présence au théâtre
Le théâtre n'a jamais cessé d'occuper une place centrale dans la carrière de Bernard Blier. Dès les années 1930, il se produit dans des pièces de Molière, de Marcel Achard et dans des créations contemporaines. En 1942, Marcel Achard lui confie un rôle dans Mademoiselle de Panama au Théâtre des Mathurins, mis en scène par Marcel Herrand. Quelques années plus tard, Pierre Fresnay le dirige dans Auprès de ma blonde du même Achard, au Théâtre de la Michodière (1946) puis au Théâtre des Célestins (1948). (Source : Wikipédia, 2024)
En 1971, il franchit une étape supplémentaire en signant lui-même la mise en scène de Galapagos de Jean Chatenet au Théâtre de la Madeleine. En 1976, après une longue absence des planches, il revient au théâtre avec À vos souhaits à la Comédie des Champs-Élysées. Cinq ans plus tard, il incarne le rôle-titre du Nombril de Jean Anouilh, mis en scène par Anouilh lui-même et Roland Piétri au Théâtre de l'Atelier (1981), spectacle repris en tournée jusqu'en 1983. En 1978, il avait également tenu le haut de l'affiche dans un Boulevard Feydeau au Théâtre des Variétés, aux côtés de Danielle Darrieux. (Source : Wikipédia, 2024)
Dernières années et hommages
Les années 1980 le voient demeurer un acteur très sollicité, essentiellement en Italie. Mario Monicelli, réalisateur avec lequel la complicité artistique remonte à la fin des années 1950, le dirige dans La Double Vie de Mathias Pascal (1985) et Pourvu que ce soit une fille (1986). Ce dernier film lui vaut le David di Donatello du meilleur acteur dans un second rôle en 1987, équivalent italien du César. (Source : Wikipédia, 2024 ; Source : CinePassion34, 2025)
Parmi ses dernières apparitions notables figure le film Les Possédés (1988) d'Andrzej Wajda, adaptation du roman de Dostoïevski dans laquelle il joue le gouverneur. La 14e cérémonie des César, le 4 mars 1989, lui décerne un César d'honneur, remis par Michel Serrault. Blier, très affaibli, fait une ultime apparition publique sur la scène du théâtre de l'Empire. Il décède trois semaines plus tard, le 29 mars 1989, faisant don de son corps à la science. (Source : Wikipédia, 2024)
Distinctions et récompenses
- 1980 : Nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle pour Série noire d'Alain Corneau (Source : Wikipédia, 2024)
- 1987 : David di Donatello du meilleur acteur dans un second rôle pour Pourvu que ce soit une fille de Mario Monicelli (Source : Wikipédia, 2024)
- 1989 : César d'honneur, 14e cérémonie des César, remis le 4 mars 1989 (Source : Wikipédia, 2024)
- 1989 : Nommé Officier de la Légion d'honneur (Source : Wikipédia, 2024)
Sélection de la filmographie
- Hôtel du Nord (1938), Marcel Carné — Prosper
- Le jour se lève (1939), Marcel Carné — Gaston
- Quai des Orfèvres (1947), Henri-Georges Clouzot — Maurice Martineau
- Dédée d'Anvers (1948), Yves Allégret — M. René
- Les Misérables (1958), Jean-Paul Le Chanois — le commissaire Javert
- Marie-Octobre (1959), Julien Duvivier — Julien Simoneau
- La Grande Guerre (1959), Mario Monicelli — le capitaine Castelli
- Le Président (1961), Henri Verneuil — Philippe Chalamont
- Le cave se rebiffe (1961), Gilles Grangier — Charles Lepicard
- Les Tontons flingueurs (1963), Georges Lautner — Raoul Volfoni
- Cent Mille Dollars au soleil (1964), Henri Verneuil — Mitch-Mitch
- L'Étranger (1967), Luchino Visconti — l'avocat de la défense
- Si j'étais un espion (1967), Bertrand Blier — le docteur Lefèvre
- Le Grand Blond avec une chaussure noire (1972), Yves Robert — Bernard Milan
- Buffet froid (1979), Bertrand Blier — l'inspecteur Morvandieu
- Série noire (1979), Alain Corneau — Staplin
- Pourvu que ce soit une fille (1986), Mario Monicelli — l'oncle Gugo
- Les Possédés (1988), Andrzej Wajda — le gouverneur
Films et séries avec Bernard Blier
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