Running Man : Glen Powell pointe les coupes marketing de Paramount

L’acteur relie le revers commercial du film aux licenciements chez Paramount, sans faire disparaître les autres facteurs de sous-performance.

Pour Glen Powell, le revers de The Running Man ne se joue pas seulement à l’écran : Paramount aurait aussi fragilisé sa sortie en supprimant son équipe marketing. Une explication qui déplace le débat, pas une cause unique démontrée.

Scène officielle : Running Man
Running Man © Droits réservés
Sommaire3 sections
  1. 01Paramount coupe, Powell compte les dégâts
  2. 02Deuxième au départ, vite hors course
  3. 03Le marketing n’était pas seul sur la piste

Le long métrage d’Edgar Wright a engrangé 69 millions de dollars au box-office mondial, pour un budget de production estimé à 110 millions. L’écart est sévère. Il suffit à mesurer la faiblesse des recettes en salles face à l’investissement annoncé, mais pas à établir un bilan financier complet ni à départager les raisons du revers.

La sortie américaine, le 14 novembre 2025, est intervenue quelques mois après la clôture de la fusion entre Skydance Media et Paramount Global, le 7 août. Powell inscrit les difficultés du film dans cette période de réorganisation : il évoque le licenciement de toute l’équipe marketing un mois avant son arrivée dans les salles.

Son argument porte donc sur les conditions de lancement, pas sur un verdict artistique.

Paramount coupe, Powell compte les dégâts

L’acteur attribue une partie des difficultés commerciales à cette suppression du département marketing. Le calendrier est au cœur de son propos : les licenciements qu’il décrit surviennent à proximité immédiate de la sortie, alors que la fusion vient de modifier le cadre du studio. Pas exactement le décor rêvé pour lancer un film à 110 millions de dollars.

Cette prise de position invite à regarder au-delà de la seule affiche et de sa tête d’affiche. Powell désigne une décision interne à Paramount comme un facteur de fragilisation. On peut entendre l’argument sans lui faire dire davantage : la part exacte des recettes perdues à cause de ces coupes n’est pas établie.

Le montant estimé de 110 millions concerne la production. Il ne chiffre pas les moyens consacrés à la promotion. Confondre les deux reviendrait à fabriquer une mesure de l’effort marketing que les éléments disponibles ne permettent pas de donner.

Deuxième au départ, vite hors course

Le parcours en salles apporte un autre éclairage. The Running Man a commencé à la deuxième place du box-office domestique, derrière Now You See Me: Now You Don’t. Le film n’a donc pas ouvert en tête, mais son lancement lui a tout de même valu une place parmi les premières recettes du week-end.

La tenue a été plus courte : après trois week-ends, il a quitté le top 5. Ce décrochage complète le constat des 69 millions de dollars mondiaux. Il décrit une trajectoire commerciale, sans prouver à lui seul que la campagne promotionnelle en serait responsable. Le classement montre la chute; il n’en désigne pas le coupable.

Le marketing n’était pas seul sur la piste

Les critiques mitigées figurent aussi parmi les facteurs possibles de sous-performance. Leur présence dans l’équation interdit de réduire le revers à une histoire de bureaux vidés chez Paramount. Elle ne permet pas davantage de transformer cet article en critique du film : réception critique et analyse de la mise en scène restent deux choses différentes.

La concurrence s’est également invitée dans cette période d’exploitation, notamment avec Wicked: For Good et Zootopia 2. Powell pointe les coupes marketing; le film a aussi dû défendre sa place face à ces sorties pendant la période des fêtes.

Bande-annonce VF de Running Man

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