Van Johnson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Van Johnson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
133
œuvres recensées
106 films · 27 séries
- Première année recensée
- 1940
- Dernière année recensée
- 1996
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 25 août 1916, Van Johnson naît à Newport, dans le Rhode Island. Mort le 12 décembre 2008 à Nyack, il appartient à cette génération d’acteurs américains que Hollywood a longtemps façonnés selon des silhouettes très précises, jusqu’à faire de lui l’un de ses visages les plus reconnaissables des années 1940 et 1950.
De Broadway à la MGM
En 1936, Van Johnson apparaît à Broadway dans « New Faces of 1936 ». Il revient ensuite à la danse, puis travaille dans des villégiatures près de New York. Deux ans plus tard, George Abbott lui confie un rôle d’étudiant et la doublure des trois principaux rôles masculins dans « Too Many Girls », sorti en 1939. Abbott le reprend en 1940 pour « Pal Joey », où il sert de danseur et de doublure à Gene Kelly.
Lucille Ball le remarque et le présente à la MGM. Le studio le soumet à une série de bouts d’essais, tandis que Columbia Pictures le refuse. Warner Brothers lui fait pourtant signer un contrat de 6 mois à 300 dollars par semaine. Dans « Murder in the Big House », en 1942, il joue un apprenti journaliste, les cheveux et les sourcils teints en noir. La Warner ne renouvelle pas ce contrat.
La MGM l’embauche à son tour et lui impose des cours de théâtre, d’élocution et de diction. Dans « The War Against Mrs. Hadley », également en 1942, il attire l’attention du studio. La même année, il rejoint la série « Dr. Gillespie » avec « Dr. Gillespie's New Assistant », où il tient le rôle du D r Randall Adams.
Les années MGM
En 1943, Van Johnson obtient le rôle du frère soldat de Mickey Rooney dans « Et la vie continue », de Clarence Brown. Le film rencontre un large public et la MGM le rappelle aussitôt pour « Dr. Gillespie's Criminal Case » puis « Pilot no 5 ». Dans « Un nommé Joe », de Victor Fleming, il joue aux côtés de Spencer Tracy et d’Irene Dunne un jeune pilote accompagné par l’ange gardien d’un aviateur disparu.
Un grave accident de voiture survient au milieu du tournage de « Un nommé Joe ». Une barre de métal lui traverse le front et laisse des cicatrices durables, que le maquillage de l’époque ne parvient pas entièrement à masquer. La MGM veut le remplacer, mais Spencer Tracy insiste pour qu’il reste dans le film. « Un nommé Joe » devient un énorme succès.
En 1944, il tient la tête d’affiche pour la première fois dans un film de série A avec « Deux Jeunes Filles et un marin », de Richard Thorpe. Il retrouve ensuite la guerre et l’aventure avec « Trente Secondes sur Tokyo », puis joue dans « L'Impossible Amour » et « Frisson d'amour ». Au box-office des stars de 1945, il figure au sommet, à égalité avec Bing Crosby.
Un visage de studio
Les années 1940 font de lui un acteur associé aux soldats, aux pilotes et aux figures du quotidien américain. Son physique roux et ses taches de rousseur nourrissent cette image du « gentil gars d’à côté » que le public lui associe. La MGM l’emploie dans des drames de guerre et des comédies musicales, avec June Allyson et Esther Williams parmi ses partenaires les plus régulières à l’écran.
Dans les années 1950, il reste présent au cinéma avec « Ouragan sur le Caine » d’Edward Dmytryk et « À vingt-trois pas du mystère » d’Henry Hathaway. Le premier l’inscrit dans une grande production maritime, le second le fait jouer un écrivain aveugle dans un polar. Il est aussi pressenti pour tenir le rôle d’Eliott Ness dans « Les Incorruptibles », mais le rôle revient à Robert Stack.
En parallèle, il tourne de plus en plus pour la télévision. Il apparaît dans « I Love Lucy » en 1951, dans « Dick Powell's Zane Grey Theatre » en 1956, où il joue Frank Gilette, puis dans « The Dinah Shore Chevy Show » la même année. Il retrouve encore Lucille Ball dans « Here's Lucy » en 1968 et participe à « Batman » en 1966, « Love, American Style » en 1969, « Nanny and the Professor » en 1970, « McMillan » en 1971, « Maude » en 1972, « Le Riche et le pauvre » en 1976 et « Bizarre, bizarre » en 1979.
Télévision, scène et retrait progressif
La télévision lui vaut aussi une nomination aux Emmy Awards pour sa prestation dans la mini-série « Rich Man, Poor Man ». Sur scène, il tient le rôle du professeur Harold Hill dans une production du West End de « The Music Man », puis celui de Georges dans « La Cage aux Folles ». Ces apparitions tardives prolongent une présence déjà bien installée sur plusieurs registres du spectacle populaire américain.
Van Johnson prend sa retraite au début des années 1990. Il meurt en 2008, à 92 ans, après avoir traversé l’âge d’or d’Hollywood puis l’essor des séries et des formats télévisés. Son nom reste lié à une période où les studios façonnaient des profils immédiatement identifiables, parfois au prix d’une image plus étroite que ses apparitions tardives ne l’ont laissé croire.
Le studio, les plateaux de télévision et la scène ont laissé chez lui une présence continue, sans rupture spectaculaire ni geste de rupture affiché. Ce sont plutôt des variations de format, des passages d’un média à l’autre et quelques rôles très repérables qui composent sa place dans l’histoire du spectacle américain.
Films et séries avec Van Johnson
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