Paul Panzer: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Paul Panzer en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
223
œuvres recensées
223 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1905
- Dernière année recensée
- 1951
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1943, Paul Panzer apparaît dans « Casablanca », crédité parmi les serveurs du café de Rick. Né le 3 novembre 1872 à Wurtzbourg, en Bavière, il traverse plus de 40 ans de cinéma, avec des apparitions qui vont du muet aux productions américaines des années 1950. Il meurt le 16 août 1958.
Des débuts dans le muet américain
1905 fixe l’entrée de Paul Panzer dans le cinéma avec « Escape from Sing Sing » et « A Gentleman of France ». Le second, signé James Stuart Blackton, le montre dans le rôle de Monsieur Beaucaire. L’année suivante, il joue dans « Getting Evidence » d’Edwin S. Porter puis dans « And the Villain Still Pursued Her; or, The Author's Dream », encore sous la direction de Blackton.
Les années 1907 et 1908 l’installent dans un répertoire nourri par les récits littéraires et les saynètes à effets. Il figure dans « The Haunted Hotel », « Francesca da Rimini », « Othello », « Macbeth » et « Roméo et Juliette ». Ces titres circulent entre plusieurs metteurs en scène, dont Blackton et William V. Ranous, signe d’une présence régulière dans les productions du moment.
À cette époque, Panzer apparaît aussi dans « The Thieving Hand », « Princess Nicotine or The Smoke Fairy » et « Launcelot and Elaine ». La liste dessine un acteur sollicité par des formats courts, des tournages rapides et des partitions souvent réduites à une fonction précise dans l’action.
Années 1910, rôles de composition et passage à la réalisation
En 1911 et 1912, Paul Panzer se retrouve dans « Monte Cristo », « Billy's Marriage », « A Convict's Heart », « The Fatal Posing » et « A Nation's Peril ». Dans ce dernier, il interprète le Comte Cyril Mikailberg, rôle nommé qui tranche avec la masse des emplois sans précision attachés à ses autres apparitions. La même période l’associe à « The Arrowmaker's Daughter », « The Desperado » et « The Sheriff's Brother ».
1912 marque aussi son unique réalisation connue, « The Life of Buffalo Bill ». Le titre le place, le temps d’un film, de l’autre côté de la production. La suite immédiate le ramène devant la caméra, dans « Sing Lee and the Bad Man », « The Lure of the Footlights » et « A Stern Destiny », puis dans plusieurs courts métrages de 1913 et 1914 comme « The Cowboy and the Baby », « A White Rose », « The Governor's Double » et « In the Mesh of Her Hair ».
La série « The Perils of Pauline », en 1914, le réunit à Louis J. Gasnier et Donald MacKenzie. Il y tient les rôles de Koerner et Raymond Owen. Le format en épisodes lui offre une visibilité plus étirée, au sein d’un cinéma populaire alors dominé par les serials et les intrigues à rebondissements.
La maturité des années 1920 et 1930
1926 le voit dans « Siberia », où il tient le rôle de Commandant. Les années qui suivent le maintiennent dans des emplois secondaires, souvent non nommés, mais répartis dans des productions très diverses. Il apparaît dans « Police Court » en 1932, puis dans « Capitaine Blood » en 1935, où il figure parmi les pirates.
1936 et 1937 le retrouvent dans « Le mort qui marche » et « Le Dernier Round ». Le premier le place dans une salle d’audience, le second au bord du ring, lors du troisième combat. Panzer y circule comme un visage de passage, assigné à des espaces précis plutôt qu’à des personnages développés.
Dans ces mêmes années, il figure encore dans « Ville conquise » en 1940 et « La Lettre » la même année, puis dans « Convoi vers la Russie » en 1943. Les décors changent, les rôles restent brefs. L’acteur traverse les genres et les studios sans quitter des emplois d’appoint, parfois à peine signalés au générique.
Les années 1940 et le dernier écran
1940 et 1943 concentrent plusieurs de ses apparitions les plus connues. Dans « La Lettre », il est spectateur du procès. Dans « Casablanca », il tient la place d’un serveur chez Rick. Dans « Convoi vers la Russie », il passe parmi les marins. Le même type de présence se retrouve dans « Ville conquise », où il observe un concours de danse.
La décennie suivante le mène encore à « Storm Warning » et « L'Inconnu du Nord-Express » en 1951. Dans le premier, il est préposé au local à bagages; dans le second, un passant autour du manège. Ces passages tardifs attestent une activité prolongée jusque dans les années d’après-guerre, sans modification apparente de son régime de jeu ou de ses emplois.
La dernière année attestée dans sa filmographie est 1952. Paul Panzer meurt six ans plus tard, le 16 août 1958, à Los Angeles, après une présence continue dans le cinéma américain depuis le milieu des années 1900. Son nom reste attaché à cet immense corps de rôles brefs, parfois identifiés, souvent laissés dans le cadre d’une scène ou d’un plan.
Filmographie sélective
- 1905: « Escape from Sing Sing »
- 1905: « A Gentleman of France »
- 1906: « Getting Evidence »
- 1908: « Macbeth »
- 1912: « A Nation's Peril »
- 1912: « The Life of Buffalo Bill »
- 1914: « The Perils of Pauline »
- 1926: « Siberia »
- 1932: « Police Court »
- 1935: « Capitaine Blood »
- 1940: « La Lettre »
- 1943: « Casablanca »
- 1951: « Storm Warning »
- 1951: « L'Inconnu du Nord-Express »
Films et séries avec Paul Panzer
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