Claude Carliez: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Claude Carliez en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
51
œuvres recensées
47 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1956
- Dernière année recensée
- 2011
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 10 janvier 1925 à Nancy, Claude Carliez se forme d’abord comme maître d’armes, discipline qui constitue le socle de sa future activité dans le cinéma et les arts du spectacle (Source : Wikipédia, consulté 2026). Après la Seconde Guerre mondiale, il exerce l’escrime et l’éducation physique au Luxembourg pendant plusieurs années, avant de revenir à Paris au début des années 1950, où il se rapproche des milieux artistiques et sportifs liés au spectacle (Source : Wikipédia, consulté 2026). En 1953, l’un de ses maîtres, l’escrimeur André Gardère, le recommande pour le tournage de « Lucrèce Borgia » de Christian-Jaque, sur lequel il intervient comme spécialiste des combats, première expérience qui l’introduit durablement sur les plateaux (Source : Wikipédia, consulté 2026). Dès lors, il met son savoir-faire au service des productions de cape et d’épée, adaptant ses techniques d’armes à la grammaire du cadre et à la mise en scène, dans un contexte où la demande pour des chorégraphies de duels cinématographiques s’intensifie (Source : Wikipédia, consulté 2026). Cette insertion progressive dans l’industrie audiovisuelle fait de lui un interlocuteur privilégié des réalisateurs pour tout ce qui touche à l’escrime et aux scènes d’action réglées, à une époque où les métiers de cascadeur et de coordinateur de combats se structurent en France (Source : Wikipédia, consulté 2026).
Constitution d’une équipe et affirmation comme coordinateur de combats
Au milieu des années 1950, après plusieurs expériences ponctuelles, Claude Carliez commence à intervenir de manière régulière sur des films populaires, notamment « Cadet Rousselle » et « Le Fils de Caroline Chérie », tous deux sortis en 1954, où il conçoit et exécute des scènes de duel qui renforcent la dimension spectaculaire de ces productions historiques (Source : Cineartistes, 2008). À la fin de cette décennie, il décide de structurer son activité en formant une équipe de cascadeurs et d’escrimeurs, réunissant notamment Guy Delorme, Raoul Billerey, Antoine Baud, Yvan Chiffre et Lionel Vitrant, ce qui lui permet de répondre à des projets de plus grande ampleur et de standardiser une méthode de travail autour de la sécurité et de la précision des gestes (Source : Cineartistes, 2008). Parallèlement, il développe une expertise de coordinateur de combats, fonction qui l’amène à concevoir des dispositifs de cascades complexes et à superviser l’ensemble des séquences d’action sur un tournage, de la préparation technique à l’exécution devant la caméra (Source : Wikipédia, consulté 2026). Cette montée en puissance se fait en lien étroit avec les réalisateurs de films d’aventures et de comédies d’action, qui s’appuient sur sa capacité à traduire les intentions de mise en scène en chorégraphies lisibles à l’écran (Source : Wikipédia, consulté 2026). Dans ce contexte, son nom commence à circuler au-delà du seul milieu de l’escrime artistique, comme celui d’un professionnel identifié pour la fiabilité de ses interventions sur les plateaux français (Source : Wikipédia, consulté 2026).
Collaboration avec André Hunebelle, Gérard Oury et les séries populaires
En 1959, Claude Carliez apparaît dans le film « Le Bossu » réalisé par André Hunebelle, avec Jean Marais, long métrage de cape et d’épée dont le succès renforce sa visibilité dans le secteur et, surtout, scelle sa collaboration durable avec le cinéaste (Source : Wikipédia, consulté 2026). Séduit par son travail, Hunebelle lui confie ensuite la conception de l’ensemble des cascades du film suivant, « Le Capitan », poursuivant ainsi l’association entre un acteur emblématique du genre, Jean Marais, et un coordinateur de combats chargé de structurer les affrontements à l’écran (Source : Wikipédia, consulté 2026). Dans les années 1960, cette collaboration se prolonge avec les films de la série « OSS 117 », pour lesquels Carliez assume la coordination des scènes d’action, rôle qui le place au cœur d’une franchise d’espionnage française en plein essor (Source : AlloCiné, filmographie, consulté 2026). Il intervient également sur la trilogie « Fantômas », réalisée par André Hunebelle, où il coordonne les combats et apparaît à l’image, par exemple en gendarme dans « Fantômas contre Scotland Yard » sorti en 1966 (Source : AlloCiné, filmographie, consulté 2026). En parallèle, il travaille pour la télévision, notamment sur la série d’aventures « Thierry la Fronde », où il met en scène combats et cascades, adaptant ses méthodes aux contraintes techniques et budgétaires du petit écran (Source : Wikipédia, consulté 2026).
Travaux marquants au cinéma français
À partir du début des années 1960, Claude Carliez est sollicité sur des films d’époque et d’aventures comme « Cartouche » de Philippe de Broca (1962), pour lequel il coordonne les combats, participant à la construction d’un imaginaire spectaculaire autour de la figure du bandit interprété par Jean-Paul Belmondo (Source : AlloCiné, filmographie, consulté 2026). Il poursuit cette trajectoire en signant la coordination des combats sur « OSS 117 se déchaîne » (1963), « Banco à Bangkok pour OSS 117 » (1964) et « Atout cœur à Tokyo pour OSS 117 » (1966), inscrivant son travail dans la durée au sein de cette série (Source : AlloCiné, filmographie, consulté 2026). Dans le même temps, il encadre les cascades de la trilogie « Fantômas » réalisée entre 1964 et 1966, qui associe comédie et action et rencontre un large public en France et à l’étranger (Source : AlloCiné, filmographie, consulté 2026). Dans les années 1970, son expertise se déploie sur des productions majeures du cinéma populaire, parmi lesquelles « Peur sur la ville » d’Henri Verneuil (1975) avec Jean-Paul Belmondo, où la dimension spectaculaire des scènes d’action repose sur des dispositifs de cascades particulièrement exposés (Source : Wikipédia, consulté 2026). Il intervient également comme chorégraphe sur « L’important c’est d’aimer » d’Andrzej Żuławski (1975), confirmant sa capacité à adapter son travail à des univers de mise en scène plus dramatiques et moins purement aventureux (Source : AlloCiné, filmographie, consulté 2026).
Ouverture à l’international et participation à des franchises
Au-delà du cinéma français, Claude Carliez participe à des productions internationales, notamment en collaborant à deux films de la série James Bond, « Moonraker » (1979) et « Dangereusement vôtre » (1985), où il intervient comme cascadeur et coordinateur de scènes d’action, contribuant à des dispositifs spectaculaires dans des contextes de tournage internationaux (Source : Wikipédia, consulté 2026). Dans « Moonraker », il est crédité à la fois comme cascadeur et interprète un gondolier, illustrant la porosité entre ses fonctions de technicien et de comédien occasionnel (Source : AlloCiné, filmographie, consulté 2026). Son nom apparaît également au générique de coproductions et de films tournés en Europe, à l’image de « Valmont » de Miloš Forman, pour lequel il est associé à la préparation des scènes d’affrontement et de duel dans un cadre de reconstitution historique (Source : Wikipédia, consulté 2026). Cette présence sur des plateaux étrangers prolonge l’influence de son savoir-faire, déjà visible dans son travail sur des films de cape et d’épée français largement exportés (Source : Wikipédia, consulté 2026). Par ailleurs, il intervient sur des productions internationales où le recours à des équipes spécialisées dans la cascade européenne est recherché, en raison d’une tradition d’escrime et de combats réglés qui distingue ce vivier de professionnels (Source : Wikipédia, consulté 2026).
Activité de réalisateur et contributions spécifiques
En 1969, Claude Carliez passe à la réalisation avec le long métrage « Le Paria », produit en France et tourné notamment en Corse, qui met en scène Jean Marais et Marie-José Nat dans un récit mêlant aventure et drame (Source : Wikipédia, consulté 2026). Sur ce film, il cumule les fonctions de réalisateur et de spécialiste des scènes d’action, prolongeant sur le plan de la mise en scène des préoccupations liées au mouvement, à l’affrontement et à la gestion de l’espace, déjà présentes dans sa carrière de coordinateur de combats (Source : AlloCiné, filmographie, consulté 2026). Par la suite, il revient principalement à ses activités de cascadeur, chef cascadeur, coordinateur de combats et chorégraphe, fonctions dans lesquelles il reste régulièrement crédité jusqu’au début des années 1990, comme en attestent ses interventions sur « Le Professionnel » (1981), « La Boum 2 » (1982) ou « La Fille de d’Artagnan » (1993) (Source : AlloCiné, filmographie, consulté 2026). Il travaille également sur l’adaptation télévisée « La Juive du Château-Trompette » (1974), où il est chef cascadeur, prolongeant sa contribution au medium télévisuel (Source : AlloCiné, filmographie, consulté 2026). Cette diversité d’interventions illustre une inscription continue dans les métiers techniques de l’action filmée, avec une capacité à occuper ponctuellement la place de cinéaste tout en maintenant une pratique de terrain au sein des équipes de tournage (Source : AlloCiné, filmographie, consulté 2026).
Engagements professionnels et reconnaissance dans le milieu
Parallèlement à ses activités de plateau, Claude Carliez occupe plusieurs fonctions représentatives au sein des organisations professionnelles liées à la cascade et à l’escrime de spectacle (Source : Wikipédia, consulté 2026). De 1972 à 1984, il préside le Syndicat des cascadeurs français, structure chargée de défendre les intérêts de la profession, de participer à la définition des conditions de travail et de faire reconnaître la spécificité de ces métiers au sein de l’industrie cinématographique (Source : Wikipédia, consulté 2026). À partir de 1988, il prend la tête de l’Académie d’armes de France, dont il assure la présidence jusqu’en 2012, contribuant à la promotion de l’escrime sportive et artistique ainsi qu’à la transmission des savoirs techniques associés à cette discipline (Source : Wikipédia, consulté 2026). En tant que maître d’armes, il participe à la formation de nombreux interprètes et techniciens, en mettant en place des méthodes de préparation aux combats de scène qui tiennent compte des exigences de sécurité et des contraintes de cadrage (Source : Wikipédia, consulté 2026). Son parcours, qui s’étend sur plus de cinquante ans d’activité, est régulièrement cité dans les sources spécialisées comme un jalon important de l’histoire de la coordination de cascades et des combats réglés dans le cinéma français et international (Source : Wikipédia, consulté 2026).
Filmographie de Claude Carliez
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