Sol Gorss: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sol Gorss en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
172
œuvres recensées
169 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1931
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1956, « L'Ultime Razzia » place Sol Gorss dans un film de Stanley Kubrick, où son nom apparaît au générique parmi ceux d’un polar sec et tendu. Né le 22 mars 1908 à Cincinnati, dans l’Ohio, mort le 10 septembre 1966 à Los Angeles, il travaille sous plusieurs noms, de Saul Goras à Saul Gross, dans une filmographie qui passe des studios classiques aux superproductions des années 1960.
Des débuts au cinéma d’action
En 1936, « Le Fauve » de Louis King ouvre la chronologie publique de ses apparitions. Le film l’installe dans un espace où la présence compte autant que la parole, avec des emplois brefs, souvent sans crédit visible à l’écran. Cette entrée dans les années 1930 s’accompagne d’autres passages chez des cinéastes de premier plan, de Raoul Walsh à William Keighley, dans des titres comme « Une femme dangereuse » en 1940, « La Charge fantastique » en 1941 et « L'Homme qui vint dîner » en 1942.
Les années 1940 le conduisent vers des productions où l’action domine la circulation des corps. « The Phantom » de B. Reeves Eason en 1943, puis « Femme aimée est toujours jolie » de Vincent Sherman et « Arsenic et Vieilles Dentelles » de Frank Capra en 1944, le placent dans des ensembles très différents, du mélodrame à la comédie noire. Dans « Les Trois Mousquetaires » de George Sidney, en 1948, sa présence s’inscrit encore dans une mécanique de studio où les seconds rôles et les silhouettes structurent le récit sans chercher à attirer la lumière sur eux.
Kubrick, Huston, les grands plateaux
En 1950, « Quand la ville dort » de John Huston le retrouve dans un film au dessin minutieux, avant une série de participations qui l’installent dans des productions de plus en plus visibles. « L'Ultime Razzia » en 1956 l’unit à Stanley Kubrick, année où il apparaît aussi dans des travaux de genre et des productions de studio. Cette même année, il figure au générique de « Around the World in Eighty Days » pour des stunts, ce qui l’inscrit du côté des exécutants physiques autant que du jeu. La même période l’amène vers « Alcoa Theatre » en 1957, puis vers « The Deputy » en 1959, où il tient le rôle de Steward.
En 1959 encore, « L'homme aux colts d'or » lui donne le rôle de Bob Nicholson, tandis que « Spartacus » en 1960 le retrouve dans un emploi de Slave Leader, sans crédit visible. Ce film de Kubrick, vaste machine de studio, le place dans une distribution où chaque apparition participe à la tension collective. « Le Grand Sam », la même année, prolonge cette présence dans le cinéma d’aventure, avec Henry Hathaway à la mise en scène.
Les années 1960 et les productions à grand format
En 1962, « La Conquête de l'Ouest » le mobilise sur deux plans, comme acteur et pour des stunts. Le western à plusieurs cinéastes lui offre une place dans un dispositif spectaculaire où la circulation des corps reste capitale. La même année, ce titre marque un sommet de visibilité dans sa filmographie, au milieu d’un ensemble de rôles brefs mais précis, souvent associés à l’action ou à la foule.
En 1963, « Bons baisers de Russie » le voit intervenir pour des stunts, puis « Deu a Louca no Mundo » poursuit cette présence du côté du travail physique. « La Grande Course autour du monde » en 1965 le place encore dans une vaste entreprise de divertissement, cette fois comme Saloon Brawler. En 1966, « Batman » lui attribue le rôle d’un Guard, une dernière apparition connue dans un film qui transforme le décor en machine à cadence rapide.
Un métier tenu par l’ombre et l’adresse
Les variantes de son nom, de Saul Gorss à Saul Gross, disent une circulation professionnelle où l’identité à l’écran se module selon les productions. Le fait de revenir d’un film à l’autre dans des emplois de steward, de garde, de pirate fluvial ou de leader d’esclaves dessine une présence utile aux récits collectifs, sans ostentation. Sa place dans les stunts ajoute une autre ligne à cette activité, liée au geste et au risque plutôt qu’au seul dialogue.
La variété des réalisateurs rencontrés, de Frank Capra à Blake Edwards, de John Huston à Stanley Kubrick, situe Sol Gorss dans le cœur industriel d’Hollywood. Il traverse les décennies sans appartenir à un seul genre ni à une seule maison de production, mais son nom revient dans des œuvres dont le poids repose sur l’efficacité des présences secondaires. Mort en 1966 à l’âge de 58 ans, il laisse une suite d’apparitions qui dessinent la figure d’un professionnel des plateaux, repérable dans le mouvement même des scènes.
- 1936: « Le Fauve » de Louis King
- 1940: « Une femme dangereuse » de Raoul Walsh
- 1941: « La Charge fantastique » de Raoul Walsh
- 1942: « L'Homme qui vint dîner » de William Keighley
- 1943: « The Phantom » de B. Reeves Eason
- 1944: « Femme aimée est toujours jolie » de Vincent Sherman
- 1944: « Arsenic et Vieilles Dentelles » de Frank Capra
- 1948: « Les Trois Mousquetaires » de George Sidney
- 1950: « Quand la ville dort » de John Huston
- 1956: « L'Ultime Razzia » de Stanley Kubrick
- 1959: « The Deputy » de David Rose, rôle de Steward
- 1959: « L'homme aux colts d'or », rôle de Bob Nicholson
- 1960: « Spartacus » de Stanley Kubrick
- 1962: « La Conquête de l'Ouest » de Henry Hathaway, John Ford et George Marshall
- 1963: « Bons baisers de Russie »
- 1965: « La Grande Course autour du monde » de Blake Edwards
- 1966: « Batman » de Leslie H. Martinson
Films et séries avec Sol Gorss
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Galerie photos de Sol Gorss
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