
Rapproché de Reservoir Dogs, le thriller de Henry Dunham puise aussi dans une influence revendiquée : L’Armée des ombres.
Une arme manque après une fusillade visant les obsèques d’un policier. Dans The Standoff at Sparrow Creek, d’anciens et actuels miliciens cherchent lequel d’entre eux l’a volée. Henry Dunham tient là le point de départ d’un huis clos criminel où la recherche du coupable se joue au sein même du groupe.
Le rapprochement avec Reservoir Dogs vient du huis clos et de la suspicion entre ses occupants. C’est une porte d’entrée commode, pas nécessairement la meilleure façon de cerner le film. D’après Slashfilm, Dunham cite aussi L’Armée des ombres comme influence majeure. La référence à Melville déplace le regard : plutôt que de réduire ce thriller à un jeu de ressemblances avec Tarantino, elle invite à prêter attention à la méfiance qui travaille le groupe.

Slashfilm juge le film nuancé et y voit une étude de l’attrait exercé par les mouvements politiques marginaux. C’est une lecture critique, pas une intention que l’on peut prêter au cinéaste. Elle donne néanmoins un autre angle d’approche au récit : les miliciens ne sont pas seulement réunis pour désigner un suspect; leur appartenance au groupe fait partie de ce qui se joue entre eux.
Sorti en 2019 et réalisé par Henry Dunham, The Standoff at Sparrow Creek dure 88 minutes. Slashfilm cite Hoopla, The Roku Channel et YouTube parmi les options de visionnage, sans indiquer à quels pays ni à quelle période cette liste s’applique. Elle ne permet donc pas d’assurer que le film est accessible sur ces services depuis la France aujourd’hui.
