Fermer Le Menu
NRmagazine
    Facebook X (Twitter) Instagram
    NRmagazineNRmagazine
    • ECO
    • BUSINESS
    • CINEMA
      • Films
      • Séries
      • Acteurs
    • SOCIETE
      • People
      • Musique
        • Culture musique
      • Blog Entertainment
      • Blog bien-être
      • Blog relation
      • Actu
    • MODE
    • CULTURE
      • Quiz
    • TECH
      • Test et avis
    • VOYAGES
    • AUTO/MOTO
    • MAISON
      • Blog cuisine
    • Rubrique Cinéma
    • Les films populaires
    • Les dernières séries
    • Les meilleurs acteurs
    • Sorties cinéma
    NRmagazine
    • Rubrique Cinéma
    • Les films populaires
    • Les dernières séries
    • Les meilleurs acteurs
    • Sorties cinéma
    Nrmagazine » Klara and the Sun : Jenna Ortega en robot, Taika Waititi vise le cœur froid du futur
    Blog Entertainment 22 juin 20266 Minutes de Lecture

    Klara and the Sun : Jenna Ortega en robot, Taika Waititi vise le cœur froid du futur

    Premier trailer pour l’adaptation SF de Kazuo Ishiguro, avec Amy Adams et Natasha Lyonne dans la danse
    Partager
    Facebook Twitter E-mail WhatsApp

    Taika Waititi s’attaque à Klára and the Sun avec Jenna Ortega en amie artificielle, et le résultat a déjà ce petit parfum de machine à émotions calibrée pour nous faire verser une larme propre sur elle-même. Oui, encore un futur triste, mais cette fois avec du vernis de prestige et un casting qui ne vient pas pour faire de la figuration.

    Pour rappel, le roman de Kazuo Ishiguro, publié en 2021 et vite devenu un bestseller du New York Times, s’inscrit dans la lignée de ces dystopies polies qui parlent d’isolement, de lien social et d’enfance sous surveillance avec une douceur presque insultante. Le livre a été accueilli comme une pièce majeure de la fin de carrière de son auteur – prix Nobel de littérature, excusez du peu – et Hollywood, fidèle à son réflexe pavlovien, a flairé la poule aux œufs d’or émotionnelle avant même que la poussière ne retombe. Le projet a longtemps circulé comme un objet de prestige en développement, avant de passer sous la houlette de Waititi, qui aime autant les ruptures de ton que les grands écarts de registre. Autrement dit : on n’est pas là pour un simple film de robots, mais pour une fable sur la solitude emballée comme un produit premium.

    Variety nous apprend que le premier trailer vient d’arriver, avec Jenna Ortega en Klara, androïde conçue pour prévenir la solitude, Amy Adams en mère au bord de la fissure, et Natasha Lyonne dans un rôle qui promet au moins une étincelle de sale humeur dans ce monde trop lisse. Le film, produit par 20th Century Studios sous bannière Disney, s’inscrit dans une stratégie très claire : transformer un roman littéraire en long-métrage de prestige capable de parler au public adulte sans renoncer au potentiel de plateforme et de diffusion mondiale. Le budget de production n’a pas été officiellement détaillé à ce stade, pas plus que le budget marketing, mais on sait déjà comment la mécanique fonctionne : casting bankable, auteur canonisé, concept hautement exportable. Le box-office mondial du film reste évidemment inconnu avant sortie, ce qui n’empêche pas la machine promotionnelle de ronronner comme si le chiffre était déjà inscrit au tableau.

    Le vrai sujet, ce n’est pas “un robot devient humain”. C’est plutôt : que reste-t-il de l’humain quand tout le monde joue déjà à l’androïde émotionnel ?

    Ortega, Adams, Lyonne : le trio qui fait grincer les rouages

    En apparence, le casting coche toutes les cases du film de prestige contemporain : une star génération Z devenue phénomène mondial avec Wednesday, une actrice de premier rang qui sait faire trembler une pièce sans hausser la voix, et une présence comme Natasha Lyonne, toujours à un cheveu de faire dérailler la scène vers quelque chose de plus nerveux, plus sale, plus vivant. Sauf que ce trio raconte déjà autre chose : Ortega incarne une figure fabriquée, Adams une humanité qui s’effrite, Lyonne une anomalie dans le système. Le film semble donc organiser un ballet entre le masque, la mue, la renaissance – ou l’échec de la renaissance, ce qui est souvent plus intéressant.

    La distribution a aussi un petit côté méta bien senti. Ortega, devenue l’un des visages les plus scrutés de sa génération, joue ici une créature faite pour observer les humains et absorber leurs manies, leurs failles, leurs petits mensonges. C’est presque trop bien trouvé. On dirait un rôle écrit pour commenter sa propre image publique : jeune, hyper-visible, déjà projetée dans la case “future grande”. Amy Adams, elle, débarque avec son capital de mélancolie sophistiquée, cette manière de faire passer une fracture intérieure par un simple regard. Le film a donc tout pour devenir un duel de surfaces. Et sous les surfaces, ça négocie sévère.

    Waititi au pays des larmes propres

    Autre valeur : Taika Waititi n’est pas exactement le premier nom qui vient quand on pense à l’austérité d’Ishiguro. C’est même là que le projet devient intéressant, ou potentiellement casse-gueule, selon l’humeur du jour. Le cinéaste néo-zélandais a bâti sa réputation sur un mélange de tendresse, d’ironie et de désinvolture contrôlée, du cinéma indie au blockbuster Marvel, en passant par des récits où l’émotion surgit souvent au détour d’une blague. Ici, il s’attaque à un matériau qui repose moins sur le gag que sur la retenue, moins sur l’esbroufe que sur le trouble. Le choc des styles peut produire une vraie trouvaille. Ou une jolie daube polie. La question est sans réponse pour le moment, mais ce ne serait pas franchement étonnant qu’il cherche à faire passer le deuil par la fantaisie, comme il l’a déjà fait ailleurs, mais avec un degré de gravité supérieur.

    Le trailer laisse en tout cas deviner une esthétique de science-fiction propre, presque clinique, où le monde futuriste n’a rien d’un grand spectacle de destruction. On est plus proche de la dystopie domestique que du blockbuster de ruines. Pas de villes pulvérisées, pas de cascades à faire péter le budget, pas de monstre sacré numérique à la Avatar. Juste des visages, des silences, des pièces trop calmes et cette vieille angoisse hollywoodienne : comment filmer la solitude sans la rendre décorative ? C’est là que le film peut se planter. Ou mordre.

    Le roman de prestige, cette vieille machine à fantasme

    Dans la plus pure tradition hollywoodienne, l’adaptation d’un roman couronné par la critique sert souvent de passeport pour une ambition artistique qui rassure les investisseurs. Ishiguro, avec sa prose limpide et sa tristesse sans pathos, offre exactement ce que les studios aiment : un matériau noble, identifiable, adaptable, et surtout assez ouvert pour qu’on puisse y projeter l’air du temps. Depuis le Nouvel Hollywood, les studios ont compris qu’un film “sérieux” peut aussi être une stratégie économique, un fer de lance de marque autant qu’un objet de cinéma. Rien de neuf sous le soleil, donc – sauf que le soleil, ici, est remplacé par une intelligence artificielle qui promet de nous aimer correctement.

    La sortie française de Klára and the Sun n’a pas encore été fixée publiquement, mais le film se profile comme un titre pensé pour la circulation internationale, entre exploitation en salles, fenêtre de diffusion et éventuelle vie prolongée sur plateforme. Le studio, 20th Century Studios, sait très bien qu’un tel projet ne se vend pas seulement sur son intrigue : il se vend sur son aura, sur son pedigree, sur l’idée qu’on va voir quelque chose de “important” – mot fourre-tout, mais redoutablement efficace quand il s’agit d’attirer les adultes qui aiment souffrir avec élégance. Et franchement, ça marche souvent mieux qu’un énième reboot qui tire une balle dans le pied dès l’affiche.

    Reste la vraie promesse du film : non pas nous raconter qu’un robot apprend à aimer, mais nous rappeler que les humains, eux, ont déjà bien du mal à le faire sans assistance. Si Waititi tient la ligne, on tient peut-être là une belle saleté de mélodrame SF. Sinon, on aura au moins vu Jenna Ortega regarder le vide avec assez de conviction pour faire passer un serveur de protocole pour un poème. Ce qui, à Hollywood, n’est déjà pas rien.

    Jenna Ortega, très sérieuse face à l’apocalypse émotionnelle. On sent déjà le futur de la tendresse sous contrat.

    nrmagazine
    Vincent Bazire

    Journaliste citoyen depuis plus de 20 ans, passionné de cinéma et réalisateur de courts-métrages sur mon temps libre.

    • Vincent Bazire
      La patience stratégique dans les jeux multijoueurs : la compétence qui sépare les bons joueurs des grands joueurs
    • Vincent Bazire
      Comment la science des cannabinoïdes redéfinit le lifestyle contemporain
    • Vincent Bazire
      [Critique] Sur tes traces sur Netflix (2026) : le nouveau Harlan Coben qui court après son propre twist
    • Vincent Bazire
      Top 10 des plus belles affiches de films

    Publications similaires :

    1. KPop Demon Hunters : un an de règne sur Netflix, le blockbuster qui ne voulait pas mourir (apparemment)
    2. Catherine Hardwicke revient avec Street Smart : Venice, Sally Struthers et la vague romantasy
    3. Minions & Monsters : les Minions rejouent l’âge d’or d’Hollywood et signent leur meilleur coup
    4. Warner Bros. dégaine Prehistoria et muscle Bad Fairies
    Film Streaming
    Part. Facebook Twitter E-mail Copier Le Lien WhatsApp

    Vous pourriez aimer aussi...

    Ice Cube et Nia Long reprennent la route pour Are They Gone Yet?

    22 juin 2026

    Google met 75 millions sur A24 pour muscler l’IA du cinéma

    22 juin 2026

    Timothée Chalamet et Selena Gomez embarquent dans Not Alone, le pari alien d’Illumination

    22 juin 2026
    Ajouter Un Commentaire
    Laisser Une Réponse Annuler La Réponse

    Apple mise sur F1 : Eddy Cue promet une suite et revendique l’héritage Jobs

    Warner Bros. dégaine Prehistoria et muscle Bad Fairies

    Annecy chauffe pour Chimney Town: Frozen in Time : Arthouse Films embarque la France

    Minions & Monsters : les Minions rejouent l’âge d’or d’Hollywood et signent leur meilleur coup

    Artificial : Netflix, A24 et Focus décrochent, Mubi ramasse les miettes de Guadagnino

    Catherine Hardwicke revient avec Street Smart : Venice, Sally Struthers et la vague romantasy

    Netflix muscle KPop Demon Hunters avec une expérience immersive à Dallas et Philadelphie (apparemment)

    KPop Demon Hunters : un an de règne sur Netflix, le blockbuster qui ne voulait pas mourir (apparemment)

    Rechercher
    Catégories
    • À propos
    • Espace Presse
    • Recrutement
    • Contact
    • Mentions légales
    © 2026 Nrmagazine

    Type ci-dessus et appuyez sur Enter pour la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.