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    Nrmagazine » Joker (2019) : 5 preuves que le film s’est bel et bien inspiré des comics
    Blog Entertainment

    Joker (2019) : 5 preuves que le film s’est bel et bien inspiré des comics

    Todd Phillips avait juré ses grands dieux que son film ne devait rien aux comics. Raté. Derrière le masque du clown, cinq références précises, assumées ou involontaires, renvoient directement aux cases dessinées qui ont façonné le Joker depuis quatre-vingts ans.
    Par Vincent9 mars 2026Mise à jour:9 mars 20268 Minutes de Lecture
    a man wearing a creepy mask and a top hat
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    Ce que vous allez découvrir

    • The Killing Joke d’Alan Moore : l’ADN caché du scénario de Phillips
    • The Dark Knight Returns de Frank Miller : d’où vient vraiment la scène du talk-show
    • Pourquoi Brian Bolland est remercié dans le générique de fin, et ce que ça implique
    • La philosophie de « une mauvaise journée » qui gouverne le film de bout en bout
    • La mort des Wayne, ou comment le film réécrit une scène iconique pour mieux lui rendre hommage

    Un dossier pour ceux qui ont regardé le film, mais pas encore lu les cases qui l’ont construit.

    Il y a quelque chose de presque comique dans le paradoxe Phillips. En été 2019, le réalisateur déclare dans les pages d’Empire qu’il n’a rien pioché dans les bandes dessinées DC. La phrase fait le tour d’Internet. Les fans s’insurgent. Quelques semaines plus tard, Phillips corrige le tir : il avait été mal cité, ou du moins sorti de son contexte. Car à l’écran, les preuves sont là, visibles pour qui connaît les planches. Pas question d’adaptation au sens strict, personne ne prétend que Joker est l’adaptation fidèle d’un arc narratif précis. Mais l’ADN des comics irrigue le film à plusieurs niveaux, parfois mot pour mot, parfois plan pour plan.

    Le comédien raté : tout vient de The Killing Joke

    C’est la prémisse absolue du film. Arthur Fleck rêve d’être comédien de stand-up. Il monte sur scène, échoue, est humilié, s’effondre. Cette trajectoire ne sort pas de nulle part : elle est calquée presque à l’identique sur le flashback proposé par Alan Moore dans Batman : The Killing Joke, publié en 1988. Dans ce chef-d’œuvre du neuvième art, le Joker y est présenté, dans ce qui est explicitement décrit comme une origine possible, jamais certifiée, comme un comédien médiocre, marié, contraint de participer à un braquage pour subvenir aux besoins de sa famille, et qui sombre dans la démence après une série de catastrophes en une seule journée.

    Todd Phillips et Scott Silver ont admis que la prémisse de The Killing Joke a nourri leur scénario. Le comédien raté, le poids de la misère sociale, la bascule psychologique déclenchée par un enchaînement de coups du sort : les structures narratives sont identiques. Phillips a simplement étiré ce que Moore avait condensé en quelques pages de flashback pour en faire un long-métrage de deux heures.

    La scène du talk-show : merci Frank Miller

    La séquence la plus glaçante du film, celle où Arthur abat Murray Franklin en direct sur le plateau, n’est pas une invention de Phillips. Elle est explicitement inspirée d’une scène de The Dark Knight Returns, la bande dessinée de Frank Miller publiée en 1986. Dans cet arc sombre et visionnaire, le Joker apparaît sur un plateau de talk-show et commet un massacre en direct. L’hôte du programme, David Endochrine dans les pages de Miller, devient Murray Franklin sous les traits de Robert De Niro à l’écran. Même tension, même rupture du pacte télévisuel, même violence surgissant là où on l’attend le moins.

    Wikipédia le documente sans ambiguïté : le personnage de Murray Franklin s’inspire directement du présentateur de The Dark Knight Returns. Phillips lui-même a cité cette scène comme l’une des deux sources d’inspiration directes du film, avec The Killing Joke. La vieille thérapeute sexuelle du comic de Miller, le Dr Weisenheimer, se retrouve même dans le film sous le nom de Dr. Sally. Un détail infime, mais révélateur d’une attention au texte source qui ne doit rien au hasard.

    Élément narratif Dans le comic Dans le film (2019)
    Origine du Joker Comédien raté, un mauvais jour (The Killing Joke) Arthur Fleck, comédien raté, enchaîne les catastrophes
    Scène de talk-show Joker massacre le plateau en direct (The Dark Knight Returns) Arthur abat Murray Franklin en live sur son émission
    Le présentateur TV David Endochrine (The Dark Knight Returns) Murray Franklin (Robert De Niro)
    La thérapeute Dr. Ruth Weisenheimer (The Dark Knight Returns) Dr. Sally (même rôle, nom changé)
    Philosophie du personnage « Il suffit d’une mauvaise journée » (The Killing Joke) Toute la progression d’Arthur repose sur ce concept
    Mort des Wayne Ruelle, braqueur armé (Batman : Year One, comics classiques) Ruelle, manifestant masqué, le chaos provoqué par Joker

    Brian Bolland dans le générique : un aveu discret

    Pour ceux qui ne restent jamais jusqu’à la fin des crédits, voici ce qu’ils ont raté : Brian Bolland est remercié dans le générique de Joker. Bolland, c’est le dessinateur de The Killing Joke. Celui qui a donné sa forme visuelle à l’origine la plus célèbre du Clown Prince du Crime, celui qui a conçu chaque case avec une précision picturale qui dépasse largement les standards du genre. Le remercier, c’est implicitement reconnaître la dette. Et reconnaître la dette, c’est admettre que le film n’est pas sorti de nulle part.

    Ce geste, petit, volontaire, presque chuchoté dans l’obscurité de la salle, est la preuve la plus honnête que les auteurs du film savaient exactement d’où ils venaient. On ne remercie pas quelqu’un dans un générique par politesse. On le fait parce que son travail a compté.

    La philosophie de « la mauvaise journée » : le cœur du film

    Dans The Killing Joke, le Joker tient un discours qui résume son rapport au monde avec une lucidité terrifiante. L’idée centrale est brutale : il suffit d’une seule mauvaise journée pour faire basculer n’importe quel homme dans la folie. Cette thèse, Moore la met en scène en torturant James Gordon sous les yeux de Batman, prouvant par l’absurde que même le plus solide des hommes peut être brisé. C’est la philosophie du chaos réduite à son noyau dur.

    Phillips en a fait la colonne vertébrale de son film. Chaque scène, chaque humiliation infligée à Arthur Fleck, le vol de son panneau, le passage à tabac, le licenciement, la trahison de sa mère, le rejet de Murray Franklin, est une mauvaise journée supplémentaire. Le film entier est une démonstration au ralenti de cette thèse moorienne. La seule différence : là où Moore la formulait explicitement par la bouche du Joker, Phillips la traduit en expérience viscérale, en faisant du spectateur le témoin direct de chaque fracture.

    « Je pensais que ma vie était une tragédie. Mais je réalise maintenant que c’est une comédie. »
    — Arthur Fleck, Joker (2019)

    Cette réplique n’est pas dans les comics. Mais elle en est l’écho parfait.

    La mort des Wayne réécrite, mais toujours fidèle à l’esprit

    Dans les comics classiques, Thomas et Martha Wayne meurent dans une ruelle, victimes d’un braqueur ordinaire nommé Joe Chill. Simple, brutal, aléatoire. Phillips choisit une variation : ce sont des émeutiers masqués, inspirés par le Joker, qui abattent les Wayne, transformant le meurtre en conséquence directe du chaos semé par Arthur Fleck. C’est une réécriture, certes. Mais c’est aussi une réécriture qui amplifie la logique des comics plutôt qu’elle ne la contredit.

    Car depuis Batman : Year One de Frank Miller jusqu’aux grandes fresques contemporaines, la mort des Wayne a toujours été le point de départ de Batman. En faisant de Joker la cause indirecte de cet événement, Phillips relie les deux mythologies dans un même mouvement tragique. Il ne trahit pas l’esprit des comics, il le radicalise. Bruce Wayne qui assiste, enfant, au meurtre de ses parents dans le film renvoie directement aux cases iconiques qui ont traversé des décennies de publications DC. La ruelle. Les perles du collier de Martha qui roulent sur l’asphalte. L’image est universelle. Elle dépasse les cases. Et c’est précisément parce qu’elle vit dans les comics depuis si longtemps qu’elle fonctionne encore aussi fort à l’écran.

    Une liberté assumée sur fond de fidélité profonde

    C’est peut-être ça, l’essentiel à retenir. Joker n’est pas une adaptation. Ce n’est pas non plus une œuvre qui aurait tourné le dos à ses sources. C’est un film qui a digéré quarante ans de mythologie du Clown Prince du Crime pour en restituer quelque chose de neuf, de socialement ancré, d’intensément humain, et qui porte dans ses gènes les traces visibles de The Killing Joke, de The Dark Knight Returns, et de tout ce que le genre a construit de plus sombre depuis les années 1980. Phillips a menti par omission. Les cases, elles, ne mentent pas.

    Sources
    • Wikipedia – Joker (2019 film)
    • Wikipedia – The Dark Knight Returns
    • Wikipedia – Batman: The Killing Joke
    • Batman-News – Todd Phillips sets the record straight about comics influencing Joker
    • ComicsBatman.fr – Joker (2019)
    • Oblikon.net – Analyse et explication du Joker avec Joaquin Phœnix
    • Screen Rant – Joker Easter Eggs, Cameos & DC Comics References
    • Wikipedia – Brian Bolland

     

    Vincent
    Vincent

    Un journaliste citoyen depuis plus de 20 ans qui alimente de nombreuses thématiques de magazine en ligne.

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