“C'est le grand avec les deux grands !”
« El Dorado » est un western américain réalisé et produit par Howard Hawks, tourné pour le studio Paramount Pictures, avec une durée de 126 minutes. (Source : Wikipédia, 2024) Le scénario est signé Leigh Brackett, qui s’inspire librement du roman « The Stars in Their Courses » de l’écrivain Harry Brown, ce qui ancre le film dans une tradition de westerns fondés sur des œuvres littéraires mais en prenant des libertés importantes avec la trame originale. (Source : Wikipédia, 2024) Le tournage intervient à un moment avancé de la carrière de Hawks, plus de quinze ans après « Rio Bravo » dont « El Dorado » constitue une variation thématique assumée autour de la figure du shérif assiégé et du groupe de défenseurs réunis dans une petite ville de l’Ouest. (Source : L’Œil sur l’écran, 2014 ; Wikipédia, 2024) Bien que le film soit daté de 1966, sa sortie commerciale est échelonnée : il est d’abord présenté au Japon le 17 décembre 1966, avant d’être distribué aux États-Unis à partir du 7 juin 1967, ce décalage étant lié à la stratégie de Paramount qui souhaite éviter la concurrence interne avec d’autres productions de western portées par des têtes d’affiche comme Steve McQueen. (Source : Wikipédia, 2024)
Intrigue et enjeux dramatiques
L’intrigue s’ouvre sur l’arrivée de Cole Thornton à El Dorado, engagé par le propriétaire Bart Jason pour intervenir dans un conflit qui l’oppose à la famille McDonald, installée sur des terres convoitées pour leurs ressources en eau. (Source : Wikipédia, 2024 ; AlloCiné, 2024) Sur place, Thornton retrouve le shérif J. P. Harrah, ancien compagnon d’armes devenu garant de l’ordre dans la ville, qui lui révèle la véritable nature du conflit et le place face à un dilemme moral, entre loyauté personnelle et contrat professionnel. (Source : Wikipédia, 2024) Thornton renonce à la mission et tente de désamorcer la situation, mais il est blessé lors d’un affrontement qui laissera des séquelles physiques et contribuera à modifier sa manière d’agir au fil du récit. (Source : Wikipédia, 2024) Quelques mois plus tard, il revient à El Dorado et découvre qu’Harrah, miné par un chagrin sentimental, a sombré dans l’alcool, ce qui affaiblit la position de la loi face aux hommes de main de Jason et fait reposer la défense de la ville sur un groupe hétéroclite de tireurs et d’alliés improvisés. (Source : Wikipédia, 2024 ; IMDb, 2024)
Distribution artistique et caractérisation des personnages
Le film réunit en tête d’affiche John Wayne, qui incarne Cole Thornton, mercenaire expérimenté et figure de professionnel du revolver, et Robert Mitchum, qui interprète le shérif J. P. Harrah, ancien ami du protagoniste et représentant d’une autorité fragilisée. (Source : Wikipédia, 2024 ; IMDb, 2024) James Caan complète ce trio central dans le rôle de Mississippi, jeune homme marqué par un drame personnel qui s’associe à Thornton et Harrah, tandis que Charlene Holt tient le rôle de Maudie, figure féminine liée à l’univers du saloon et au passé des protagonistes. (Source : Wikipédia, 2024 ; SensCritique, 2014) Arthur Hunnicutt campe Bull, éclaireur vieillissant et compagnon de route, qui apporte une dimension de mémoire de l’Ouest au sein du groupe, alors que Michele Carey apparaît dans le rôle de Joey, jeune femme issue de la famille McDonald, impliquée malgré elle dans la spirale de violence déclenchée par le conflit foncier. (Source : Wikipédia, 2024) Bart Jason, le propriétaire terrien qui engage Thornton, est interprété par Edward Asner, dont le personnage incarne la pression économique exercée sur les petits ranchers, tandis que R. G. Armstrong et Christopher George figurent parmi les rôles secondaires associés aux rivalités locales et aux hommes de main. (Source : Wikipédia, 2024)
Équipe technique, musique et esthétique du western
La mise en scène de Howard Hawks repose sur une direction d’acteurs orientée vers la sobriété des gestes et la clarté des rapports de forces, dans la continuité de ses précédents westerns. (Source : L’Œil sur l’écran, 2014 ; Wikipédia, 2024) Le scénario de Leigh Brackett organise le récit autour de l’espace urbain de la petite ville et des environs immédiats, en multipliant les scènes à l’intérieur du saloon, du bureau du shérif et des ranchs, ce qui permet de suivre l’évolution des alliances et la préparation des confrontations. (Source : Wikipédia, 2024) La musique est signée Nelson Riddle, compositeur déjà associé à de nombreuses productions hollywoodiennes, dont la partition accompagne les moments de tension et les temps d’attente, tout en s’inscrivant dans une tradition orchestrale du western classique. (Source : Wikipédia, 2024) Visuellement, le film exploite les décors de tournage d’Old Tucson en Arizona, lieu fréquemment utilisé pour les westerns américains, et propose une représentation de l’Ouest où la topographie de la ville, du désert et des ranchs structure la progression dramatique. (Source : IMDb, 2024) Par ailleurs, la photographie met en valeur les confrontations nocturnes et les situations d’encerclement qui renvoient à des motifs déjà présents dans « Rio Bravo », tout en intégrant des éléments liés à l’âge et à la vulnérabilité des protagonistes. (Source : L’Œil sur l’écran, 2014)
Diffusion, réception et place dans la filmographie de Hawks
« El Dorado » est distribué au milieu des années 1960, à une période où le western classique coexiste avec des formes plus violentes et plus désenchantées du genre, notamment celles qui émergent en Europe et modifient le paysage du cinéma de l’Ouest. (Source : L’Œil sur l’écran, 2014 ; Wikipédia, 2024) Le film connaît un succès commercial, avec des recettes estimées à 12 millions de dollars pour des « rentals » nord-américains atteignant environ 5,95 millions de dollars, ce qui confirme l’attractivité persistante de John Wayne et de Robert Mitchum auprès du public. (Source : Wikipédia, 2024) Il est présenté en compétition au Festival international du film de Saint-Sébastien, où il obtient une nomination au Golden Seashell en 1967, et il figure également parmi les films étrangers distingués par l’Association des critiques de cinéma de Turquie à la fin de la décennie. (Source : IMDb, 2025) Sur le plan critique, le long métrage recueille au fil du temps une appréciation largement favorable, comme en témoigne un taux d’approbation de 96% sur le site agrégateur Rotten Tomatoes, fondé sur plusieurs dizaines de critiques recensées. (Source : Rotten Tomatoes, 2024) Cette même année, et dans les décennies suivantes, la place du film est souvent discutée dans la filmographie de Hawks comme l’une des dernières variations du cinéaste sur le western de siège et sur la notion de solidarité entre professionnels confrontés à une menace extérieure. (Source : L’Œil sur l’écran, 2014 ; Wikipédia, 2024)
Thèmes, motifs récurrents et héritage cinématographique
Les thèmes abordés par « El Dorado » s’inscrivent dans une continuité avec les motifs récurrents de Howard Hawks : loyauté entre hommes de métier, valeur du groupe face au danger et tension entre fragilité individuelle et responsabilité collective. (Source : L’Œil sur l’écran, 2014 ; Wikipédia, 2024) Le personnage de J. P. Harrah, shérif affaibli par l’alcool, introduit une dimension de défaillance au cœur de la figure d’autorité, tandis que le handicap physique de Thornton, consécutif à une blessure, met en avant la vulnérabilité d’un tireur réputé invincible. (Source : Wikipédia, 2024) En parallèle, la présence de figures plus jeunes comme Mississippi et Joey souligne le glissement générationnel qui traverse le western à cette époque, alors que le genre commence à intégrer des personnages marqués par le doute, le traumatisme ou un rapport moins triomphant à la violence. (Source : Wikipédia, 2024 ; IMDb, 2024) À long terme, le film est régulièrement cité dans les études consacrées à l’œuvre de Hawks comme un prolongement de « Rio Bravo » et comme un jalon de la fin de la période classique du western hollywoodien, tout en continuant d’être montré et édité dans des cycles, rétrospectives et éditions vidéos qui en maintiennent la présence dans la culture cinéphile. (Source : L’Œil sur l’écran, 2014 ; Wikipédia, 2024)
Critique sur El Dorado
Où regarder en streaming El Dorado
El Dorado est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Pathé Home, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de El Dorado figurent Cole Thornton, interprété par John Wayne, Sheriff J.P. Harrah, interprété par Robert Mitchum et Mississippi, interprété par James Caan. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.


























