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Bernard Musson - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
172
Né
22/02/1925
Lieu de naissance
Cormeilles-en-Parisis, Val-d'Oise, France
Décédé
29/10/2010 (85 ans)

Bernard Musson: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Bernard Claude Musson

Repères de carrière

La carrière de Bernard Musson en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

166

œuvres recensées

160 films · 6 séries

Première année recensée
1951
Dernière année recensée
2003

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 1951, Jeux interdits de René Clément donne à Bernard Musson son premier passage au cinéma. Le comédien, né le 22 février 1925 à Cormeilles-en-Parisis, y tient un rôle de gendarme, avant de revenir très vite vers la scène et les emplois secondaires qui vont jalonner sa présence à l’écran.

Des débuts au théâtre

Peu après la guerre, Bernard Musson suit des études de photo à l’École Technique Photo Cinéma, rue de Vaugirard. En 1948, il entre à l’école d’art dramatique de Charles Dullin, où Marcel Marceau compte parmi ses professeurs. L’année suivante, il effectue une figuration à la Comédie-Française dans La Reine morte d’Henry de Montherlant.

À partir de 1950, il obtient plusieurs rôles au théâtre. Il joue dans L’éternelle comédie au théâtre de l’Atelier, puis dans Jules César et Les Mouches au festival de Nîmes. La même saison, il apparaît dans À chacun selon sa faim au théâtre du Vieux-Colombier et dans Les Princes du sang au théâtre des Célestins. Ces engagements installent un acteur de plateau qui passe d’une salle à l’autre avec une régularité discrète.

L’art des seconds rôles au cinéma

En 1959, Bernard Musson tient dans La Vache et le Prisonnier le rôle du prisonnier Pommier. Le film de Henri Verneuil compte parmi ses apparitions les plus remarquées, dans une filmographie où les emplois de domestique, de policier, de prêtre ou de fonctionnaire reviennent souvent. Sa grande silhouette, proche d’1,90 m, devient un repère pour ce type de présence.

Il travaille avec André Hunebelle dans Le Capitan et Fantômas. Il tourne aussi avec Henri Verneuil dans Le Président et Le Clan des Siciliens. Dans Charade de Stanley Donen, il apparaît en réceptionniste d’hôtel. Dans Belle de jour de Luis Buñuel, il joue le majordome. Ces rôles, souvent brefs, dessinent une présence qui compte sur la précision du geste et la justesse de la fonction occupée dans le récit.

En 1972, Le Charme discret de la bourgeoisie le montre serveur, puis Cet obscur objet du désir, en 1977, lui confie un policier chargé de l’expulsion. Buñuel revient encore à lui avec Le Fantôme de la liberté, où il interprète le père Raphaël. Bernard Musson revient aussi chez Philippe de Broca et Jean Rollin, tout en croisant régulièrement les films de Michel Audiard. Ses apparitions traversent plusieurs générations de cinéma français sans quitter cette zone des rôles de service, de surveillance ou d’autorité.

Fantômas, Buñuel, les figures de service

Fantômas, en 1964, lui donne un agent qui arrête le commissaire Juve. Les Amitiés particulières, la même année, le place dans un rôle de père enseignant. Belle de jour, en 1967, le fixe dans l’image du majordome. Le Clan des Siciliens, en 1969, lui confie un gardien de fourgon cellulaire. Ces personnages semblent dessiner une carte de fonctions plus que de psychologies.

Cette fidélité aux silhouettes de pouvoir modeste ou d’encadrement traverse ses collaborations. Chez André Hunebelle, il passe d’un film d’aventures à l’autre. Chez Luis Buñuel, il devient l’un de ces visages que le metteur en scène inscrit dans la mécanique sociale de ses films. L’acteur ne s’installe pas dans un type unique, il revient plutôt à une famille de rôles reconnaissables, où l’apparition brève suffit à donner une texture au plan.

Bernard Musson apparaît encore dans Comment réussir en amour en 1962 et dans Éducation anglaise en 1983, où il joue Julien, l’homme à tout faire du pensionnat. D’un titre à l’autre, le même type de présence revient, fondé sur l’utilité du personnage dans l’économie du récit. Le cinéma lui réserve des emplois qui passent par le service, l’accueil, la garde ou le contrôle.

La scène, de 1949 à 2001

En 1949, il joue L’éternelle comédie au théâtre de l’Atelier. L’année suivante, Jules César et Les Mouches passent par le festival de Nîmes. En 1955, il est distribué dans Le Troisième Jour au théâtre des Ambassadeurs, puis dans Le Souvenir éternel en 1957 à la Renaissance. La décennie suivante le mène vers Rididine, La Toile d’araignée et La Voleuse de Londres.

Dans les années 1960 et 1970, il reste très présent sur les planches. Il joue Le Petit Bouchon, Trente Secondes d’amour, Treize à table, Herminie et Seul le poisson rouge est au courant. Le théâtre Tristan-Bernard l’accueille à plusieurs reprises avec Le Troisième témoin, Crime parfait et Comédie pour un meurtre. Bernard Musson y retrouve des auteurs de boulevard, des comédies policières et des distributions de troupe.

En 1982, il participe à Amadeus au théâtre Marigny, mis en scène par Roman Polanski. Plus tard, il revient aux classiques avec Les Caprices de Marianne et Bérénice, toutes deux mises en scène par Lambert Wilson. Entre ces dates, il passe aussi par Les Rustres, Les Nuits difficiles, La Tour de Nesle, Génousie et Le Voyage de Monsieur Perrichon. Sa présence au théâtre s’étire jusqu’aux premières années du XXIe siècle, sans rupture visible avec ses choix antérieurs.

Un visage familier des réalisateurs

André Hunebelle, Henri Verneuil et Luis Buñuel comptent parmi les cinéastes qui le sollicitent régulièrement. Cette continuité dessine une relation simple au métier: Bernard Musson revient dans des films très différents sans modifier la nature de ce qu’on attend de lui. Il joue des silhouettes d’autorité ou de service, rarement des positions de premier plan, mais toujours des places lisibles dans le cadre.

Dans Chacal de Fred Zinnemann, sorti en 1973, il apparaît comme usher at Elysée Palace. En 1974, Le Fantôme de la liberté lui donne le père Raphaël. La même période voit ses retours sur scène et ses passages fréquents au cinéma, sans que l’un efface l’autre. Bernard Musson meurt le 29 octobre 2010 à Paris.

Films et séries avec Bernard Musson

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Appelez le 17 (1957) - Affiche
01/01/1957
Appelez le 17
The Postman (non crédité)
La Donneuse (1976) - Affiche
5.2 / 10
La Donneuse
Le Forestier
La Révolte des enfants (1992) - Affiche
5.6 / 10
La Révolte des enfants
Mr. Alexis's father
Éducation anglaise (1983) - Affiche
4.8 / 10
Éducation anglaise
Julien, L'homme à tout faire du pensionnat
Les jours où je n'existe pas (2003) - Affiche
6.4 / 10
Les jours où je n'existe pas
Oncle Alfred

Galerie photos de Bernard Musson

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Inconnu
2003
La Fiancée de Dracula (2002) - Affiche
2002
Comme des rois (1997) - Affiche
Portier des Hotels
1997
La Révolte des enfants (1992) - Affiche
Mr. Alexis's father
1992
588 rue Paradis (1992) - Affiche
1992
Erreur de Jeunesse (1989) - Affiche
Le gardien du 52
1989
Dressage (1986) - Affiche
Inconnu
1986
Le Tueur triste (1984) - Affiche
L'horloger
1984
Rebelote (1984) - Affiche
The judge
1984
Éducation anglaise (1983) - Affiche
Julien, L'homme à tout faire du pensionnat
1983
Belles, blondes et bronzées (1981) - Affiche
Le monsieur galant au bois
1981
Comédie pour un meurtre (1981) - Affiche
1981

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Henri Coutet - Photo
Henri Coutet
1909–1999
Albert Michel - Photo
Albert Michel
1909–1981
Jacques Marin - Photo
Jacques Marin
1919–2001
Dominique Zardi - Photo
Dominique Zardi
1930–2009
Laure Paillette - Photo
Laure Paillette
1896–1968