
Devenir kinésithérapeute est un choix d’orientation passionnant mais exigeant. Les études sont longues (minimum 5 ans après le bac), sélectives, et nécessitent motivation et persévérance. Le métier offre cependant de très bonnes perspectives d’emploi et la possibilité de travailler dans divers domaines et structures.
Il n’existe pas de baccalauréat spécifique requis pour s’orienter vers des études de masseur-kinésithérapeute. Cependant, un bac général avec des spécialités scientifiques telles que :
sera un très bon choix pour aborder sereinement ce parcours d’études. En effet, ces matières vous fourniront des bases solides, notamment en biologie, indispensables pour appréhender les enseignements en institut de masso-kinésithérapie.
De plus, les bacheliers généraux sont largement favorisés lors des sélections en PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) ou L.AS (Licence avec Option « Accès Santé »), qui sont quasi obligatoires pour accéder par la suite aux écoles de kinésithérapie.
Gardez toutefois à l’esprit qu’un bac technologique ou professionnel n’est pas rédhibitoire pour envisager des études dans cette filière. Votre motivation et vos résultats dans le parcours préparatoire universitaire primeront sur votre bac d’origine.
Les études pour devenir masseur-kinésithérapeute se déroulent en deux temps :
Examinons plus en détails chacune de ces étapes.
La première année post-bac est déterminante, car conditionnant l’admission en Institut de masso-kinésithérapie (IFMK) l’année suivante. Trois filières universitaires s’offrent à vous :
Ces parcours sont très sélectifs. Par exemple, en 2023, seuls 3031 étudiants ont été admis dans un IFMK sur l’ensemble du territoire. La sélection se fait sur dossier et éventuellement oral, avec une attention particulière portée aux résultats de première année de licence.
Informez-vous bien sur les universités partenaires de chaque IFMK pour optimiser vos chances d’admission par la suite.
Une fois admis en IFMK, vous entamerez quatre années d’études professionnalisantes, alternant cours théoriques et stages pratiques dès la première année.
Les frais de scolarité sont variables selon que vous intégriez un IFMK public (170 à 243€ par an) ou privé (jusqu’à 9300€ par an).
Le programme est dense avec notamment :
Vous interviendrez rapidement auprès de patients en cabinet libéral, hôpital ou centre de rééducation. Ces mises en situation concrètes sont formatrices et permettent de consolider vos connaissances.
À l’issue des quatre années, vous passerez un diplôme d’État (DE) de masseur-kinésithérapeute nécessaire pour exercer.
De plus en plus d’étudiants français optent pour des formations de kinésithérapie à l’international, notamment en Belgique et en Espagne réputées plus accessibles (pas de numerus clausus).
Une fois votre diplôme étranger en poche, vous pouvez exercer en France après avoir effectué des démarches de validation auprès du ministère français compétent. Plus d’un kinésithérapeute sur 4 en France est ainsi diplômé à l’étranger !
Cette option séduisante comporte toutefois certains écueils :
Informez-vous bien sur toutes les implications avant de vous engager.
Une fois diplômé, de nombreuses perspectives s’offrent à vous. Tour d’horizon des principales caractéristiques du métier.
Les qualités humaines et relationnelles sont capitales dans l’exercice quotidien de la masso-kinésithérapie :
S’ajoutent à cela :
Sans oublier l’importance de se former tout au long de sa carrière pour intégrer les dernières avancées thérapeutiques.
La majorité des kinésithérapeutes (80%) s’installent en libéral, le plus souvent en cabinet de groupe. Les 20% restants optent pour un poste salarié en hôpital, clinique ou centre de rééducation.
Quel que soit votre mode d’exercice, vous évoluerez en équipe pluridisciplinaire, en lien étroit avec les médecins prescripteurs et autres professionnels paramédicaux.
Vos horaires s’adapteront à ceux de vos patients. En libéral, cela signifie amplitude importante et travail le samedi. Une bonne gestion de votre emploi du temps et de votre cabinet (secrétariat, comptabilité) seront primordiaux.
Le métier de masseur-kinésithérapeute offre la possibilité de se spécialiser dans de nombreux domaines :
via des formations complémentaires ciblées (DU, DIU).
De quoi évoluer tout au long de sa carrière !
Le revenu moyen d’un kinésithérapeute libéral tourne autour de 4500 euros nets mensuels à temps plein, charges déduites.
En centre ou hôpital, le salaire se situe entre 2100 et 2500 euros nets.
L’expérience, le mode d’exercice, la spécialisation et l’emplacement géographique font varier ces moyennes.
Globalement, la profession est satisfaisante d’un point de vue financier, d’autant plus que la demande de soins ne cesse d’augmenter (vieillissement de la population, essor des pathologies chroniques…).
Bien que long et exigeant, le cursus menant au métier de masseur-kinésithérapeute a de quoi séduire :
Si vous êtes attiré par l’univers médical, appréciez le contact humain, et disposez d’une bonne résistance physique et mentale : cette voie est peut-être faite pour vous !
Je suis un écrivain passionné par la lecture et l’écriture. J’ai choisi d’exprimer mes opinions et mes observations sur mon blog, où je publie souvent des articles sur des sujets qui me sont chers. Je m’intéresse aussi beaucoup aux préoccupations sociales, que j’aborde souvent dans mon travail. J’espère que vous apprécierez mes articles et qu’ils vous inciteront à réfléchir vous aussi à ces sujets. N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me faire part de vos réflexions !