“Désormais l’espace appartient à 007”
Moonraker constitue le onzième long métrage de la série officielle James Bond produite par Eon Productions et le quatrième opus porté par Roger Moore dans le rôle de l’agent 007. (Source : Wikipédia, 2006) Le film est réalisé par Lewis Gilbert, qui signe ici sa troisième et dernière mise en scène de la franchise après On Her Majesty’s Secret Service et surtout The Spy Who Loved Me. (Source : Wikipédia, 2006) Le scénario est écrit par Christopher Wood, d’après le roman Moonraker de Ian Fleming publié en 1955, mais s’en écarte nettement pour exploiter la thématique spatiale alors très présente dans l’industrie du divertissement. (Source : Wikipédia, 2006)
Initialement, la production envisage de tourner l’épisode suivant de la série, For Your Eyes Only, comme l’indiquait le carton de fin de The Spy Who Loved Me, mais le succès de Star Wars en 1977 incite les producteurs à accélérer la mise en chantier d’un film intégrant un imaginaire de science-fiction spatiale. (Source : Cinéma Scholars, 2024 ; Wikipédia, 2006) La décision est prise de transposer la confrontation entre Bond et Drax vers un récit de « spy-fi », combinant codes de l’espionnage et motifs futuristes, avec notamment une station spatiale et des navettes inspirées des travaux de la NASA. (Source : 007.info, s.d. ; Cinéma Scholars, 2024) Cette orientation s’inscrit dans une stratégie visant à maintenir la série James Bond en phase avec les grandes tendances du cinéma grand public de la fin des années 1970. (Source : Cinéma Scholars, 2024)
Intrigue et principaux enjeux dramatiques
Le récit s’ouvre sur le vol en plein ciel d’une navette Moonraker, propriété de Drax Industries, lors de son transport sur un Boeing, incident qui motive la mission confiée à James Bond par le MI6. (Source : IMDb, 2022 ; Wikipédia, 2006) L’enquête conduit l’agent en Californie, au siège de la société de Hugo Drax, où il rencontre la scientifique et astronaute Holly Goodhead, officiellement affiliée à la NASA mais engagée dans une coopération complexe avec Drax. (Source : Wikipédia, 2006) Bond y découvre les premiers signes d’un complot, notamment des installations de lancement et des éléments de technologie spatiale destinés à une flotte de navettes en apparence redondantes. (Source : Wikipédia, 2006)
Au fil de l’investigation, qui passe par Venise puis Rio de Janeiro, Bond met au jour le projet de Drax : répandre sur Terre un gaz mortel contenu dans des globes dissimulés à bord des navettes, afin d’éliminer l’humanité et de rep peupler la planète avec une sélection d’individus réunis sur une station spatiale en orbite. (Source : Wikipédia, 2006) La présence du personnage de Jaws, déjà apparu dans The Spy Who Loved Me, introduit un élément de continuité dans la franchise, sa trajectoire évoluant d’adversaire brutal à allié ponctuel de Bond lors du dénouement. (Source : Wikipédia, 2006) Le climax se déroule dans l’espace, avec une bataille entre les forces de Drax et un détachement de marines embarqués à bord d’une navette, puis la destruction des globes toxiques par Bond et Goodhead grâce à un engin armé de lasers. (Source : Wikipédia, 2006)
Distribution artistique et technique
Roger Moore interprète à nouveau James Bond, consolidant une incarnation du personnage marquée par un mélange de distance ironique et de sophistication, propre à sa période dans la saga. (Source : IMDb, 2022 ; AlloCiné, 2019) Face à lui, Michael Lonsdale campe Hugo Drax, un industriel cosmopolite aux allures de mécène, dont le projet d’« épuration » de l’humanité se déploie dans un registre froid et posé. (Source : AlloCiné, 2019 ; Wikipédia, 2006) Lois Chiles joue le rôle de Holly Goodhead, à la fois médecin, spécialiste de l’astronautique et agent de la CIA, apportant un contrepoint professionnel à Bond et s’inscrivant dans la continuité des partenaires féminines de l’agent au sein de la série. (Source : IMDb, 2022 ; Wikipédia, 2006)
Le casting comprend également Corinne Cléry dans le rôle de Corinne Dufour, pilote personnelle de Drax, ainsi que l’acteur Richard Kiel, qui reprend le personnage de Jaws, homme de main identifiable à sa denture métallique. (Source : Wikipédia, 2006 ; AlloCiné, 2019) Plusieurs comédiens français, dont Jean-Pierre Castaldi, Georges Beller et Michael Lonsdale, figurent au générique, ce qui reflète le fort ancrage de la production en France à cette période. (Source : AlloCiné, 2026 ; AlloCiné, 2019) Sur le plan technique, la musique est composée par John Barry, figure récurrente de la franchise, tandis que Shirley Bassey interprète la chanson-titre, marquant sa troisième participation vocale à un film James Bond après Goldfinger et Diamonds Are Forever. (Source : AlloCiné, 2019 ; Wikipédia, 2006)
Tournage, décors et effets spéciaux
La production de Moonraker débute officiellement le 14 août 1978, avec un tournage réparti entre plusieurs pays, conséquence directe de choix fiscaux et logistiques. (Source : Wikipédia, 2006) En raison d’une fiscalité jugée défavorable au Royaume-Uni, les producteurs déplacent l’essentiel du tournage des traditionnels studios de Pinewood vers les studios d’Épinay et de Boulogne-Billancourt en France, où sont construits des décors d’envergure. (Source : 007.info, s.d. ; Cinéma Scholars, 2024) Les décors conçus par le chef décorateur Ken Adam comprennent notamment la base de Drax et la station spatiale, et sont présentés comme les plus vastes jamais réalisés à cette époque dans un studio français, nécessitant environ 222 000 heures de travail cumulées. (Source : Wikipédia, 2006)
Des séquences sont également tournées en décors naturels à Venise, en Californie et à Rio de Janeiro, ce qui renforce la dimension internationale du récit et maintient une signature visuelle caractéristique de la franchise. (Source : Cinéma Scholars, 2024 ; Wikipédia, 2006) Les effets spéciaux supervisés par Derek Meddings reposent largement sur des maquettes et des prises de vues multiples, certaines images spatiales cumulant plusieurs dizaines de superpositions sur une même portion de pellicule. (Source : Cinéma Scholars, 2024) Pour la destruction de la station, l’équipe recourt à des techniques physiques, notamment l’utilisation de fusils pour fragmenter les maquettes, créant des explosions visuelles adaptées au format cinématographique de l’époque. (Source : Cinéma Scholars, 2024)
Sortie en salles et résultats commerciaux
Moonraker est présenté en avant-première le 26 juin 1979 à l’Odeon Leicester Square de Londres, où il réalise un record de recettes hebdomadaires pour cette salle avec 67 139 livres sterling. (Source : Wikipédia, 2006) Trois jours plus tard, le film sort en distribution plus large aux États-Unis, avec 788 salles et environ 900 copies, constituant alors le plus large déploiement de United Artists. (Source : Wikipédia, 2006 ; Box Office Mojo, 2010) D’après les données de Box Office Mojo, le long métrage rapporte environ 70,3 millions de dollars sur le marché nord-américain, pour un cumul mondial estimé à 210,3 millions de dollars. (Source : Box Office Mojo, 2010 ; IMDb, 2022)
En France, le film attire près de 3,3 millions de spectateurs en salles, confirmant l’ancrage populaire de la franchise auprès du public hexagonal à la fin des années 1970. (Source : AlloCiné, 2026) Au Royaume-Uni, les recettes atteignent environ 10,7 millions de livres, ce qui en fait l’un des succès nationaux de la série à cette période. (Source : Wikipédia, 2006) Ces résultats positionnent Moonraker comme le plus grand succès commercial d’United Artists au moment de sa sortie, dépassant les performances de The Spy Who Loved Me dans la même franchise. (Source : Wikipédia, 2006)
Accueil critique et postérité
Lors de sa sortie, Moonraker reçoit un accueil critique contrasté, oscillant entre appréciation de la dimension spectaculaire et réserves face à l’orientation jugée très fantaisiste du récit. (Source : Wikipédia, 2006) Sur l’agrégateur Rotten Tomatoes, le film affiche un taux d’approbation de 59% pour 57 critiques, avec une note moyenne de 5,5 sur 10 et un consensus évoquant une intrigue jugée « ludique » mais « farfelue », compensée par des gadgets et des décors remarqués. (Source : Wikipédia, 2006) Metacritic lui attribue un score de 66% sur la base de 13 critiques, ce qui traduit un accueil globalement mitigé mais plutôt favorable dans la presse de l’époque. (Source : Wikipédia, 2006)
Certains commentateurs et documents rétrospectifs, y compris au sein de la production, évoquent un sentiment d’« excès » dans l’usage de l’imaginaire spatial, tout en reconnaissant l’efficacité commerciale de cette orientation. (Source : Wikipédia, 2006 ; 007.info, s.d.) Le film demeure cependant identifié comme un jalon important de la période Roger Moore, en raison de son ancrage dans le contexte post-Star Wars et de sa place dans l’évolution des effets spéciaux de la saga. (Source : Cinéma Scholars, 2024) Ces éléments contribuent à inscrire Moonraker dans la mémoire de la série James Bond comme l’un des épisodes les plus associés à la science-fiction et à l’iconographie de la conquête spatiale de la fin des années 1970. (Source : Wikipédia, 2006 ; Cinéma Scholars, 2024)
Critique sur Moonraker
Où regarder en streaming Moonraker
Moonraker est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home et Orange VOD et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Pathé Home et Orange VOD. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Moonraker figurent James Bond, interprété par Roger Moore, Dr. Holly Goodhead, interprété par Lois Chiles et Hugo Drax, interprété par Michael Lonsdale. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.



























