Jim Backus: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jim Backus en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
229
œuvres recensées
172 films · 57 séries
- Première année recensée
- 1948
- Dernière année recensée
- 1986
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1948, « A-Lad-In His Lamp » fait entendre la voix de Jim Backus dans un court métrage d’animation signé Robert McKimson. Né le 25 février 1913 à Cleveland, l’acteur américain avait déjà derrière lui des années de travail à la radio avant d’entrer au cinéma. Ce premier crédit visible à l’écran ouvre une présence qui va se déployer entre prises de parole, comédies et séries télévisées.
Des planches au micro
Jim Backus commence dans des troupes de répertoire et de vaudeville. Le texte biographique conservé sur lui précise qu’il passe ensuite quinze ans à la radio à New York, avec des milliers d’émissions au compteur et jusqu’à quatorze interventions dans une même semaine. Cette longue pratique du micro précède ses premiers rôles à l’écran en 1949, sans passer par un apprentissage linéaire du studio.
En 1949, il apparaît dans « One Last Fling » sous les traits de Howard Pritchard, dans « Father Was a Fullback » de John M. Stahl, où il joue Professor Sullivan, puis dans « La Vie facile » de Jacques Tourneur, « Don Juan de l’Atlantique » d’Alexander Hall et « A Dangerous Profession » de Ted Tetzlaff. La même année, son nom figure aussi au générique de Hollywood House, série télévisée où il est Regular. Dès lors, sa présence se répartit entre cinéma, animation et télévision, avec une aisance née d’un métier déjà ancien.
Mr. Magoo et les années 1950
En 1949, Jim Backus prête déjà sa voix à Mr. Magoo dans Ragtime Bear. Le personnage revient dans une série de courts métrages tout au long des années 1950, de « Spellbound Hound » en 1950 à « When Magoo Flew » en 1954, puis « Magoo Makes News » et « Magoo's Canine Mutiny » en 1955 et 1956. Cette continuité vocale traverse des dizaines de titres, sans que son nom se limite à ce seul rôle.
La décennie voit aussi une série de rôles dans des films signés par des cinéastes très différents. En 1951, il est présent dans « M » de Joseph Losey, « La Nouvelle Aurore » de Mark Robson, « Iron Man » de Joseph Pevney et « Fini de rire » de John Farrow et Richard Fleischer. L’année suivante, il joue dans « Bas les masques » de Richard Brooks, « Mademoiselle gagne tout » de George Cukor, « Troublez-moi ce soir » de Roy Baker et « Le Grand Secret » de Melvin Frank et Norman Panama. En 1955, il apparaît dans « Francis in the Navy » d’Arthur Lubin et « La Fureur de vivre » de Nicholas Ray, où il interprète Frank Stark.
Le milieu de la décennie ajoute d’autres titres, parmi lesquels « Meet Me in Las Vegas », « Les Collines nues », « The Opposite Sex » et « The Girl He Left Behind », tous parus en 1956. Sur la même période, sa voix de Mr. Magoo reste très présente dans les courts métrages d’animation produits presque d’année en année. En 1957, il tient le rôle de Joe Wheelwright dans « Maverick », puis l’année suivante il est nommé dans « Le Démon des femmes » avec le personnage de Max. La filmographie garde alors un rythme très dense, sans se laisser enfermer dans un seul registre.
Télévision, variétés et plateaux
À partir du début des années 1960, Jim Backus circule entre talk-shows, émissions de variétés et fictions télévisées. Il passe par « Robert Montgomery Presents » en 1950 dans le rôle de Lucus Edgerton, puis par « Matinee Theater » en 1955. En 1961, il est au générique de « The Mike Douglas Show », où il figure aussi comme Self - Co-Host. L’année suivante, il apparaît dans « The Tonight Show avec Johnny Carson » et « The Merv Griffin Show ».
Sa présence dans des formats de plateau ne coupe pas le lien avec la fiction. En 1976, il joue Iggy dans « Drôles de dames ». En 1977, « La croisière s’amuse » lui donne deux entrées distinctes, Marvin Waterman et Mr. Landers. Ces participations tardives montrent un acteur encore sollicité par la télévision de prime time, dans des apparitions brèves mais identifiables.
Quelques années plus tard, « Capitaine Furillo » utilise son image d’archive dans un épisode de 1981 où Mr. Magoo n’apparaît qu’en footage. Le détail dit assez la postérité d’un personnage autant que celle de son interprète. Backus reste associé à une télévision qui recycle ses propres mémoires, sans effacer pour autant la diversité de ses passages à l’écran.
Écriture, livres et crédit d’auteur
Jim Backus est aussi l’auteur de deux livres, On the Roof et Back to Backus. Ce versant d’écriture s’ajoute à une activité d’interprétation qui ne se limite pas aux rôles parlés. Le nom complet James Gilmore Backus apparaît dans les repères biographiques, mais c’est bien sous le nom de Jim Backus que circulent ses crédits les plus visibles.
Ses passages par l’animation, les films de studio et la télévision composent une présence régulière sur plus de trois décennies. Il meurt le 3 juillet 1989 à Los Angeles, à 76 ans. Entre Cleveland et les plateaux, entre les micros de la radio et les studios, le même nom traverse des formes très différentes sans changer de fonction première: parler, jouer, revenir.
Films et séries avec Jim Backus
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