
On a tous déjà senti cette frustration devant une photo qui ne rend pas justice à ce qu’on voyait. Apprendre à manier la lumière, le cadrage ou encore la retouche, ça change tout, même sans studio. Et si la magie opérait enfin, derrière votre propre objectif ?

Il y a cette envie de saisir la lumière, de capter un visage, l’instant parfait, mais pas d’école à proximité, ou alors on n’a pas le luxe de poser ses jours pour se consacrer à une passion. Alors on s’accroche à ce que l’époque permet : la formation en ligne en photographie. On s’attend à un enchaînement de vidéos, un peu froid, loin du terrain. Pourtant, le format surprend, dans sa capacité à rendre l’apprentissage tangible, presque charnel. Un écran, oui, mais aussi des retours, des corrections et ce sentiment curieux d’être accompagné.
Il ne suffit pas d’aligner les notions, cadrage, lumière, profondeur de champ, pour tout comprendre au métier. Il y a le rythme des séances, le regard d’un photographe, les allers-retours entre théorie et pratique qui, peu à peu, forcent à l’exigence. On apprend à regarder autrement, à construire un projet photo, à hésiter, jeter, recommencer. La technique, au fond, n’est jamais loin : exposition, gestion du flash, retouche, montage, choix des logiciels. Mais rien n’est automatique. Parfois, on se prend la tête sur une ombre, un détail de retouche, un logiciel saisi à la volée, sans personne dans la pièce – sauf un formateur, à distance, qui corrige d’un œil et rectifie ce flou invisible pour soi.
Beaucoup pensent encore qu’on n’apprend pas sérieusement sans un prof en chair et en os, sans ateliers qui sentent la chimie et le café froid. Pourtant, le virtuel s’infiltre partout. Apprendre chez soi, à son rythme, parfois tard le soir (ou tôt le matin, quand tout dort), a cette force : on n’attend pas que le groupe avance, on relit, on recommence. La motivation fluctue, certes. Mais qui n’a jamais connu ça, même dans une salle de classe ?
Ce serait mentir que de dire que le distanciel gomme toute difficulté. Il y a cette solitude, parfois pesante. On peut stagner, manquer d’inspiration face à la même fenêtre chaque matin. L’œil du formateur, même affûté, ne remplace jamais tout à fait les encouragements directs, l’énergie collective d’un atelier. Mais c’est là qu’on réalise ce qui compte: la persévérance et le dialogue, même digital, avec celui qui guide. Parfois, ce coup de pouce arrive juste au pied du découragement.
Je me souviens de ce témoignage. Une femme, la quarantaine, deux enfants, peu de temps pour elle. Par correspondance, elle apprend, tâtonne, photographie la lumière sur ses rideaux, les jeux d’ombre sur le visage de son fils. Un jour, elle reçoit un message du formateur : « Change ton angle, baisse-toi, prends la scène autrement. » Elle s’exécute, rate, recommence, puis, soudain, la photo prend vie. Elle partage son travail, doute encore, mais sent qu’il se passe quelque chose. Plus qu’une photo réussie : c’est l’envie qui ne la quitte plus.
Ce qui est étrange… c’est comme si l’isolement de la formation en ligne ouvrait plus grand la fenêtre sur le monde. On photographie ce qu’on a sous la main, puis on partage, on échange, jusqu’à se construire sa propre vision, son style. Parfois, on navigue entre deux passions : un click sur le classement des films Star Wars, un autre sur la saison dernière de The Last of Us, puis retour à la photo pour jouer avec l’univers, le cadrage, pratiquement comme si l’exercice était un nouveau film à raconter.
La photographie paraît simple : appareil, bouton, clic. Mais quand il faut expliquer pourquoi une photo fonctionne… Là, ça déraille. C’est le piège : croire qu’un tuto suffit. Or, être suivi, corrigé, stimulé par un professionnel change tout. Le formateur ose dire « non », pousse à refaire, guide vers des erreurs révélatrices. Souvent, ce sont celles qu’on ne repère pas seul qui font progresser. Un détail flou, un choix de lumière catastrophe, et la recherche d’un logiciel plus adapté, sans céder à la facilité des filtres, qui change la qualité de l’image finale.
Ce que peu de gens voient, c’est à quel point le choix du centre, du formateur, fait la différence. Les plateformes comme ICI Formation offrent ce luxe : comparer, choisir, adapter à ses projets, à sa liberté. On peut même bifurquer, aller d’un thème à un autre, comme on saute d’un opus d’Alien à un thriller d’horreur. Selon les envies, la pratique devient travail ou simple plaisir.
En réalité, la vraie valeur de l’apprentissage – qu’il soit en ligne ou pas – tient à la curiosité, à la régularité et à ce regard un peu singulier qu’on commence à poser sur le monde. C’est peut-être dans l’imparfait d’un cliché, dans la lumière un peu bancale d’un matin de pluie, qu’on sent enfin qu’on progresse. La photographie, ce n’est pas maîtriser l’art pour cocher une case. C’est engager un dialogue, avec ce qu’on regarde, avec soi-même, et parfois avec un formateur, là-bas, derrière l’écran. Parfois, on attend le déclic ; il arrive sans bruit, entre deux corrections, sans prévenir.
Forte d’une expérience de plus de 20 ans en journalisme citoyen, je m’engage à explorer et à transmettre les enjeux liés à l’emploi et à l’économie avec rigueur et passion, pour informer et mobiliser les citoyens.