Booth Colman: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Booth Colman en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
119
œuvres recensées
50 films · 69 séries
- Première année recensée
- 1953
- Dernière année recensée
- 2005
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1952, Howard Hawks retient Booth Colman pour « La Captive aux yeux clairs ». L’acteur américain, né à Portland le 8 mars 1923 et mort le 15 décembre 2014, passe alors à l’écran après des études à l’Université de Washington et à l’Université du Michigan. La guerre a déjà interrompu cette première période de formation, avant un départ pour New York où il travaille au théâtre de Broadway.
Du théâtre à Broadway
Les radios locales ouvrent le chemin. Booth Colman y commence avant de reprendre des études supérieures, puis d’être mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale. Après ce passage militaire, il rejoint New York et s’installe dans les théâtres de Broadway.
Cette étape compte dans sa manière d’aborder les rôles. Le texte disponible le dit souvent distribué en médecins ou en avocats, dans des pièces, des films et des téléfilms. Le théâtre de Meadow Brook, à Detroit, l’emploie aussi dans des contes de Noël, où il joue des centaines de personnages.
Cette activité scénique côtoie des débuts à l’écran au début des années 1950. « La Captive aux yeux clairs » ouvre une série de participations dans des productions très diverses, de « Jules César » à « Le Secret des Incas », puis « Les Contrebandiers de Moonfleet » et « Ma tante ». Booth Colman passe ainsi d’un studio à l’autre sans se fixer sur un seul type de production.
Un visage familier des studios
Au cinéma, Booth Colman apparaît dans des titres signés Howard Hawks, Joseph L. Mankiewicz, Fritz Lang, Michael Curtiz ou Jerry Lewis. Les années 1950 le voient dans « C'est pas une vie, Jerry », « Des monstres attaquent la ville », « Le Calice d'argent » et « Un monde sans fin ». Il entre ensuite dans les années 1960 avec « Les Comancheros », « Le Zinzin d'Hollywood » et « Romanoff et Juliette ».
Les crédits mentionnés le conduisent vers des registres très différents. On le retrouve dans « Le Crash mystérieux », « Kisses for My President », « Youngblood Hawke » et « Au-delà de la sentence ». En 1971, « Scandalous John » prolonge cette présence régulière dans le cinéma américain de studio.
Les années 1970 et 1980 gardent son nom dans des productions plus espacées. « Norma Rae » paraît en 1979, puis viennent « The Barber » en 2000 et « Intolérable Cruauté » en 2002, tous deux signés par les frères Coen. La liste fournie ne permet pas d’établir une hiérarchie entre ces apparitions, mais elle dessine une fidélité durable au cinéma.
Télévision, séries et rôles récurrents
Booth Colman travaille aussi largement pour la télévision. « Dragnet », « Perry Mason », « Le Fugitif », « Mannix », « Quincy », « La Famille des collines », « Frasier », « Star Trek: Voyager » et « Chicago Hope » jalonnent sa présence sur plusieurs décennies. Les rôles indiqués vont de Doctor Younger à Prosecutor, Les Donaldson, Max Bonnett, Judge Colman, Father Fatima, Mr. Slobodkin et Penno.
Dans « Perry Mason », il joue Doctor Younger et Prosecutor en 1957. « Le Fugitif » lui donne le rôle de Les Donaldson en 1963, puis « Mannix » celui de Max Bonnett en 1967. L’année suivante, « Auto-patrouille » le crédite comme Judge Colman, tandis que « Chicago Hope » le fait apparaître en Father Fatima en 1994.
La même logique vaut pour les séries plus tardives. « Frasier » le mobilise en Mr. Slobodkin en 1993 et « Star Trek: Voyager » en Penno en 1995. Ces interventions, parfois brèves, prolongent une présence étalée sur la durée dans des formats très différents.
Les années 1970 et la place des seconds plans
En 1970, Booth Colman figure dans « Le Virginien » deux fois, d’abord dans l’épisode Nightmare comme Jeff Turner, puis dans Lady at the bar comme Mr. Compton. La décennie le retrouve ensuite dans « La Planète des singes », où il tient le rôle du Dr. Zaius dans la série télévisée des années 1970.
Cette période ajoute « La Famille des collines » et « Quincy » à sa présence sur le petit écran. Le détail des rôles fournis n’accompagne pas toujours ces titres, mais leur répétition montre une activité constante dans les séries et téléfilms de cette époque.
Le même mouvement se lit dans les formats populaires du temps. Booth Colman intervient dans des productions criminelles, judiciaires ou familiales, sans que les crédits donnés imposent une spécialisation stricte. Cette variété tient à la nature même de sa distribution, souvent appuyée sur des figures d’autorité ou d’encadrement.
Formation, travail et derniers crédits
Les universités de Washington et du Michigan encadrent sa formation. Avant cela, les radios locales lui offrent une première expérience, puis la guerre interrompt cette progression. Le retour à la vie civile le conduit vers Broadway, où sa présence se fixe avant de gagner le cinéma.
Sa filmographie mêle des titres commerciaux, des films de genre et quelques passages chez des cinéastes identifiés. « The Barber » et « Intolérable Cruauté » prolongent ce mouvement au tournant du siècle. La date de 2002 marque le dernier crédit cité ici, sans fermer pour autant la lecture de son activité antérieure.
Mort à 91 ans le 15 décembre 2014, Booth Colman laisse le souvenir d’un acteur américain passé par la scène, la radio, les films de studio et les séries télévisées. Son nom circule dans des œuvres très différentes, du western au drame judiciaire, du fantastique au feuilleton médical, avec une présence qui traverse plus d’un demi-siècle.
Films et séries avec Booth Colman
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