Assassin’s Creed : classement des jeux de la saga, du moins bon au chef-d’œuvre

Depuis son lancement en 2007, la franchise Assassin’s Creed a imposé une véritable empreinte dans le paysage du jeu vidéo, et plus particulièrement dans le genre action-aventure en monde ouvert. Ubisoft, fort de cette saga devenue monumentale, n’a cessé d’explorer des époques historiques riches, alliant immersion narrative et mécaniques de jeu variées. Pourtant, avec ses 14 jeux principaux, 17 spin-offs, et une kyrielle d’adaptations, tous les épisodes ne se valent pas. Entre génie créatif, sursauts d’innovation et productions parfois trop commerciales, le classement exhaustif de cette série iconique révèle des choix passionnants, allant du pire au meilleur. Découvrons ensemble comment chaque épisode d’Assassin’s Creed s’est inscrit dans la mémoire des joueurs et pourquoi certains restent des classiques intemporels, tandis que d’autres se sont perdus dans les méandres du temps.

Les bases historiques et l’émergence du premier Assassin’s Creed : un choc vidéoludique

Le tout premier Assassin’s Creed, sorti en 2007, constitue une œuvre fondatrice dont la richesse dépasse largement le simple cadre d’un jeu vidéo. Ubisoft a su composer une mécanique innovante en mêlant un contexte historique réaliste et une intrigue complexe, portant sur les croisades. Le joueur incarne Altaïr Ibn-La’Ahad, un assassin plongé dans la troisième croisade, qui doit retrouver sa place au sein de la Confrérie en remplissant des missions d’assassinats. Cette mise en scène immersive a révolutionné la façon dont le jeu vidéo aborde l’histoire.

Au-delà de la simple aventure, ce premier jeu esquisse les fondations d’un univers élargi : une lutte secrète entre Assassins et Templiers, ouvrant la porte à une intrigue mêlant histoire réelle et science-fiction, via le concept novateur d’Animus. Dès le départ, Ubisoft montre son ambition, offrant un terrain de jeu ouvert où le parkour – alors peu exploité dans le genre – devient une signature forte de la série.

Les innovations marquantes du premier Assassin’s Creed :

  • 🌍 Une reconstitution détaillée de la Terre Sainte médiévale, entre villes et paysages naturels, immersive et vivante.
  • ⚔️ Un système de combat exigeant associé à une furtivité renouvelée, semblable à un ballet d’assassin.
  • 🧬 Introduction de l’Animus : une mise en abyme mêlant réalité et virtuel, qui deviendra un pilier scénaristique.
  • 🎭 Un héros charismatique pour l’époque, mais perfectible, offrant un profil classique d’assassin mystérieux et silencieux.

Malgré quelques défauts techniques et une certaine répétitivité, notamment dans les missions secondaires, ce premier opus pose les bases d’une machine à succès qui ne demande qu’à s’étendre. Par ailleurs, l’exploration d’une période historique peu exploitée en jeu vidéo en fait un titre encore aujourd’hui très apprécié.

L’évolution avec Assassin’s Creed II : le triomphe de la Renaissance et du charisme

Après le succès mitigé de son prédécesseur, Ubisoft frappe un grand coup en 2009 avec Assassin’s Creed II, profondément remanié pour offrir une expérience narrative et ludique plus riche, voire saisissante. Ici, le décor change radicalement, direction la Renaissance italienne, avec Ezio Auditore da Firenze, une figure charismatique et humaine, immédiatement adoptée par les joueurs.

L’aventure d’Ezio se présente comme une longue quête de vengeance contre la puissante famille Borgia, entre Venise, Florence et Rome, où se succèdent intrigues politiques et grandes figures historiques. Ubisoft fait montre d’une relecture réussie du contexte historique, en intégrant des personnages comme Léonard de Vinci, qui vient agrémenter la trame avec ses inventions délirantes, sans oublier des séquences d’humour et d’émotion rares à cette époque.

AC II corrige les lacunes techniques du premier épisode avec un gameplay affiné, un système de progression mieux équilibré, et une narration digne des plus grandes sagas. Le monde ouvert est plus vivant, les quêtes annexes mieux intégrées, et l’interface se met au service du plaisir du joueur.

Les raisons du succès éclatant d’Assassin’s Creed II incluent :

  • 🏛️ Une Renaissance reconstituée avec soin et un contexte politique vibrant.
  • 🕵️‍♂️ Une identité forte, incarnée par Ezio, dont la profondeur psychologique capte l’attention.
  • 🎨 L’introduction d’éléments de gameplay innovants : missions secondaires variées, objets à collectionner, et activités annexes engageantes.
  • 🎶 Une bande-son atmosphérique composée par Jesper Kyd, une de ses œuvres majeures.

Ce volet est souvent considéré comme la quintessence d’Assassin’s Creed, où l’équilibre entre l’action, la narration et l’immersion trouve un parfait écho. C’est ici qu’Ubisoft parvient à marier identité historique et personnage emblématique, offrant ce que beaucoup appelleront la « Dolce Vita » du jeu d’action.

Assassin’s Creed Brotherhood : l’expansion maîtrisée et la gestion des territoires

Le succès d’AC II amène Ubisoft à sortir rapidement Assassin’s Creed Brotherhood en 2010, qui prolonge directement l’épopée d’Ezio, désormais Grand Maître de la Confrérie. Situé à Rome, cet épisode innove par la mise en place d’un gameplay de conquête de territoires et de gestion stratégique, en plus des habituelles missions d’infiltration.

Malgré son aspect parfois perçu comme une simple extension d’AC II, Brotherhood surprend par son intensité narrative et la variété de ses activités. La possibilité de recruter et contrôler une famille d’assassins change considérablement la dynamique, tout en introduisant un mode multijoueur novateur. Le monde est dense, les rues de Rome vivantes, ce qui confère un sentiment d’authenticité intense.

Les points forts de l’épisode Brotherhood :

  • 🏰 La gestion tactique des recrues assassin, pionnière dans la série.
  • ⚔️ Combat amélioré et plus fluide, couplé à un arsenal varié de gadgets signés Léonard de Vinci.
  • 🗡️ Mode multijoueur original, introduisant l’espionnage dans la compétition en ligne.
  • 📜 Une narration efficace, ponctuée de moments d’émotion, comme la quête liée aux frères d’Ezio.

Ce titre aurait pu rester un simple « brotherhood » technique, mais son ambiance immersive et ses petits morceaux d’humanité en font un opus à conseiller à tout amateur de la saga. Impossible d’évoquer cet épisode sans citer la poignante émotion lors de la quête des plumes, un véritable moment fort pour les fans.

Le tournant expérimental avec Assassin’s Creed III : une révolution inachevée

En 2012, Ubisoft investit un terrain audacieux avec Assassin’s Creed III, pour la première fois situé à l’époque de la Révolution américaine. Le protagoniste, Connor, incarne un héros amérindien, mélange d’idéaux de liberté et d’un pacte difficile avec le destin. Cet épisode s’efforce d’introduire des innovations majeures, avec l’apparition de combats navals et d’étendues sauvages à parcourir.

Malgré un potentiel narratif fort et un décor original, AC III s’avère malgré tout décevant sur plusieurs plans, freinant le souffle épique de son cadre. Le personnage principal manque de charisme et peine à susciter un véritable attachement. Par ailleurs, le gameplay, notamment dans ses phases furtives, paraît laborieux et maladroit, limitant la fluidité souhaitée. Les fameuses batailles navales offrent quelques moments agréables, mais ne suffisent pas à masquer les défauts persistants. Ubisoft, avec cet épisode, expérimente, mais tombe à court d’audace.

Ce que l’on retient de cet opus :

  • 🦅 L’introduction d’un environnement sauvage et naturel, inédit dans la série.
  • ⛵ Les premières batailles navales, ajoutant une dimension stratégique forte.
  • 🌾 Une représentation culturelle amérindienne rare en jeu vidéo.
  • ⚠️ Un héros difficile à s’approprier, entre froideur et distance.

Si AC III a suscité un certain enthousiasme à sa sortie, aujourd’hui il reste l’épisode des ambitions non totalement abouties, à mi-chemin entre la révolution et la routine. Le joueur désire souvent plus de fluidité et d’impact narratif, que l’épisode manque de délivrer pleinement.

Syndicate : la Londres victorienne entre bruit et éclats inégaux

Sorti en 2015, Assassin’s Creed Syndicate emmène la saga dans le Londres industriel de 1868, une ville grouillante de vie et caricatures sociales. Ce déplacement temporel s’accompagne d’une nouveauté majeure : la présence de deux héros jouables, Jacob et Evie Frye, apportant une dynamique complémentaire. Le titre met en avant un univers détaillé, des décors chargés d’histoire et une foule d’activités annexes au sein du vaste open-world.

Toutefois, Syndicate souffre d’un certain manque d’identité scénaristique, où l’histoire principale paraît parfois noyée sous un flot d’activités périphériques souvent répétitives. Comparé à la profondeur narrative d’un The Witcher 3 qui avait marqué son époque la même année, le titre d’Ubisoft semble manquer d’allant. Néanmoins, les moments où le jeu s’aventure dans le paranormal via les enquêtes aux côtés de Charles Dickens sont particulièrement savoureux, offrant une dimension atypique au jeu.

Les forces et faiblesses d’Assassin’s Creed Syndicate :

  • 🎭 Une atmosphère victorienne riche et immersive, presque steampunk.
  • 🤼‍♂️ Un gameplay renouvelé avec le switch dynamique entre deux personnages.
  • 👻 Enquêtes paranormales intrigantes, apportant une touche originale.
  • 🚧 Une trame principale manquant de cohérence et de punch.

Les joueurs qui privilégient l’exploration et les activités secondaires trouveront ici un terrain de jeu vaste, mais ceux en quête d’une narration forte pourraient rester sur leur faim. Syndicate signe donc une étape intermédiaire, avec un charme certain et ses failles.

Le renouveau d’Ubisoft avec Assassin’s Creed Origins : l’Égypte ancienne comme révélation

En 2017, Ubisoft donne un nouveau souffle à la franchise avec Assassin’s Creed Origins. L’Égypte antique sert de toile de fond à cette renaissance qui remet au goût du jour l’ampleur et la qualité du monde ouvert, tout en repensant profondément le gameplay. Ici, Bayek et sa femme Aya sont au cœur d’une quête personnelle et politique pleine d’émotions.

Origins se distingue par sa richesse historique, son souci du détail impressionnant dans la modélisation des paysages égyptiens et sa narration plus mature. Cette mouture met en avant un système de combat repensé, plus fluide et stratégique, tandis que l’aspect RPG introduit des choix impactant la progression. Ubisoft ouvrait clairement une nouvelle ère avec ce jeu, posant les bases de futurs épisodes tout en gardant un ancrage très concret dans l’Histoire.

Les éléments qui font d’Assassin’s Creed Origins un tournant :

  • 🦂 Une immersion totale dans l’Égypte antique et ses mystères.
  • ⚔️ Système de combat amélioré, plus nerveux et tactique.
  • 🎯 Intégration de mécaniques RPG avec choix et personnalisations.
  • 🌅 Une narration riche mêlant drame personnel et enjeu historique global.

Ce titre a marqué un point d’inflexion majeur, permettant à la saga de reconquérir un public parfois désabusé, soulevant même des comparaisons avec certaines séries télé historiques. Nul doute qu’Origins a ouvert de nouvelles voies à Ubisoft, confirmant la résilience et la vitalité d’un univers qui sait se réinventer.

AC Odyssey : l’apogée historique et mythologique d’Assassin’s Creed

Avec la sortie d’Assassin’s Creed Odyssey en 2018, Ubisoft embrasse pleinement la mythologie grecque, tout en continuant sur la lancée des mécaniques RPG initiées par Origins. Le joueur choisit d’incarner Kassandra ou Alexios, deux personnages, embarqués dans une aventure épique en pleine guerre du Péloponnèse. L’ampleur du monde ouvert, la qualité des quêtes secondaires, et l’intégration d’éléments fantastiques apportent une dimension absolument inédite dans la série.

AC Odyssey est souvent salué pour sa richesse narrative, le soin apporté à la mise en scène des mythes antiques, ainsi que la liberté offerte au joueur. C’est aussi la première fois que la licence propose une romance, une caractéristique qui a séduit un large public. Le jeu repousse les limites du genre, donnant parfois l’impression d’une collaboration avec les narrateurs antiques eux-mêmes.

Ce qui fait d’AC Odyssey une œuvre culte :

  • 🏺 Un univers immense et coloré, au cœur de la Grèce antique.
  • ⚔️ Une personnalisation poussée, avec choix du genre et multitude de compétences.
  • 🌌 Une immersion mythologique savamment dosée, sans tomber dans l’excès.
  • 💘 Des interactions sociales et romantiques inédites dans la saga.

Assassin’s Creed Odyssey s’impose comme le haut-lieu de l’exploration et de la narration dans la franchise. Ce jeu a su renouveler la formule tout en respectant ses racines, acclamé aussi bien par les puristes que par les amateurs de RPG. Pour tous ceux qui s’intéressent à l’Histoire ou aux mythes, c’est sans doute un des jeux à ne pas manquer.

Le voyage japonais avec Assassin’s Creed Shadows : l’audace et la dualité

Le plus récent épisode phare, Assassin’s Creed Shadows, sorti en 2025, explore enfin le Japon féodal, un territoire longtemps désiré par les fans. Ubisoft y dépeint un monde richement habité, entre samouraïs, ninjas et claniques, où deux héros aux gameplay distincts se croisent : Naoe, un shinobi furtif, et Yasuke, un puissant guerrier samouraï.

Cette dualité apporte une souplesse de jeu inédite, offrant aux joueurs deux approches[combat direct versus infiltration silencieuse] parfaitement équilibrées. La direction artistique du titre est saisissante, témoignant d’une maîtrise technique pleine et entière des capacités des consoles nouvelle génération. Si le jeu reste techniquement irréprochable et narrativement cohérent, certains regretteront une prise de risques limitée. Ubisoft a adapté sa recette classique, soigneusement calibrée, mais sans vraiment la révolutionner, préférant miser sur un univers nouveau et une narration profonde.

Les points à retenir sur Assassin’s Creed Shadows :

  • 🎎 Une plongée immersive dans un Japon féodal très authentique.
  • 🥷 Introduction de deux héros avec gameplay complémentaire.
  • 🎨 Une direction artistique et technique impeccable.
  • 🤫 Un jeu relativement sage, manquant peut-être d’audace scénaristique.

Dans ce cadre, Shadows s’impose comme une réussite esthétique et ludique, mais dont l’ambition narrative reste mesurée. C’est néanmoins un merveilleux hommage à un imaginaire de la franchise souvent évoqué mais rarement exploré avec autant de soin.

La face sombre d’Assassin’s Creed : Unity, Rogue et autres failles techniques

Si la saga a multiplié les exploits, elle n’a pas été épargnée par quelques épisodes qui ont freiné son envol. Parmi ces mauvais souvenirs, Assassin’s Creed Unity reste tristement célèbre pour ses bugs majeurs, notamment à sa sortie en 2014. Les joueurs ont dû faire face à des problèmes techniques les empêchant parfois de finir les missions, parfois même à la disparition des visages des personnages.

Unity se déroulant pendant la Révolution française, avec un Paris magnifiquement recréé, déjoue pourtant ces défauts, par un scénario brouillon et un héros peu attachant qui ne suffit pas à sauver l’épisode de l’oubli. Malgré quelques idées intéressantes, comme les enquêtes secondaires « Meurtres à résoudre », le mal était fait.

Dans la même veine, Assassin’s Creed Rogue, sorti la même année, n’a pas convaincu. Ce jeu placé entre AC III et AC IV semblait plus un DLC qu’un nouvel épisode, avec un gameplay et une bande-son trop proche de Black Flag. Seule l’exploration du Pôle Nord offre une touche originale, mais insuffisante à retourner une expérience globalement paresseuse.

Les principaux écueils de ces épisodes :

  • 🐞 Bugs et crashs rendant le jeu difficilement jouable au lancement.
  • 📉 Répétitivité et faiblesse scénaristique marquant le manque d’ambition.
  • 💤 Manque de renouvellement et impression de déjà-vu.
  • ❄️ Seul le Pôle Nord de Rogue tire son épingle du jeu sur le plan esthétique.

Ces ratés font partie d’une période difficile pour Ubisoft, qui a toutefois su apprendre de ces erreurs pour mieux rebondir avec Origins et Odyssey. C’est une illustration parfaite des risques encourus par une franchise tentant trop vite d’étirer son univers.

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