Richard Kiel: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Richard Kiel en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
74
œuvres recensées
58 films · 16 séries
- Première année recensée
- 1960
- Dernière année recensée
- 2010
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Richard Dawson Kiel naît à Detroit, dans le Michigan, le 13 septembre 1939, et s’oriente vers le métier d’acteur à la fin des années 1950, après divers emplois sans lien avec le spectacle, notamment videur en boîte de nuit et vendeur de concessions funéraires (Source : MI6, 2014). Sa stature exceptionnelle, liée à une acromégalie qui le fait culminer à plus de 2,15 mètres, attire très tôt l’attention de l’industrie audiovisuelle américaine, qui lui confie des rôles exploitant sa morphologie (Source : MI6, 2014). Il apparaît d’abord dans des productions à petit budget, essentiellement dans le registre de la science-fiction et du fantastique, où sa présence physique devient un élément central de la mise en scène (Source : IMDb, 2011). En 1961, il participe à un épisode de la série « La Quatrième dimension » dans le rôle d’un Kanamit, extraterrestre imposant de l’épisode « To Serve Man », qui contribue à le faire repérer par les producteurs de télévision (Source : AlloCiné, 2019). L’année suivante, il tient le rôle-titre du film « Eegah », production indépendante de science-fiction dans laquelle il incarne un homme préhistorique, confirmant son inscription dans un cinéma de genre américain alors en plein essor (Source : AlloCiné, 2019).
Installation à la télévision américaine
Au milieu des années 1960, Richard Kiel se fait une place régulière dans les séries télévisées, profitant de l’essor de la fiction d’aventures et d’espionnage sur les grands networks américains (Source : MI6, 2014). En 1965, il interprète Voltaire, homme de main géant du personnage récurrent Miguelito Loveless, dans plusieurs épisodes de la série « Les Mystères de l’Ouest », rôle qui installe durablement son image de colosse mutique à l’écran (Source : Première, 2024). Parallèlement, il apparaît dans le pilote de « The Man from U.N.C.L.E. » puis revient en 1965 dans l’épisode « The Hong Kong Shilling Affair », cette fois dans le rôle de Merry, confirmant son association avec l’univers de l’espionnage télévisuel (Source : MI6, 2014). Il est également présent dans divers épisodes de séries policières et d’aventures des années 1970, notamment « Starsky et Hutch », « Switch » et « La Côte sauvage », où il incarne fréquemment des hommes de main ou des antagonistes physiquement menaçants (Source : AlloCiné, 2019). Cette accumulation de seconds rôles à la télévision façonne une carrière solide de character actor, sans toutefois le cantonner à un seul registre narratif, puisqu’il navigue entre western, polar urbain et fantastique (Source : AlloCiné, 2019).
Accès à la notoriété avec James Bond
La carrière de Richard Kiel connaît un tournant en 1977 lorsqu’il est choisi pour interpréter le personnage de Requin (Jaws) dans le film de la franchise James Bond « L’Espion qui m’aimait », réalisé par Lewis Gilbert, face à Roger Moore (Source : AlloCiné, 2019). Le rôle, celui d’un tueur à gages muet à la dentition métallique, exploite à la fois sa taille imposante et une dimension presque burlesque, ce qui contribue à en faire l’un des adversaires les plus reconnaissables de la série (Source : James Bond Wiki, 2024). Ce succès conduit les producteurs à le rappeler deux ans plus tard pour « Moonraker », également mis en scène par Lewis Gilbert, dans lequel le personnage de Requin gagne en importance scénaristique et en visibilité internationale (Source : IMDb, 2011). Pour « Moonraker », il reçoit en 1980 une nomination au Saturn Award de la meilleure performance de second rôle décerné par l’Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films, témoignage d’une reconnaissance spécifique dans le champ du cinéma de genre (Source : IMDb Awards, 1980). Ces deux apparitions dans la saga Bond installent durablement son image dans la culture populaire mondiale, qu’il prolongera plus tard à travers des conventions, des documentaires et diverses utilisations promotionnelles de son personnage (Source : MI6, 2014).
Travaux au cinéma hors franchise Bond
En dehors de James Bond, Richard Kiel se construit une filmographie marquée par des rôles de composition au sein de productions américaines et internationales de genres variés (Source : AlloCiné, 2019). En 1974, il interprète Samson dans « Plein la gueule » (« The Longest Yard »), comédie carcérale portée par Burt Reynolds, qui exploite une nouvelle fois sa physionomie mais lui permet d’intégrer un ensemble dramatique plus étoffé (Source : AlloCiné, 2019). Il apparaît ensuite dans « Transamerica Express » (« Silver Streak », 1976) sous la direction d’Arthur Hiller, dans le rôle de Reace, tueur silencieux lancé à la poursuite des protagonistes dans un polar ferroviaire comique porté par Gene Wilder et Richard Pryor (Source : AlloCiné, 2019). En 1976, il participe également à la comédie familiale « Gus », où il est crédité comme « l’homme de grande taille », renforçant son association aux emplois comiques annexes (Source : AlloCiné, 2019). À la fin des années 1970, il tourne dans le film de guerre « L’Ouragan vient de Navarone » (1978) dans le rôle du capitaine Drazak, puis dans le film de science-fiction italien « L’Humanoïde » (1979), où il incarne Golob, confirmant son ancrage dans le cinéma de genre international (Source : AlloCiné, 2019).
Années 1980 et 1990 : diversification et production
Au milieu des années 1980, Richard Kiel rejoint la distribution de « Pale Rider, le cavalier solitaire » (1985), western réalisé et interprété par Clint Eastwood, dans lequel il joue Club, un des hommes de main liés aux intérêts miniers, rôle qui l’inscrit dans une production de studio plus classique (Source : AlloCiné, 2019). Il poursuit ensuite sa carrière dans des comédies d’action comme « Mad Mission 3 » (1984), où il interprète Big G, et le film de course « Cannonball Run II », confirmant son utilisation dans des registres mêlant action et humour (Source : AlloCiné, 2019). En 1990, il s’engage dans un projet plus personnel avec « The Giant of Thunder Mountain », film familial dont il tient le rôle principal d’Eli Weaver, tout en étant coscénariste et producteur exécutif, ce qui marque une inflexion vers la création et la production (Source : AlloCiné, 2019). Ce long métrage, qui s’inscrit dans un registre familial et moral, contraste avec les emplois de méchant ou de colosse menaçant qui avaient dominé ses débuts (Source : IMDb, 2011). Par la suite, la demande pour ce type de profils physiques se tarit et ses apparitions se raréfient, même s’il continue à accepter ponctuellement des rôles dans des films indépendants ou des productions à budgets plus modestes (Source : IMDb, 2011).
Comédie, doublage et culture populaire
À partir du milieu des années 1990, Richard Kiel est davantage identifié à des emplois comiques ou parodiques, qui jouent ouvertement avec son image d’ancien adversaire de James Bond (Source : IMDb, 2011). En 1996, il apparaît dans la comédie « Happy Gilmore » de Dennis Dugan, dans le rôle de Mr. Larson, ancien patron menaçant mais finalement protecteur du personnage principal incarné par Adam Sandler, rôle qui lui vaut une nouvelle visibilité auprès d’un public plus jeune (Source : IMDb, 2011). Trois ans plus tard, il reprend son image de colosse aux dents d’acier dans « Inspecteur Gadget » (1999), où il est crédité comme « Famous Big Guy with Silver Teeth », clin d’œil explicite à Requin, confirmant la dimension autoréflexive de sa carrière tardive (Source : IMDb, 2011). En 2010, il prête sa voix au personnage de Vladimir dans le film d’animation « Raiponce » (« Tangled ») des studios Disney, s’inscrivant ainsi dans le domaine du doublage et prolongeant sa présence dans la culture populaire via un cinéma d’animation à large diffusion (Source : IMDb, 2011). Cette même période est également marquée par la parution, en 2002, de son autobiographie « Making It BIG in the Movies », ouvrage dans lequel il revient sur son parcours professionnel et sa manière d’aborder une carrière façonnée par un physique hors norme (Source : IMDb, 2011).
Activité télévisuelle et collaborations
Tout au long de sa carrière, Richard Kiel multiplie les collaborations avec des réalisateurs et équipes de télévision, ce qui contribue à faire de lui un visage familier du petit écran américain des années 1960 à 1980 (Source : AlloCiné, 2019). Il apparaît dans des séries comme « Land of the Lost » en 1976, où il incarne Malak dans deux épisodes, et dans « Superboy » en 1989, dans le rôle de Vlkabok, s’inscrivant dans la tradition des séries fantastiques et de science-fiction destinées à un large public (Source : AlloCiné, 2019). Il participe également à des épisodes de « Simon et Simon », « Loin de ce monde » et « Les Mystères de l’Ouest », illustrant une continuité de collaboration avec les showrunners et producteurs des grandes chaînes américaines (Source : AlloCiné, 2019). En parallèle, il intervient dans des projets européens et asiatiques comme « Mad Mission 3 » et certaines coproductions, ce qui témoigne d’une circulation internationale de son image, souvent utilisée pour renforcer la dimension spectaculaire d’une distribution (Source : AlloCiné, 2019). Ces collaborations multiples, allant du western au fantastique en passant par la comédie d’action, installent Richard Kiel comme un acteur caractéristique du second rôle physique dans l’audiovisuel de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Première, 2024).
Récompenses, reconnaissance et fin de carrière
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