Paul Faivre: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Paul Faivre en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
171
œuvres recensées
170 films · 1 série
- Première année recensée
- 1932
- Dernière année recensée
- 1971
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1950, Justice est faite de André Cayatte place Paul Faivre dans la peau de Monsieur Michaud, patron du Roi Soleil. L’acteur, né à Belfort le 3 mars 1886, était déjà passé par plusieurs films avant ce titre, et sa présence allait se prolonger jusqu’en 1967.
Paul Faivre, du théâtre filmé aux seconds rôles
Paul Henri Faivre apparaît d’abord dans des courts métrages et des comédies tournées au début des années 1930. En 1931, il figure au générique de « Une brune piquante » de Serge de Poligny et de « Octave » de Louis Mercanton. L’année suivante, il joue dans « La Perle » de René Guissart, « Le Théâtre chez soi » de Robert Bossis, « Cognasse » de Louis Mercanton, « Invite Monsieur à dîner » de Claude Autant-Lara, « Le Baptême du petit Oscar » de Jean Dréville et « Histoires de rire » de Jean Boyer.
Cette succession d’apparitions dessine une activité régulière dans des formats courts et des films de troupe. En 1933, il est Torchu dans « Ah! Quelle gare! » de René Guissart, puis rejoint « Les Deux Canards » d’Erich Schmidt. La décennie continue avec « Minuit, place Pigalle » de Roger Richebé en 1934 et « Jim la Houlette » d’André Berthomieu en 1935, où il joue le gardien de prison.
Années 1930 et 1940: une présence continue
En 1936, Paul Faivre se retrouve dans « Le Mort en fuite » d’André Berthomieu, « Messieurs les ronds-de-cuir » d’Yves Mirande et « La Dame de Vittel » de Roger Goupillières. L’année suivante, Christian-Jaque le dirige dans « La Maison d’en face » et « François Ier », tandis que Marc Allégret le distribue dans « Orage ».
Les années 1940 le voient passer d’un film à l’autre sans rupture visible. Il apparaît dans « Moulin rouge » d’André Hugon, « Premier rendez-vous » d’Henri Decoin et « Ce n’est pas moi » de Jacques de Baroncelli en 1941. L’année suivante, il est dans « La Maison des sept jeunes filles » d’Albert Valentin, « Opéra-Musette » de René Lefèvre et Claude Renoir, « Annette et la Dame blonde » de Jean Dréville, « La Femme que j’ai le plus aimée » de Robert Vernay, « La Duchesse de Langeais » de Jacques de Baroncelli et « Les Inconnus dans la maison » d’Henri Decoin.
En 1943, il travaille encore avec Paul Mesnier sur « Fou d’amour », puis avec Pierre de Hérain sur « Monsieur des Lourdines », avec Robert Vernay sur « Le Comte de Monte-Cristo » et avec Roger Richebé sur « Domino ». La même période le retrouve dans « Graine au vent » de Maurice Gleize et « Le Secret de madame Clapain » d’André Berthomieu. Deux ans plus tard, il tourne « Le Bataillon du ciel » d’Alexander Esway, « Boule de Suif » de Christian-Jaque, « Le Capitan » de Robert Vernay, « Cyrano de Bergerac » de Fernand Rivers, « Impasse » de Pierre Dard, « L’Insaisissable Frédéric » de Richard Pottier et « J’ai dix-sept ans » d’André Berthomieu.
Le temps des rôles repérables
Au tournant des années 1950, Paul Faivre obtient des personnages identifiés dans plusieurs films. Il est Joseph, un sacristain, dans « Monsieur Vincent » de Maurice Cloche en 1947. Trois ans plus tard, « Justice est faite » lui donne Monsieur Michaud, patron du Roi Soleil. En 1954, « Le Rouge et le Noir » le réunit à nouveau à un projet littéraire, sans précision de rôle dans les crédits fournis.
La seconde moitié des années 1950 consolide cette présence. Dans « Et Dieu… créa la femme » de Roger Vadim, sorti en 1956, il joue M. Morin. La même année, il figure aussi dans « En direct de... ». En 1958, il interprète Gillenormand’s coachman dans « Les Misérables » et Victor, le gardien-chef de la prison, dans « Ni vu… Ni connu… ». Ces rôles s’inscrivent dans un ensemble de seconds personnages soigneusement nommés, souvent liés à l’autorité, à l’administration ou au service.
Les films du début des années 1960 prolongent cette même circulation. Il est Mathias, concierge, dans « Le cave se rebiffe » de Gilles Grangier en 1961. Plus tard, « Le Grand Restaurant » de Jacques Besnard lui confie le rôle du client taché en 1966, tandis que « Le Roi de cœur » de Philippe de Broca le crédite comme coiffeur. En 1967, il apparaît encore dans « Les Grandes Vacances » d’André Berthomieu et dans « L’Amateur ».
Récurrence des réalisateurs, constance des emplois
André Berthomieu revient à plusieurs reprises dans cette filmographie, avec « Jim la Houlette », « Le Mort en fuite », « Le Secret de madame Clapain », « J’ai dix-sept ans » et « Les Grandes Vacances ». Christian-Jaque le dirige dans « La Maison d’en face », « François Ier » et « Boule de Suif ». Roger Vernay, Henri Decoin, Roger Richebé ou encore Gilles Grangier figurent aussi parmi les cinéastes avec lesquels il travaille.
Cette fidélité de certains metteurs en scène à son visage indique une circulation stable dans le cinéma français de studio. Paul Faivre ne joue pas les premiers rôles, mais il revient avec une régularité qui donne du relief aux marges de récits très différents. Les emplois qui lui sont confiés relèvent souvent de fonctions concrètes: concierge, gardien, maire, coiffeur, sacristain, client, jardinier, gendarme. Ils composent une galerie de figures secondaires où sa présence fait tenir l’action.
À travers ces rôles, une même logique se dessine dans les films signés par des réalisateurs très divers. Son nom traverse plus de trois décennies d’écran, depuis 1931 jusqu’à 1967, puis s’efface après les derniers titres signalés. Il meurt le 5 mars 1973 à Paris.
- « Monsieur Vincent » (1947) — Joseph, un sacristain
- « Justice est faite » (1950) — Monsieur Michaud, patron du Roi Soleil
- « Et Dieu… créa la femme » (1956) — M. Morin
- « Ni vu… Ni connu… » (1958) — Victor, le gardien-chef de la prison
- « Le cave se rebiffe » (1961) — Mathias, concierge
- « Le Grand Restaurant » (1966) — le client taché
- « Les Grandes Vacances » (1967)
- « L’Amateur » (1967)
Films et séries avec Paul Faivre
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