Jean Lefebvre: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jean Lefebvre en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
144
œuvres recensées
143 films · 1 série
- Première année recensée
- 1934
- Dernière année recensée
- 2001
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 3 octobre 1919 à Valenciennes et disparu le 9 juillet 2004 à Marrakech, Jean Marcel Lefebvre aura traversé plus d'un demi-siècle de cinéma français sans jamais quitter le registre comique, accumulant plus de cent vingt films à son actif. Silhouette reconnaissable entre toutes, regard que Lino Ventura qualifia un jour de « triste de cocker », il incarna avec constance ce personnage de Français moyen, un peu perdu, souvent victimisé, toujours attendrissant. (Source : Wikipédia, Encyclopædia Universalis)
Jean Lefebvre : formation, Conservatoire et premiers pas sur scène
L'enfance de Jean Lefebvre à Valenciennes est marquée par la poliomyélite, contractée à dix-huit mois et dont il ne se libère qu'à l'âge de dix ans. Cette épreuve précoce façonne son rapport au jeu : pour conquérir la sympathie de ses camarades du lycée Henri-Wallon, il développe un instinct du clown qui ne le quittera plus. (Source : Wikipédia)
La Seconde Guerre mondiale interrompt des études destinées à en faire un pharmacien. Fait prisonnier, réquisitionné comme ouvrier agricole, puis conducteur de tramway à Limoges, vendeur de harengs fumés et de sous-vêtements, Lefebvre accumule une galerie d'expériences populaires qui nourriront plus tard sa palette de comédien. À la Libération, il intègre le Conservatoire de Paris en 1948, où il décroche un deuxième prix d'opéra comique. (Source : Wikipédia, L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, 1966)
Repéré par René Simon, célèbre professeur d'art dramatique, il bifurque vers le cabaret au début des années 1950 plutôt que vers la scène lyrique. C'est dans ce cadre qu'il rejoint la troupe des Branquignols, emmenée par Robert Dhéry, avec laquelle il part jouer aux États-Unis pendant deux ans. La comédie musicale La Plume de ma tante, créée à Londres puis à Broadway en 1958, lui vaut une part du Special Tony Award 1959 décerné collectivement à l'ensemble de la distribution du spectacle au Royale Theatre. (Source : Wikipédia, Tony Awards)
Jean Lefebvre acteur : la consécration des années 1960 et 1970
Les premières apparitions de Lefebvre au cinéma, dans les années 1950, restent discrètes : petits rôles chez Henri-Georges Clouzot (Les Diaboliques, 1955), Édouard Molinaro (Le Dos au mur, 1958) ou Gilles Grangier (Gas-oil, 1955). La décennie suivante est celle de sa transformation en visage populaire. En 1962, Le Gentleman d'Epsom de Gilles Grangier le place aux côtés de Jean Gabin ; il y campe Charly, garçon d'écurie donnant des tuyaux au grand acteur. (Source : AlloCiné, Wikipédia)
L'année 1963 marque un tournant décisif. Georges Lautner lui confie le rôle de Paul Volfoni dans Les Tontons flingueurs, face à Lino Ventura, Bernard Blier et Francis Blanche. Le film réalise 3 342 393 entrées et s'impose comme l'un des monuments de la comédie policière française. Lefebvre y déploie un comique de l'hébétude et de la maladresse qui devient sa marque de fabrique. (Source : Wikipédia, box-office français)
C'est pourtant Ne nous fâchons pas (1966), toujours sous la direction de Lautner, qui lui donne officiellement le statut de premier rôle. Il y incarne Léonard Michalon, petite frappe victimisée par Lino Ventura, avec 1 877 412 entrées au compteur. Par ailleurs, dès 1964, le personnage du maréchal des logis Fougasse dans Le Gendarme de Saint-Tropez de Jean Girault lui assure une popularité massive : ce seul film cumule 7 809 334 entrées, record de sa carrière. (Source : Wikipédia, box-office français)
Collaborations artistiques et filmographie marquante
La collaboration avec Bernard Blier constitue l'un des axes les plus fertiles de sa carrière. Après avoir incarné ensemble les frères Volfoni dans Les Tontons flingueurs, les deux comédiens se retrouvent dans Quand passent les faisans (Édouard Molinaro, 1965), Du mou dans la gâchette (1966), Un idiot à Paris (1967) et Le Fou du labo 4 (1967). Leur association répète et approfondit la complicité burlesque des frères Volfoni, fondée sur la complémentarité entre le massif Blier et le falot Lefebvre. (Source : Wikipédia)
Parallèlement, Jean Lefebvre intègre la série de La Septième Compagnie produite par Robert Lamoureux. Il y tient le personnage récurrent de Pithiviers dans la trilogie composée de Mais où est donc passée la septième compagnie ? (1973, 3 944 014 entrées), On a retrouvé la septième compagnie (1975, 3 740 209 entrées) et La Septième Compagnie au clair de lune (1977, 1 792 134 entrées). (Source : Wikipédia, box-office français)
Sa filmographie témoigne d'une ouverture internationale parfois méconnue. En 1962, il figure dans Gigot, le clochard de Belleville mis en scène par Gene Kelly. Il croise aussi Orson Welles et Richard Burton, et travaille avec Costa-Gavras (Compartiment tueurs, 1964), Philippe de Broca (Le Magnifique, 1973) ou encore Julien Duvivier (Chair de poule, 1963). (Source : Wikipédia, AlloCiné)
Jean Lefebvre au théâtre : du boulevard parisien à Broadway
La scène reste pour Lefebvre un espace de travail constant, parallèle à sa carrière cinématographique. Dès 1949, il joue au Théâtre du Vieux-Colombier dans Les Voyous de Robert Hossein, puis en 1951 dans L'Amour, toujours l'amour au Théâtre Antoine dans une mise en scène de Pierre Mondy. En 1955, Le Mal d'amour de Marcel Achard, mis en scène par François Périer, l'installe au Théâtre de la Michodière. (Source : Wikipédia, Les Archives du spectacle)
L'aventure américaine avec la comédie musicale La Plume de ma tante dure plusieurs années : Londres d'abord entre 1955 et 1957, puis Broadway de 1958 à 1960 au Broadway Theatre, dans une mise en scène de Robert Dhéry. La pièce Sur le chemin du forum, comédie musicale de Stephen Sondheim adaptée par Raymond Castans, le retrouve en 1964 au Théâtre du Palais-Royal dans une mise en scène d'Yves Robert, où il tient le rôle d'Hysterium. (Source : Wikipédia)
Dans les années 1980 et 1990, il reste fidèle au Théâtre des Nouveautés où il se distingue dans plusieurs pièces de Jean Barbier mises en scène par Michel Roux ou Gérard Savoisien : Mais qui est qui (1988), Le Grand Standing d'après Neil Simon (1988), Les Jumeaux (1991, reprise en 2001) dans laquelle il tient le double rôle principal de Fulbert et Gaëtan de Maisonnave, puis Oui Patron ! (1994). (Source : Wikipédia, Les Archives du spectacle)
Télévision, radio et activités parallèles
La télévision occupe une place croissante dans la seconde partie de sa carrière. En 1974, il tient le rôle de La Ficelle dans le feuilleton Chéri-Bibi en 46 épisodes réalisé par Jean Pignol. En 1986-1987, il enchaîne avec la série Affaire suivante en 36 épisodes. Entre 1993 et 1994, il incarne Jean Lemercier dans Une famille pas comme les autres, feuilleton de 52 épisodes. (Source : Wikipédia, AlloCiné)
Jean Lefebvre est également l'un des fondateurs de l'émission Les Grosses Têtes sur RTL, à laquelle il participe régulièrement tout au long des années 1980. En marge de la scène et de l'écran, il explore d'autres formes d'expression : il publie Pourquoi ça n'arrive qu'à moi (Michel Lafon, 1984) puis Mais qu'est-ce qu'elles me trouvent (Michel Lafon, 1991), et enregistre plusieurs singles ainsi que deux albums en 1995. (Source : Wikipédia, Discogs)
Distinctions et chiffres d'audience : le poids d'une carrière populaire
En 1981, un sondage IFOP place Jean Lefebvre au troisième rang des acteurs comiques préférés des Français, derrière Louis de Funès et Coluche. Cette popularité se reflète dans des chiffres de box-office considérables : les quatre premiers films de la série du Gendarme auxquels il participe cumulent à eux seuls plus de 25 millions d'entrées. (Source : Wikipédia, IFOP 1981)
Sur le plan des distinctions, le Special Tony Award 1959, reçu collectivement pour La Plume de ma tante jouée au Royale Theatre de Broadway, demeure la récompense la plus formellement documentée de son parcours. Son dernier rôle au cinéma est celui de Gaston Manzanarès dans Fifi Martingale de Jacques Rozier, sorti en 2001. (Source : Tony Awards, AlloCiné)
Filmographie sélective de Jean Lefebvre
- Les Diaboliques (Henri-Georges Clouzot, 1955)
- Le Gentleman d'Epsom (Gilles Grangier, 1962)
- Les Tontons flingueurs (Georges Lautner, 1963) – Paul Volfoni
- Compartiment tueurs (Costa-Gavras, 1964)
- Le Gendarme de Saint-Tropez (Jean Girault, 1964) – Fougasse
- Le Gendarme à New York (Jean Girault, 1965) – Fougasse
- Quand passent les faisans (Édouard Molinaro, 1965) – Arsène Baudu
- Ne nous fâchons pas (Georges Lautner, 1966) – Léonard Michalon
- Le Gendarme se marie (Jean Girault, 1968) – Fougasse
- Le Gendarme en balade (Jean Girault, 1970) – Fougasse
- Le Magnifique (Philippe de Broca, 1973)
- Mais où est donc passée la septième compagnie ? (Robert Lamoureux, 1973) – Pithiviers
- On a retrouvé la septième compagnie (Robert Lamoureux, 1975) – Pithiviers
- La Septième Compagnie au clair de lune (Robert Lamoureux, 1977) – Pithiviers
- Ils sont fous ces sorciers (Georges Lautner, 1978)
- Le Braconnier de Dieu (Jean-Pierre Darras, 1983)
- La Folle Journée ou Le mariage de Figaro (Roger Coggio, 1989) – Bazile
- Fifi Martingale (Jacques Rozier, 2001) – Gaston Manzanarès
Films et séries avec Jean Lefebvre
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