Fernando Rey: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Fernando Rey en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
219
œuvres recensées
206 films · 13 séries
- Première année recensée
- 1939
- Dernière année recensée
- 1994
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1971, French Connection propulse Fernando Rey dans un rôle d’Alain Charnier qui franchit les frontières du cinéma européen. Le film de William Friedkin s’impose dans les salles et donne à l’acteur espagnol une visibilité nouvelle, après des années où son visage circulait déjà chez Luis Buñuel et dans plusieurs productions européennes.
La Corogne, l’architecture interrompue et le choix d’un nom
Fernando Casado Arambillet naît le 20 septembre 1917 à La Corogne. Il étudie l’architecture, puis la guerre civile espagnole interrompt ce cursus.
En 1936, il commence à jouer et adopte son nom de scène. Il conserve Fernando et retient Rey, venu du second nom de famille de sa mère, Sara Arambillet Rey.
Pendant la guerre, il combat du côté républicain. À la fin du conflit, il est fait prisonnier avec son père par les nationalistes, interné à Valence dans le stade de Mestalla, puis parvient à s’échapper et rejoint Madrid après un trajet en train de marchandises.
Le doublage, puis les premiers rôles parlants
Vers 1940, il entre dans le doublage après avoir répondu à une annonce cherchant une nouvelle voix espagnole pour Tyrone Power. Cette activité l’amène aussi à prêter sa voix à Laurence Olivier, qui le félicite pour Hamlet en 1948.
Après des apparitions en figuration, il obtient en 1944 son premier rôle parlant dans Eugenia de Montijo de José López Rubio, en duc d’Albe. Quatre ans plus tard, Poignard et Trahison de Juan de Orduña le montre en Philippe le Beau aux côtés d’Aurora Bautista et d’une Sara Montiel débutante.
Les années 1950 le voient travailler au cinéma, à la radio, au théâtre et à la télévision. Il participe à Les Comédiens de Juan Antonio Bardem en 1954, puis à Sonatas en 1959, sous la direction du même cinéaste, et devient aussi narrateur de Bienvenue Mr Marshall de Luis García Berlanga en 1953.
Buñuel, puis l’élan international
Fernando Rey rencontre Luis Buñuel dans Viridiana en 1961, aux côtés de Silvia Pinal. Le film obtient la Palme d’or au festival de Cannes 1961, et cette collaboration ouvre une période décisive pour l’acteur.
Neuf ans plus tard, Tristana le retrouve face à Catherine Deneuve dans le rôle de Don Lope. Le Charme discret de la bourgeoisie suit en 1972 avec Jean-Pierre Cassel, puis Cet obscur objet du désir en 1977 prolonge ce compagnonnage, même si Michel Piccoli double sa voix dans ce film.
Buñuel le choisit après l’avoir vu dans Sonatas jouer un mort. Rey devient alors l’acteur préféré du cinéaste, et ses personnages prennent souvent une allure élégante, parfois perfide, qui le fait appeler pour des films tournés en Italie, en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
Hollywood, westerns et productions européennes
Avant French Connection, il tourne déjà hors d’Espagne. En 1958, Roger Vadim le dirige dans Les Bijoutiers du clair de lune avec Stephen Boyd, Marina Vlady et Brigitte Bardot, puis il affronte Steve Reeves dans Les Derniers Jours de Pompéi en 1959, film co-réalisé par Mario Bonnard et Sergio Leone.
En 1964, il retrouve Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg dans Échappement libre de Jean Becker. Deux ans plus tard, Sergio Corbucci le place face à Burt Reynolds dans Navajo Joe, puis il apparaît dans Le Retour des sept en 1966 et Les Colts des sept mercenaires en 1969.
La fin des années 1960 le voit encore dans Les Aventures extraordinaires de Cervantes de Vincent Sherman, avec Horst Buchholz, Gina Lollobrigida et José Ferrer, puis dans Pancho Villa aux côtés de Yul Brynner et Robert Mitchum. Il joue aussi dans des films italiens comme Deux Mafiosi contre Goldginger, Le Boule de neige, Alle origini della mafia ou Miele di donna.
Les dernières années à l’écran
French Connection lui apporte une présence nouvelle auprès du grand public. Alain Charnier y dirige une filière française de trafic de drogue, et la poursuite dans le métro, où le personnage s’échappe en saluant le policier de Gene Hackman, devient l’un des moments les plus connus du film.
Il reprend ce type de présence dans plusieurs productions des années 1970 et 1980. Saving Grace le montre en Cardinal Stefano Biondi en 1986, A.D. - Anno Domini en Sénèque en 1985, tandis que Los pazos de Ulloa et La Conquista del Paraiso prolongent son activité au tournant des années 1990.
Fernando Rey meurt le 9 mars 1994 à Madrid. L’acteur, né Fernando Casado Arambillet, laisse derrière lui plus de 200 films en un demi-siècle et un nom associé à Buñuel, à Friedkin et à plusieurs des grandes coproductions européennes du 20e siècle.
Filmographie choisie
- Eugenia de Montijo (1944) de José López Rubio
- Poignard et Trahison (1948) de Juan de Orduña
- Bienvenue Mr Marshall (1953) de Luis García Berlanga
- Les Comédiens (1954) de Juan Antonio Bardem
- Les Bijoutiers du clair de lune (1958) de Roger Vadim
- Viridiana (1961) de Luis Buñuel
- Échappement libre (1964) de Jean Becker
- Le Retour des sept (1966)
- Navajo Joe (1966) de Sergio Corbucci
- Le Charme discret de la bourgeoisie (1972) de Luis Buñuel
- French Connection (1971) de William Friedkin
- Cet obscur objet du désir (1977) de Luis Buñuel
- Saving Grace (1986)
- La Conquista del Paraiso (1992)
Films et séries avec Fernando Rey
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Fernando Rey
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Fernando Rey
6 photos affichées sur 8 disponibles. Ouvrez une photo pour parcourir toute la galerie.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.































