Howard Duff: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Howard Duff en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
122
œuvres recensées
64 films · 58 séries
- Première année recensée
- 1945
- Dernière année recensée
- 1989
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1946, Howard Duff commence à la radio, puis obtient en 1947 son premier rôle au cinéma dans « Les Démons de la liberté » de Jules Dassin, où il joue Robert 'Soldier' Becker. Né le 24 novembre 1913 à Bremerton et mort le 8 juillet 1990 à Santa Barbara, il traverse plusieurs décennies d’écran sans s’enfermer dans un seul format. Son nom circule ensuite dans des films de studio, des séries et des téléfilms, avec une présence régulière jusque dans les dernières années de sa vie.
Howard Duff à la radio puis au cinéma
La radio précède le reste et donne à Howard Duff un premier terrain de jeu en 1946. L’année suivante, Jules Dassin le dirige dans « Les Démons de la liberté », avant de le retrouver en 1948 dans « La Cité sans voiles », où il tient le rôle de Frank Niles. La même période le voit passer par « Ils étaient tous mes fils » d’Irving Reis, où il incarne George Deever.
Les années 1949 et 1950 le ramènent vers des productions où il interprète Sam Bass dans « La Fille des prairies », George Morton dans « Johnny Stool Pigeon » et Jack Early dans « Reportage fatal ». Il figure aussi dans « Le Mustang noir », « Entrée illégale », « L’Araignée » et « Chasse aux espions », puis dans « Ville d’acier » en 1952 et « Enquête dans l’espace » en 1953. Cette suite de titres l’installe dans un circuit de productions variées, où il partage l’affiche avec des cinéastes comme George Sherman, Frederick de Cordova ou Terence Fisher.
En 1954, Don Siegel le choisit pour « Ici brigade criminelle », avec le rôle de Jack Farnham. Howard Duff revient ensuite dans « Femmes en prison » de Lewis Seiler, puis dans « La Cinquième Victime » de Fritz Lang, où il joue le lieutenant Burt Kaufman. La décennie se prolonge avec « Garçonnière pour quatre » en 1962 et « Foudres sur Babylone » la même année, avant « Panic in the City » en 1968.
Les années télévisées et les séries récurrentes
En 1954, Howard Duff apparaît dans « The Whistler », puis dans « Science Fiction Theatre » en 1955. Il participe ensuite à « Mr. Adams and Eve » en 1957 aux côtés d’Ida Lupino, avant de rejoindre « La Quatrième Dimension » en 1959. Ces passages tracent un déplacement net vers le format sériel, sans abandonner le cinéma.
La décennie suivante le place dans « Dante », où il joue Willie Dante de 1960 à 1961, puis dans « Le Virginien » en 1962 et « Mannix » en 1967. En parallèle, il retrouve la télévision dans « Batman » en 1966, sous les traits du détective Sam Stone puis de Cabala. Le format lui offre des rôles réguliers, parfois brefs, parfois plus étendus, au sein de séries qui s’installent alors dans les foyers américains.
Dans les années 1970, Howard Duff apparaît dans « Drôles de dames » avec le personnage de Harrigan, dans « Côte Ouest » où il joue Paul Galveston, et dans « St. Elsewhere » en Herbie. Il intervient aussi dans « Magnum » sous le nom du capitaine Thomas Sullivan Magnum I. Ces rôles tardifs, répartis sur plusieurs séries, montrent un acteur sollicité pour des présences ponctuelles que le public de l’époque reconnaît immédiatement.
Robert Altman, Robert Benton et les années 1970
En 1977, Howard Duff retrouve le cinéma avec « Le chat connaît l’assassin » de Robert Benton, où il joue Harry Regan. L’année suivante, Robert Altman le distribue dans « Un mariage » en docteur Jules Meecham. Le même Benton le rappelle en 1979 pour « Kramer contre Kramer », où il incarne John Shaunessy.
Ces trois films placent Howard Duff dans un cinéma américain d’ensemble, nourri de dialogues et de situations collectives. Il y circule avec une aisance que confirment aussi « Double Negative » et « Oh, God! Book 2 » en 1980. Le registre change peu, mais les contextes se déplacent vers des œuvres où sa présence s’inscrit dans des architectures narratives plus larges.
Cette période s’ouvre aussi sur des participations télévisées fréquentes dans « Les Rues de San Francisco », « Matt Helm », « L’Île fantastique » et « La croisière s’amuse ». Howard Duff devient alors un nom que les chaînes rappellent régulièrement pour des apparitions nettes, souvent dans des épisodes isolés mais toujours identifiables.
Les dernières années et les ultimes apparitions
En 1982, Howard Duff apparaît dans « St. Elsewhere », puis dans « Arabesque » en 1984, où il joue Ralph Earl et Stephen Earl. La même période le voit revenir dans « Côte Ouest » en Paul Galveston, un personnage présent sur 10 épisodes en 1985 et 1990. Il revient aussi dans « Golden Girls » en Mangiacavallo.
Le cinéma se referme avec « Monster in the Closet » et « Sens unique » en 1987, où il interprète le sénateur William « Billy » Duvall. Sa dernière apparition connue sur la période se trouve encore à la télévision, dans les ultimes épisodes de « Côte Ouest ». Howard Duff meurt le 8 juillet 1990, peu de temps après ces derniers rôles.
Le nom de Howard Duff reste lié à une circulation constante entre cinéma et télévision, depuis les polars de l’après-guerre jusqu’aux séries des années 1980. Sa filmographie rassemble des réalisateurs comme Jules Dassin, Don Siegel, Fritz Lang, Robert Altman et Robert Benton, avec des passages qui vont de « La Cité sans voiles » à « Kramer contre Kramer ». La radio, ouverte en 1946, a servi de point de départ à une présence durable sur plusieurs écrans.
Films et séries avec Howard Duff
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