
Ce polar de l’Oklahoma tient par son énigme et ses interprètes, moins par la profondeur de son récit.
Un adjoint à temps partiel, une petite ville de l’Oklahoma et un corps à garder : Matt Sukkar part d’une situation simple pour son adaptation du roman de Victor Gischler. Toby s’absente, le corps disparaît. Le voilà pris dans une enquête où se croisent trafiquants d’êtres humains, policiers corrompus et deux habitants qui lui reprochent le premier décès.
Le point de départ donne envie de suivre Toby; ce qui lui arrive laisse moins de place pour le connaître.


La disparition du corps offre au film sa meilleure accroche. Qui l’a emporté, et pourquoi? ScreenRant juge ce mystère assez solide pour maintenir l’intérêt, tout en trouvant le récit trop superficiel. Les pistes criminelles se multiplient autour de Toby, mais cette densité ne suffit pas, dans cette lecture, à donner de l’épaisseur aux personnages.

La critique distingue Duke Nicholson dans le rôle de Toby et retient aussi les prestations de William H. Macy, Tiffany Haddish, Stephen Dorff et Billie Lourd. C’est l’autre force du film : une distribution qui donne du relief à l’enquête, même lorsque les trajectoires individuelles restent peu développées. The Deputy a donc de quoi piquer la curiosité des amateurs de polar, sans exploiter pleinement les personnages réunis autour de son énigme.
Une sortie en salles et en numérique était annoncée pour le 25 septembre 2026, sans territoire indiqué.

La disparition du corps donne à l’enquête un ressort efficace, et la distribution retient l’attention. Les personnages restent trop peu développés pour que toutes les pistes du récit portent autant qu’elles le pourraient.