Susan Sarandon: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Susan Sarandon en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
258
œuvres recensées
220 films · 38 séries
- Première année recensée
- 1970
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1970, « Joe, c'est aussi l'Amérique » de John G. Avildsen ouvre à Susan Sarandon sa première apparition au cinéma, sous le nom de Melissa Compton. Elle a alors 24 ans et sort de la Catholic University of America, où elle a suivi une formation théâtrale avant d’alterner mannequinat et petits rôles à la télévision et au théâtre.
Les années 1970, du théâtre à Hollywood
En 1971, elle apparaît dans « Mortadella » de Mario Monicelli, où elle figure aussi au générique comme productrice, puis dans « Fleur bleue » de Larry Kent. Ces premiers rôles installent une présence encore discrète, mais déjà mobile, entre cinéma américain et productions plus européennes. À cette époque, elle travaille sous le nom de son mari, l’acteur-producteur Chris Sarandon.
En 1974, elle est au générique de « Lovin' Molly » de Sidney Lumet et de « Spéciale Première » de Billy Wilder. L’année suivante, George Roy Hill la distribue dans « La Kermesse des aigles », où elle donne la réplique à Robert Redford. The Great Waldo Pepper la fait entrer dans un cinéma plus visible, sans rompre avec une trajectoire encore faite d’essais, de passages et de prises de risque.
La décennie se clôt avec « L'Amour à quatre mains » en 1980, face à Shirley MacLaine. La même période la voit croiser Gena Rowlands dans « Tempest » en 1982, puis Catherine Deneuve dans « Les Prédateurs » de Tony Scott en 1983. Ces rencontres dessinent une actrice déjà capable d’occuper des distributions très différentes, sans se laisser enfermer dans un seul type de production.
Atlantic City et la percée des années 1980
En 1982, elle reçoit sa première nomination à l’Oscar de la meilleure actrice pour « Atlantic City ». Le film l’installe durablement dans le champ des interprètes que les grandes cérémonies regardent de près. Quelques mois plus tard, elle rejoint « Les Sorcières d'Eastwick » en 1988, aux côtés de Jack Nicholson, Cher et Michelle Pfeiffer, puis « Duo à trois » de Ron Shelton la place face à Kevin Costner la même année.
En 1989, elle joue dans « Une saison blanche et sèche » avec Marlon Brando et Donald Sutherland. Le film précède une montée de visibilité plus nette avec « Thelma et Louise » de Ridley Scott, où elle interprète Louise Sawyer. Aux côtés de Geena Davis, elle obtient une nouvelle nomination à l’Oscar de la meilleure actrice et reçoit plusieurs récompenses internationales. Le duo féminin, dans ce road movie, devient l’un des repères les plus cités de sa filmographie.
La même période confirme aussi une manière de travailler fondée sur les oppositions de ton. Elle passe d’une comédie fantastique à un drame, puis à un récit de fuite, sans jamais se laisser réduire à un seul registre. Cette succession de films, portée par des réalisateurs très différents, donne à ses choix une cohérence moins visible que les rôles eux-mêmes.
L'ère des nominations et de l'Oscar
En 1992, elle obtient une troisième nomination à l’Oscar pour « Lorenzo », puis une quatrième en 1994 pour « Le Client », où elle joue une avocate au grand cœur. Entre ces deux titres, elle est vue dans « Les Quatre Filles du docteur March », où elle interprète l’épouse du docteur March et la mère de Winona Ryder, Kirsten Dunst, Trini Alvarado et Claire Danes.
En 1996, elle reçoit enfin l’Oscar pour « La Dernière Marche » de Tim Robbins. Elle y incarne sœur Helen Prejean. L’année précédente, le film avait déjà placé son nom au centre d’une distinction de premier plan, et l’Académie lui donne cette fois la statuette. Le British Academy Film Award et le Screen Actors Guild Award figurent aussi parmi les distinctions mentionnées à son sujet, tandis que six nominations aux Primetime Emmy Awards et neuf aux Golden Globe Awards accompagnent sa carrière.
En 2002, elle reçoit une étoile sur le Hollywood Walk of Fame. Ce geste institutionnel intervient après une série de rôles où elle a souvent tenu la place de mère, d’avocate ou de présence morale face à des partenaires plus jeunes. En 1997, elle joue la mère de Reese Witherspoon dans « L'Heure magique », en 1998 celle de Jena Malone dans « Ma meilleure ennemie », puis en 1999 elle se trouve aux côtés de Natalie Portman dans « Ma mère, moi et ma mère ».
Des seconds rôles aux séries télévisées
En 2001, elle apparaît dans « Sex fans des sixties » avec Erika Christensen, puis dans « Igby » en 2002, de Burr Steers, face à Kieran Culkin et Ryan Phillippe. Peu après, elle tient des seconds rôles importants dans « Irrésistible Alfie » en 2004, « Shall We Dance? » la même année, et « Rencontres à Elizabethtown » en 2005, où elle joue la mère d’Orlando Bloom.
Sur le versant télévisuel, elle apparaît dans « American Playhouse » en 1982, « American Experience » en 1988, puis « POV » en 1988 comme narratrice. Plus tard, elle rejoint « 30 Rock » en 2006 dans le rôle de Lynn Onkman, « The Graham Norton Show » en 2007 comme elle-même, « Ray Donovan » en 2013 comme Samantha Winslow, « Search Party » en 2016 comme Lylah et « Krapopolis » en 2023 en voix de Demeter. La télévision lui offre des rôles plus brefs, mais souvent immédiatement identifiables.
Elle prête aussi sa voix à plusieurs programmes, dont « American Experience » et « POV ». En 2016, elle participe au clip Fire du groupe Justice. En 2018, « Viper Club » la place en tête d’affiche dans le rôle d’une infirmière urgentiste dont le fils a été enlevé par des terroristes; le film est présenté comme le premier produit en interne par YouTube.
Engagements, prises de position et zone de friction
En 2003, elle s’oppose à l’invasion américaine de l’Irak et interpelle le président américain à ce sujet. Le 15 octobre 2010, elle est nommée ambassadrice de bonne volonté de la FAO. Ces engagements donnent à sa présence publique une autre ligne de force, directement politique, qui accompagne sa visibilité d’actrice.
Elle soutient Bernie Sanders lors des primaires démocrates de 2016, annonce le 2 novembre 2016 qu’elle ne votera pas pour Hillary Clinton et choisira Jill Stein. Elle dit plus tard avoir pensé qu’Hillary Clinton était « très, très dangereuse ». Elle a aussi fait de nombreuses donations à des candidats démocrates au fil des années et soutient de nouveau Bernie Sanders lors de la primaire démocrate de 2020.
En 2019, il lui est reproché d’avoir retweeté un rapport dédouanant l’armée syrienne de l’attaque chimique de Douma. En 2023, après avoir soutenu la cause palestinienne et partagé une publication de Roger Waters, elle est exclue de l’agence UTA. Elle publie aussi des témoignages de Gazaouis en détresse. Ces épisodes montrent une parole publique souvent exposée aux conflits qu’elle choisit de traverser.
Films et séries avec Susan Sarandon
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
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