Chuck Roberson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Chuck Roberson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
140
œuvres recensées
138 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1946
- Dernière année recensée
- 1978
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1947, John Wayne le choisit pour être sa doublure dans « L’Ange et le Mauvais Garçon ». Chuck Roberson a alors 27 ans, après une entrée dans le cinéma commencée sur un tournage de 1939 puis un passage à la Republic Pictures en 1946. Il avance dès lors dans les marges actives du western américain, avec des apparitions brèves et un métier de cascadeur qui finit par compter autant que les rôles attribués.
Chuck Roberson et John Wayne
Né le 10 mai 1919 près de Shannon, au Texas, Charles Hugh Roberson devient vite l’un des noms liés à l’entourage de John Wayne. La relation professionnelle s’installe avec « L’Ange et le Mauvais Garçon » en 1947 et court jusqu’à « Le Dernier des géants » en 1976, soit 31 films où il tient le rôle de doublure de Wayne. Entre ces deux bornes figurent « Rio Grande » de John Ford en 1950, « Rio Bravo » d’Howard Hawks en 1959, « Les Quatre Fils de Katie Elder » d’Henry Hathaway en 1965 et « Les Bérets verts », coréalisé par Wayne en 1968.
Le lien ne se limite pas aux grands titres du western. Il apparaît avec Wayne dans un épisode de La Grande Caravane, « The Colter Craven Story », réalisé par John Ford et diffusé en 1960. Sur plusieurs tournages, Roberson travaille dans les scènes d’action puis glisse aussi devant l’objectif dans de petits rôles, souvent sans crédit. « Le Grand McLintock » en 1963 le réunit encore à Wayne, au milieu d’un tournage où la frontière entre doublure, cascade et présence à l’écran reste poreuse.
Cascade et seconde équipe
Une première expérience sur un film sorti en 1939 ouvre sa route dans l’action pure. En 1946, la Republic Pictures l’emploie sur son deuxième film, et le travail de cascadeur prend une place décisive. Roberson participe à 131 films comme cascadeur, dont de nombreux westerns, souvent à cheval, ce qui le mène vers des productions dirigées par John Ford, Anthony Mann, William Wyler, John Huston ou Robert Aldrich.
Parmi ses interventions repérables figurent « La Prisonnière du désert » de John Ford en 1956, où il intervient à la fois comme cascadeur et dans un petit rôle de Ranger at Wedding, « Rio Bravo » en 1959, « Les Désaxés » de John Huston en 1961, « La Conquête de l’Ouest » la même année et « Spartacus » en 1960. Il travaille aussi comme responsable de seconde équipe sur deux films, « Les Cent Fusils » de Tom Gries en 1969 et « Le Secret de la planète des singes » de Ted Post en 1970.
Cette activité s’étend jusqu’à « Appel d’urgence » de Steve De Jarnatt, sorti en 1988, l’année de sa mort. Elle traverse plusieurs configurations du cinéma de studio, des tournages de western aux films d’aventure et aux superproductions historiques, sans quitter les métiers les plus exposés aux cascades et aux doublures.
Des petits rôles aux westerns télévisés
Le nom de Roberson revient fréquemment dans des rôles brefs, parfois non crédités, au milieu des productions où il assure aussi les cascades. Il joue par exemple un barfly dans « La Blonde du Far-West » de 1953, un gunman dans « Rio Bravo » de 1959, un henchman dans « L’Homme qui tua Liberty Valance » de 1962 et un officer dans « La Conquête de l’Ouest ». Il tient aussi un rôle nommé, Junior, dans « Wagon Train » en 1957, puis Todd Gunder dans « The Lone Ranger » en 1949.
La télévision lui donne une présence régulière entre 1949 et 1971. Il intervient dans 37 séries et un téléfilm, surtout dans des récits de western. « Texas John Slaughter » le mobilise sur 3 épisodes entre 1958 et 1959, « Gunsmoke » sur 4 épisodes entre 1959 et 1964, « Daniel Boone » sur 6 épisodes de 1964 à 1967. Il joue aussi dans un épisode de La Grande Caravane en 1960, toujours sous la direction de John Ford.
Une filmographie de l’ombre
Roberson apparaît dans 98 films comme acteur, avec des interventions qui s’échelonnent de 1946 à 1974. La plupart le montrent dans des fragments de récit où sa fonction première reste liée à l’action. Il travaille par exemple dans « Fugitive at Large » de 1939, « J’ai tué Jesse James » de Samuel Fuller en 1949, « L’Appât » d’Anthony Mann en 1953 et « Le Conquérant » de Dick Powell en 1956.
Quelques titres ressortent par la densité des collaborations. « La Gloire et la Peur » de Lewis Milestone en 1959 mêle présence à l’écran et coordination des cascades. « Shock Corridor » de Samuel Fuller, en 1963, le sort des décors du western pour un registre plus resserré. « Cat Ballou » d’Elliot Silverstein en 1965 et « Les Yeux bandés » de Philip Dunne la même année prolongent cette circulation entre action, second plan et silhouettes fonctionnelles.
Son autobiographie, publiée en 1980, revient sur cette vie de doublure de John Wayne. Chuck Roberson meurt le 8 juin 1988 à Bakersfield, en Californie, après une activité dont l’axe principal reste la cascade, mais où l’acteur a laissé, dans des fragments nombreux, une empreinte discrète et continue.
Films et séries avec Chuck Roberson
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